Financement des opérations extérieures : la mauvaise foi du gouvernement Philippe

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Le montant des opérations extérieures à financer pouvait parfaitement, en raison de la sincérité du budget initial et de la bonne gestion de Mme la ministre des armées, être pris en charge par le ministère des armées, a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe.
"Le montant des opérations extérieures à financer pouvait parfaitement, en raison de la sincérité du budget initial et de la bonne gestion de Mme la ministre des armées, être pris en charge par le ministère des armées", a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe. (Crédits : STEPHANE MAHE)
Les armées peuvent dire adieu à la solidarité interministérielle, pourtant inscrite noir sur blanc dans les deux lois de programmation militaire, l'actuelle et la future. Bercy a dégelé 272 millions d'euros dans le budget des armées mais...

Paroles, paroles, paroles... Comme le chantait Dalida, le gouvernement Philippe n'a pas tenu ses engagements en matière budgétaire pour le ministère des Armées. L'Hôtel de Brienne devra payer au-delà des provisions inscrites dans la loi de finances initiale (750 millions) le surcoût des opérations extérieures (OPEX) et des missions intérieures (MISSINT). Tout ou partie ? La loi de programmation militaire (LPM) de 2014-2019, tout comme celle votée récemment (LPM 2019-2025), prévoyait pourtant de faire appel à un mécanisme de solidarité. Interpellé y compris jusque dans les rangs de sa majorité, le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, ont rivalisé dans la mauvaise foi.

"Il était donc prévu de provisionner 650 millions d'euros pour les OPEX cette année, 850 millions d'euros en 2019 et 1,1 milliard d'euros en 2020, le reste à financer devant être pris en charge par la solidarité interministérielle. Or il a été décidé d'affecter dès cette année la quasi-totalité des dépenses des OPEX et des MISSINT - qui s'élèvent à un total de 1,37 milliard d'euros - au seul budget de la mission Défense. C'est une décision qu'à titre personnel, je regrette", a expliqué lundi soir à l'Assemblée nationale, le député LREM du Finistère, Jean-Charles Larsonneur, rapporteur pour avis dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2019.

Les armées peuvent dire adieu à la solidarité interministérielle

Selon le Premier ministre, "le montant des OPEX à financer pouvait parfaitement, en raison de la sincérité du budget initial et de la bonne gestion de Mme la ministre des armées, être pris en charge par le ministère des armées. (...) La solidarité interministérielle en matière de financement du surcoût des OPEX est un mécanisme qui était utilisé lorsque le ministère des armées ne parvenait pas à prendre en charge celui-ci, car les sommes étaient mal budgétées et le budget mal exécuté. Désormais, il est parfaitement possible d'imputer au budget des armées le surcoût des OPEX". Pourtant, selon le député Républicain François Cornut-Gentille, "il y a bien là un problème moral et pas technique, un problème de sincérité - et pas seulement budgétaire".

Les propos d'Edouard Philippe tenus mardi à l'Assemblée nationale sont également clairs pour la prochaine LPM. Le ministère des Armées devrait dire adieu à la solidarité interministérielle alors que ce mécanisme est clairement inscrit noir sur blanc dans les deux LPM (actuelle et future). Et contrairement à ce qu'affirme le Premier ministre - "pas un euro ne manque au budget de la défense" -, il manquera pourtant des crédits dans trois programmes de défense, les 146 (Equipement des forces), 212 (Soutien de la politique de la défense) et 144 (Environnement et prospective de la politique de défense) : soit respectivement 319 millions, 65 millions et 20 millions. L'annulation de crédits représente 1 % du budget de la mission Défense et 3 % des crédits du programme 146. Ce qui veut dire également que l'augmentation du budget des armées de 2018 sera moindre qu'annoncée (1,8 milliard d'euros).

Un "complément de solidarité interministériel" pour financer le surcoût des OPEX "est extrêmement important pour montrer que ce ne sont pas les armées qui décident de leurs engagements", avait pourtant indiqué en septembre 2017 le chef d'état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre.

