La fusée indienne Chandrayaan-3 a réussi son alunissage, un « jour historique » pour le Premier ministre
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Chandrayaan-3 a aluni peu après 12h30, heure française (Photo d'illustration).
ESA
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Chandrayaan-3 a aluni peu après 12h30, heure française (Photo d'illustration).
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Un grand pas pour l'Inde.
Le pays a réussi à faire atterrir sa fusée non-habitée sur la Lune, un moment historique pour le pays le plus peuplé du monde(plus d'1,4 milliard d'habitants)
. Chandrayaan-3 a aluni peu après 18 heures, heure de l'Inde (12h30 GMT), près du pôle Sud lunaire peu exploré, une première mondiale pour un programme spatial.L'Inde rejoint ainsi le club des pays ayant réussi un alunissage contrôlé, composé de la Russie, des Etats-Unis et de la Chine.
Les efforts de l'Inde pour explorer le pôle sud lunaire peuvent apporter une contribution « très, très importante » aux connaissances scientifiques, a insisté Kailasavadivoo Sivan, ancien chef de l'espace indien.
Premier pays asiatique à placer un satellite en orbite autour de mars en 2014, l'Inde devrait lancer une mission habitée de trois jours en orbite terrestre d'ici l'année prochaine.
Chandrayaan-3, lancée il y a six semaines, a été plus lente à atteindre la Lune que les missions américaines habitées Apollo des années 1960 et 1970, qui y étaient parvenues en quelques jours. La fusée indienne développée par l'Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO) est, en effet, beaucoup moins puissante que la Saturn V, la fusée du programme lunaire américain Apollo. Cinq ou six orbites elliptiques autour de la Terre ont été nécessaires à Chandrayaan-3 pour gagner en vitesse, avant d'être envoyée sur une trajectoire lunaire d'une durée d'un mois.
Le module d'atterrissage Vikram (signifiant « vaillance » en sanskrit) s'est détaché de son module de propulsion la semaine dernière et transmet, depuis son entrée en orbite lunaire le 5 août, des images de la surface de la Lune. La fusée comprend également un robot mobile, appelé Pragyan ( « sagesse » en sanskrit) pour explorer la surface lunaire.
L'équipe au sol semblait enthousiaste et confiante quant au succès de cette mission.
Kailasavadivoo Sivan avait estimé que les dernières photos transmises par la mission indiquaient que la dernière étape du voyage devrait être couronnée de succès.Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À la veille de l'atterrissage, l'ISRO avait indiqué sur les réseaux sociaux que le processus en vue de l'alunissage se déroulait comme prévu et que le centre de contrôle « vibrait d'énergie et d'excitation ».
Cette nouvelle tentative du programme indien intervient quatre ans une tentative d'alunissage qui s'était soldée par un échec.
Ce précédent essai a eu lieu en 2019 et coïncidait avec le 50e anniversaire de la première sortie sur la Lune de l'Américain Neil Armstrong, mais les scientifiques indiens avaient perdu le contact avec le module lunaire quelques instants avant son atterrissage sur la Lune.
Selon les médias, le coût de la mission actuelle s'élève à 74,6 millions de dollars, soit 66,5 millions d'euros.
C'est presque la moitié de ce qu'avait coûté la mission précédente(140 millions de dollars)
. D'après les experts du secteur, l'Inde parvient à maintenir des coûts bas en reproduisant et en adaptant la technologie spatiale existante à ses propres fins, notamment grâce à l'abondance d'ingénieurs hautement qualifiés bien moins payés que leurs confrères étrangers.bien inférieur
à celui des autres pays, ce qui témoigne d'une ingénierie spatiale frugale. Aux États-Unis par exemple, le budget de la NASA pour 2023 s'élève à 25,38 milliards de dollars. Toutefois, les moyens financiers du programme aérospatial indien (National aeronautics and space administration) ont été considérablement augmentés depuis la première tentative de placer une sonde en orbite autour de la Lune en 2008.À lire également
Quelques jours après la tentative ratée de la Russie
La mission indienne se déroule quelques jours seulement après que Luna-25, la première sonde à être lancée par la Russie vers la Lune depuis 1976, s'y est écrasée. L'agence spatiale russe Roscosmos a indiqué dimanche 20 août que la sonde a heurté la surface lunaire suite à un incident survenu la veille lors d'une manœuvre avant son alunissage.
« La communication avec Luna-25 a été coupée. Les mesures prises les 19 et 20 août pour localiser l'appareil et établir le contact n'ont pas abouti », a regretté l'agence spatiale.
« Selon les premiers résultats de l'enquête, l'appareil a cessé d'exister à la suite d'une collision avec la surface lunaire ».
La mission Luna-25 sur la Lune, dont l'objectif était de collecter et d'analyser des échantillons de sol lunaire, avait été conçue pour durer un an. Iouri Borissov Roscosmos de risquée »
Avec
AFP)latribune.fr
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