Actuellement implanté sur neuf sites à Issoudun (Indre), Safran Seats n'en comprendra plus que cinq à la fin de l'année. L'unité de fabrication de sièges techniques pour le personnel navigant sera notamment rapatriée au cours de l'été sur la zone industrielle la Limoise, autour de son bâtiment amiral. Ce site, établit à quelques kilomètres de là, emploie 80 salariés qui réintègreront le site de La Limoise.
En France, le groupe s'appuie sur deux implantations industrielles, à Issoudun ainsi qu'à Saint Crépin dans l'Oise. Safran Seats dispose de six autres usines dans le monde, notamment aux Pays de Galles, en Tunisie, au Mexique et aux Etats-Unis. La division de sièges d'aéronefs de Safran emploie au total 5.000 salariés et a réalisé 15,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2021. Le groupe en salariait 7.500 en 2019 avant la crise sanitaire qui a stoppé net les vols aériens. Dans l'Indre, la contraction brutale du marché de l'aérien s'est traduite par la mise en chômage partielle de 40% des quelque 1.100 collaborateurs de l'entreprise. Les recettes de 2021 se sont quant à elles effondrées de 65% par rapport à 2019.
Dans ce contexte, la réorganisation de l'unité issoldunoise de Safran Seats poursuit deux objectifs. Il s'agit d'une part de réduire les coûts. D'autre part, le groupe compte à l'avenir optimiser ses process industriels avec la reprise de l'activité en 2022. Ses projections tablent sur une réduction du chiffre d'affaires de « seulement » 40% par rapport à 2019. Safran Seats a notamment profité du creux de 2020 et 2021 pour renouveler à 80% sa gamme de sièges, y compris les matériels réservés aux personnels navigants. Objectif : pouvoir s'adapter sur l'ensemble des modèles de Boeing et d'Airbus, les avions mono-couloir A321 et 737, et les aéronefs longs courriers A330, A350 et 777. Ce n'était plus le cas à l'époque de Zodiac Aeropsace, racheté en 2017 par Safran, selon Frédéric Rascouilles, directeur de Safran Seats France.