Gérald Darmanin ne veut plus de solidarité interministérielle

"Respectera-t-on la loi, en l'espèce la loi de programmation militaire ? La réponse est oui", a assuré lundi soir Gérald Darmanin. Pour François Cornut-Gentille, c'est non : "Les deux lois de programmation militaire ont affirmé et réaffirmé le principe du financement interministériel des OPEX". "Cela fait l'effet d'un déjà-vu, quand on se rappelle les raisons du départ du général de Villiers", a noté Emmanuelle Ménard (non inscrite). "Je ne me permettrais pas de porter un jugement sur la démission du grand soldat qu'est le général Pierre de Villiers, mais nous pourrions tout de même nous accorder sur le fait que cette démission n'avait aucun rapport avec le budget de la défense", a déclaré le ministre.

"S'il y a une idée avec laquelle je suis en total désaccord, c'est celle selon laquelle c'est à la solidarité interministérielle d'assurer le financement des OPEX. C'est une règle à laquelle vous êtes peut-être tous habitués, mais qui ne contribue pas à la sincérité budgétaire", a précisé Gérald Darmanin. Le député de la Marne, Charles de Courson (Union des démocrates, radicaux et libéraux), lui a rétorqué : "On nous avait dit : ne vous inquiétez pas, lorsque nous constaterons l'insuffisance des crédits, nous ne demanderons pas au ministère de la défense de procéder à un redéploiement de crédits". "Or que se passe-t-il aujourd'hui ? On ne respecte pas ce que l'on a voté", a-t-il constaté.

"Cela a même été acté par l'article 4 de la loi de programmation militaire en cours, qui prendra fin en 2018, et aussi dans la loi de programmation militaire que nous venons d'adopter, qui couvre les années 2019 à 2025. On y affirme en effet que tout dérapage par rapport aux crédits inscrits en loi de finances initial pour les OPEX et les MISSINT ne serait pas à la charge du ministère de la défense", a-t-il ajouté.

Les vérités de Gérald Darmanin

Selon Gérald Darmanin, les provisions et les contributions internationales s'élèvent "à quelque 600 millions d'euros. C'est d'ailleurs beaucoup moins que l'année dernière : elles avaient alors atteint le milliard d'euros". A ce jour, les provisions et les contributions internationales doivent s'élever autour de 800 millions d'euros en 2018. Loin, très loin  de celles de 2017. Le ministre a affirmé que le ministère des Armées n'annulait "aucune commande". Ce qui est faux puisque 319 millions d'euros de crédits ont été annulés sur le programme 146.

"Nous prenons acte du redéploiement proposé par la ministre des armées, à hauteur de 24 millions d'euros, et nous utilisons les 155 millions d'euros non employés du titre 2 ainsi qu'une partie de la réserve de précaution, qui ne correspond pas à des commandes et qui n'est prise ni sur la paye des militaires ni sur l'armement", a précisé Gérald Darmanin.

"Ce que nous disons, c'est que la réserve de précaution est une réserve sur laquelle le ministère des armées ne compte pas lorsqu'il passe ses commandes militaires", a assuré le ministre des Comptes publics. Pour Charles de Courson, le gouvernement "procède à des redéploiements". Selon lui, "ils touchent d'abord, comme d'habitude et de façon massive, le programme Équipement des forces, à hauteur de 319 millions d'euros. Monsieur le ministre, vous n'avez pas le droit de dire ce que vous venez de dire s'agissant du non-report de commandes". Selon Charles de Courson, "le rapporteur général précise lui-même dans son rapport que ces annulations de crédits donneront lieu à un report des commandes prévues sur le prochain exercice. C'est écrit noir sur blanc !" Par ailleurs, il est à noter que l'ensemble des ministères ne peuvent pas compter sur la réserve de précaution ? Mais alors pourquoi l'inscrire dans les budgets?

Un gel en dehors de la réserve de précaution

Mardi, le ministre des Comptes publics a annoncé avoir "dégelé dès aujourd'hui, c'est-à-dire au début du mois de novembre, les 250 millions d'euros de crédits qui avaient été accordés aux armées, mais qui n'étaient pas inclus dans la réserve de précaution". Ce qui est à la fois une surprise et n'est pas. Le ministère des Armées avait annoncé le dégel de cette somme. En revanche, si l'on en croit Gérald Darmanin, le ministère des Armées a fait l'objet, en plus de la réserve de précaution, d'un gel encore inconnu jusqu'ici.

Le ministère des Armées a précisé mardi soir avoir effectivement obtenu un dégel de 272 millions d'euros. "Au total, le montant des crédits dits gelés du ministère des Armées s'élevait à 676 millions d'euros. Une première partie de ces crédits, à hauteur de 404 millions d'euros, avait été redéployée dans le cadre du PLFR. Il restait donc 272 millions d'euros de crédits budgétaires, dont le Gouvernement a décidé du dégel aujourd'hui", a expliqué le ministère dans un communiqué. Ces 272 millions d'euros permettront de financer les dépenses courantes du ministère des Armées en matière d'équipement et de fonctionnement, "autres que les surcoûts liés aux opérations extérieures (OPEX) et missions intérieures (MISSINT)", a fait remarquer l'Hôtel de Brienne.

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a écrit le 17/11/2018 à 11:07 :
pendant ces magouilles de jeunes soldats se font tuer en opérations, ce qui n'empêche pas Macron de parader sur le seul porte-avion de son gouvernement obèse et immoral.
a écrit le 16/11/2018 à 14:51 :
La grande question aujourd'hui face à ce Pouvoir est : Qui est le plus répugnant.?
a écrit le 16/11/2018 à 12:59 :
Darmanin arrivera chaque année à truander les Armées. La L.P.M concentre les crédits à la St Glinglin : crédits concentrés sur l'après quinquennat : 2023-2024 et révision de la L.P.M à la baisse en 2021. Et il affirme pouvoir ! se passer des U.S.A ( le seul des 28 Eur)
a écrit le 16/11/2018 à 12:53 :
Revenons-nous à un Gouvernement destructeur de nos Armées ? manière Jospain et Communiste Aubry 97-2002 ? Assurément il se piège et se Renie sur ses engagements écrits. Les Armées redeviennent LA variable d'ajustement Budgétaire : pas le courage ni le désir, ce Haut Fonctionnaire Enarque Macron-Philippe d'alléger le plus obsèse Mammouth étatique-bureaucratique au monde à égalité avec la République Populaire Démocratique de Corée.
a écrit le 16/11/2018 à 9:01 :
Il faut déjà commencer par expliquer à ce ministre que les militaires sont soldés et non payés. La différence se fait qu’en cas de problèmes, les militaires continueront d’etre Payer à la différence des autres fonctionnaires. En effet il s’agit d’un projet gouvernemental que d’enlever cet avantage incommensurable (je suis ironique bien sure).
Pour l’instant l’armée a et reste fidèle aux politiques. Par ailleurs le système de nomination des généraux par le politique muselle bien les grands chefs militaires.

Je pense également qu’il ne faut pas faire l’amalgame entre les ministères. Les armées se ne sont pas l’éducation nationale ou l’interieur.
De un ce sont des Hommes qui jouent leur vie pour les français et pour le confort de tous.
De deux le militaires ne demande pas à se rajouter des missions. C’est le politique qui lui en ajoute. Alors le choix se fait comment ? On arrête de fournir de l’essence aux avions ? Non ce sont les équipements de protection et autres que l’on retarde ....

Au final. Pour parler des budgets.
Si les armées payent le surcoût en totalité, les fameux 2% peuvent bien être atteint mais ce sera encore des chiffres trafiqués ou les armées vont payer plus de choses. Bientôt le financement complet du service militaire universel. Le financement des RSMA. Tout ça pour que rien ne change pour le soldat qui risque sa vie au bout de la chaîne.
Heureusement pour ces gens que les militaires n’ont pas le droit de grève.
a écrit le 16/11/2018 à 3:12 :
au moins les rentiers devront peut-être prendre plus de risques !!! oui tous ces prétendus miltiaires qui ne pensent qu'à leur we et à leur gavage comme tous les autres ponctionnaires
a écrit le 15/11/2018 à 20:17 :
Au niveau gestion cela est une très bonne chose, car le MINDEF dispose au départ d'un budget qui lui est alloué, à lui de faire avec quitte à l'augmenter y compris en cours d'année. C'est à cela que servent les lois de finances rectificatives. C'est un peu comme si le ministère de l'intérieur faisait appel aux autres ministères pour payer le plein des voitures de police !!!
a écrit le 15/11/2018 à 18:20 :
Financement de la réduction du permis de chasse.... on nous fait les poches !
Augmentation de la facture d'eau !

Aide pour les voitures : Le gouvernement a augmenté les taxes sur les carburants mais pour tenter de calmer la grogne, il a annoncé des mesures d'aides pour compenser la hausse des prix. Une véritable usine à gaz. À l'ancienne. On prend une mesure, et on crée derrière des niches complexes. Jugez plutôt : pour obtenir les 4000 euros de prime à la conversion, il faudra être non imposable ou faire partie des 20% des "ménages les plus pauvres" et rouler plus de 60 kms par jour pour aller à son travail... Pas de quoi calmer les "gilets jaunes".
a écrit le 15/11/2018 à 15:43 :
Il serait plus rapide de recenser les questions sur lesquelles l'exécutif est de bonne foi...
a écrit le 15/11/2018 à 14:22 :
Sur les 56% de dépenses-gaspill publics, meme pas de quoi consacrer 3% aux Armées ( 1.75%) " EN MEME TEMPS ", le Service Universel va gaspiller 4 Milliards d'eur/an et les Surtaxes Carbur rapporter 5.6 Milliards d'euros en plus et cumulées ! les unes sur les autres chaque année en plus, pour gaspiller toujours plus. Il est le seul des 27 à vouloir " nous protéger " sans les USA, lesquels paient munitions aux français en opex, et sans qui la France est paralysée : communications et logistiques. Depuis 1981 deux Ministres des Armées, ont su se faire respecter à Bercy, Matignon, Elysée : Michelle Alliot-Marie et Jean-Yves Le Drian ( genant, muté au Quai d'Orsay). Jusqu'en mai 1981, jamais moins de 3% aux Armées. Des centaines de milliards d'eur lui font défaut en cumul de retard. La menace est plus dispersée et diffuse que jamais. Et du budget pour les Armées profite à des milliers de PME, à la recherche avec applications civiles, à la croissance globale.
Réponse de le 15/11/2018 à 15:43 :
le Service Universel va gaspiller 4 Milliards d'eur/an
Si encore ce n'était pas en pure perte...
a écrit le 15/11/2018 à 13:53 :
Mouarf...
Seule solution : créer une taxe de solidarité aux armées.
Tu achètes sur Amazon, 0,30€ va aux armées.
Taxez nous Edouard !
a écrit le 15/11/2018 à 13:05 :
Phillipe est l'élève de Juppé? Alors, comme lui droit dans ses bottes et assume tous les mensonges sans rire à la télévision. Comme Juppé dehors et complètement dehors. Un enarque qui ne comprend rien et qui pense que ceux qui n'ont pas fait ses études sont des crétins. L'arrogance francaise comme on dit à l'étranger. Et l'UE accepte un budget aussi merdique? comment croire 5 minutes qu'il va respecter ses engagements. Plus facile de taper sur les italiens qui vont faire seulement 2,4 % de déficit au lieu des 0,8% prévus pour relancer leur pays. Phillipe doit rever à ses chiffres italiens. il aimerait y arriver. Alors il bricole avec les militaires, puis les fonctionnaires, puis les vieux sur qui on tape et on fait des cheques cadeaux pour Noel. Quelle honte. virons le et les pour incompétences notables.
a écrit le 15/11/2018 à 12:33 :
Perso je renvoie les 2 aspects dos à dos.

D'un coté, la moindre des choses est de tenir ses engagements. De l'autre la notion de "solidarité ministérielle" est pour moi un non-sens.

La mission de défense a un budget, tout comme les autres missions (santé, éducation, infrastucture...). le budget des OPEX devrait intégralement être financé en mettant l'argent nécessaire dans la mission défense.

- d'un coté, la défense devrait dès le départ avoir le budget correspondant au OPEX
- de l'autre, il ne devrait pas y avoir ensuite à déshabiller Paul pour habiller Pierre

La notion de solidarité budgétaire consiste à
- présenter un habillage sur les arbitrages budgétaire
- puis réaliser une autre répartition des fonds, mais sans le dire.

Après, tout le monde est concerné par la défense, mais rien n'est isolé : notre santé (médicale) dépend de notre prospérité économique pour la financer, qui elle même dépend de notre système d'éducation. Notre défense dépend elle même de l'économie qui permet de la finacer, et l'économie dépend aussi de l'état des infrastructures, qui elle-même dépend de la bonne santé des employés du BTP, etc...

Conclusion, si on considère que "chaque sujet est l'affaire de tous", chaque mission devrait financer toutes les autres...

La sincérité budgétaire est un argument valable. Mais cela suppose qu'il n'y ai pas une entourloupe au passage
a écrit le 15/11/2018 à 12:28 :
Plus facile de s'attaquer à la défense qu'a la baisse des dépenses publiques. Ils devraient avoir HONTE.
Réponse de le 15/11/2018 à 13:39 :
Absolument du Meme Avis.
Réponse de le 15/11/2018 à 13:39 :
Absolument du Meme Avis.
a écrit le 15/11/2018 à 12:15 :
Il faut financer les cadeaux aux gilets jaunes ainsi que l'incurie des conseillers.
les chaudières au fioul pourraient simplement passer a l'huile de colza c'est 100% neutre carbone.
8 centrales a construire pour passer les habitations qui se chauffent au fioul a l'électrique.
l'objectif est de désensibiliser la France aux importations d'hydrocarbures.
A quand tous les véhicules à essence vendus flex pour l'E85 ? ça ne coûterait rien à l'achat... Au Brésil c'est une obligation.
rouler neutre carbone ce n'est pas réservé a l'électrique.
et combien de centrales nucléaires a construire pour arriver a faire rouler tous les Français a l'électrique ?
a écrit le 15/11/2018 à 11:12 :
Bonjour !
Quand sera enfin votée et promulguée une loi de destitution possible de tout élu pris en flagrant délit de non respect de ses promesses électorales.
Un référendum d'initiative populaire s'impose car nos représentants en place ne risquent pas de scier la branche douillette sur laquelle ils sont assis.
Amitiés.
Jacques


"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire" -- Albert Einstein --
a écrit le 15/11/2018 à 11:06 :
Bonjour !

https://www.lemonde.fr/ameriques/video/2018/06/07/eruption-au-guatemala-de-nouvelles-images-montrent-l-ampleur-du-nuage-de-cendres_5311146_3222.html

Combien de volcans en activité dans le monde ? Combien de feux de forêts ?...
Cela en représente des litres de gas-oil consommés et ... des feux de cheminées !
Ce mardi midi, en roulant sur l'autoroute A 71, j'ai compté jusqu'à 17 énormes camions croisés, suivis ou doublés dans la minute.
Quant au transport aérien, voir les photos de notre ciel d'Yvelines sud prises un beau matin frais de novembre 2018.
C'est ainsi tous les matins, sauf que les traces d'échappement des réacteurs ne sont pas toujours visibles.
Alors, culpabiliser à ce point les automobilistes que l'on a incités, depuis 40 ans, à acheter "diesel" mérite bien une révolte. Mais avec le risque qu'elle soit méchamment récupérée par des forces pas tout-à-fait démocratiques ! C'est malin !!
Dommage que tous nos précédents gouvernants si respectables n'aient pas trouvé le courage de traiter cette question et tant d'autres avant cette débâcle.
Pourtant, les moyens financiers existent bien mais pas vraiment là où ils seraient le plus efficaces (voir les encours spéculatifs et les actifs dans les paradis fiscaux...)
Amitiés.
Jacques


"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire" -- Albert Einstein --
a écrit le 15/11/2018 à 10:45 :
"Il faut se méfier de tout individu dont l'instinct de punir est puissant." Nietzsche
a écrit le 15/11/2018 à 10:44 :
Ces maquis-magouillages des financements de l'armée sont connus et on les a vu venir, justement avec le tour de passe-passe sur les Opex. Mais où sont les Chefs de l'Armée, les Généraux "en charge", qui pourraient se fendre d'une intervention "carrée" auprès du caporal Macron, censé les "diriger" ? Un Président que dit urbi et orbi que notre souveraineté n'est pas la France mais l'Europe, qui monte en épingle une Défense Européenne pour une Europe, justement, non souveraine, et pas prête de l'être et qui est très atlantiste (mais il n'est pas à une contradiction près, c'est d'ailleurs sa stratégie…) comment voudriez-vous qu'il ait une politique financière cohérente pour nos Armées? Pourquoi attendre 2020 pour le (ou les, si l'on est cohérents…) porte-avions? Comment prétendre "brader" notre dissuasion nucléaire avec l'Allemagne !! Tout cela est beaucoup plus grave que l'on pense, car en fait, on ne sait rien de sa stratégie à moyen-long terme et de "qui" est derrière...
a écrit le 15/11/2018 à 10:10 :
J'invite M. CARIBOL spécialiste défense à enquêter à sur la base française d' Abou Dhabi sur les difficultés financières de nos militaires qui n'arrivent pas à faire face aux dépenses courantes, pire à la scolarité de leurs enfants. Merci si cette enquête est menée.
a écrit le 15/11/2018 à 7:38 :
Contre quels pays sommes-nous en guerre? Je désespère d'avoir une réponse, mais comme nos députés semblent trouver normal que le ministre de la défense refuse de répondre à certaines de leurs questions, je vais écrire à Jupiter. J'espère qu'il descendra de son nuage... Pardon! De son porte-avions (son Baden Baden ?)
a écrit le 14/11/2018 à 22:59 :
Je ne comprends rien à ce que veux faire ce gouvernement. Un jour on réarme et le lendemain on sucre les crédits. Une culture de défiance s’installe. Son origine est lié au libre échange, quand les dirigeants du pays ont cessé de défendre les français, fait perdre délibérément 10 points de valeur ajouté pour enrichir des distributeurs, des banquiers et installer une culture de la rente. Pour que le bon peuple ne moufte pas, on a distribué des subventions aux plus pauvres, en prélevant des impôts sur les classes moyennes. Maintenant, ce n’est plus possible. Il faut regagner les points de VA perdus et cela passe par plus d’industrie ici. Il n’y a que de cette manière que l’on pourra équilibrer les comptes et sortir de cette culture de défiance. Mais bâtir, c’est moins simple que brader ou vendre des starts-up. Bâtir, c’est long.
Réponse de le 15/11/2018 à 10:49 :
Je vous suis tout à fait, Math, çar une entreprise dirigée par des financiers et des comptables ne sait pas bâtir et en général, ils sont scotchés sur leurs banques…Ainsi va le petit comptable Macron et ses "technocrates" qui ne connaissent de l'Industrie que la ligne du bilan qui les intéresse", celle du fond, où l'on récupère le plus possible...
a écrit le 14/11/2018 à 21:01 :
Et pendant ce temps la notre président disserte à bord du charles de gaulle, au fait qu'a-t-il raconté car il y a belle lurette car il y a belle lurette que je ne l'écoute plus.
a écrit le 14/11/2018 à 20:39 :
Ou sont vos religions? Ça fait plusieurs années que vous les menaces si les budgets ne sont pas tenu et ont les attend toujours... les sous officier partent massivement mais les officiers beaucoup moins... et le peu qui partent le font avec des aides qui nous coûtent un max pour les voir revenir en réserve rien faire... c'est honteux.
a écrit le 14/11/2018 à 19:31 :
Le Président après avoir viré avec mépris un grand serviteur de la France et respectueux vis à vis des hommes, le général de Villiers qui avait bien compris que les politiques ont peu de respect financier pour les armées a remplacé ce Monsieur par un Général plus souple qui d'ailleurs va pouvoir bénéficier d'un bonus qui est une sorte de paix de la parole. Il est aussi évident que le Président avait besoin d'une avaleuse de couleuvre docile comme ministre, il a trouvé le bon niveau. Comme d'habitude ce Président promet puis les engagements sont bien inférieurs aux promesses.
a écrit le 14/11/2018 à 17:36 :
Ils mentent et trahissent constamment, les Armées.
Réponse de le 14/11/2018 à 20:44 :
ils mentent : oui
ils trahissent: oui
Les armees: pas que tout le monde... aller faire un tour à l'hosto. vous avez plus de chance de mourir qu'avant car tout les niveaux de compétence font face à la jeunesse... les fonctions publique soit elles rapporte de l'argent et l'état les vends pour nous taxer plus, soit elles coûtent et faut réduire les coût (mais toujours sur le personnel utile jamais sur les plus gradés ni les abus...)

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