La situation russe affecte différemment les brasseurs Carlsberg et Heineken

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Le contexte macroéconomique en Europe de l'Est, et notamment en Russie, assèche les résultats des brasseurs, dont Carlsberg.
Le contexte macroéconomique en Europe de l'Est, et notamment en Russie, assèche les résultats des brasseurs, dont Carlsberg. (Crédits : Reuters)
Le Néerlandais note dans ses résultats semestriels une augmentation de ses ventes en Russie. Son concurrent danois est loin de pouvoir en dire autant puisqu'il perd 7% sur le marché russe, pays qui représente 35% de ses profits.

Les difficultés économiques en Europe de l'Est poussent à être sobre. En tout cas, c'est ce que peuvent déplorer les groupes de brasseurs européens Carlsberg et Heineken.

D'après la publication de leurs résultats semestriels, les deux entreprises ont enregistré un bénéfice net plus important que prévu - respectivement 295 millions d'euros et 772 millions d'euros pour le premier semestre -, pourtant les perspectives diffèrent quant à la suite de l'exercice 2014.

Dépendance au marché russe

Le bénéfice d'exploitation du groupe danois Carlsberg, propriétaire de la marque éponyme, de 1664 ou encore de Grimbergen, a en ainsi progressé de 6% au deuxième trimestre 2014, à 3,6 milliards de couronnes danoises (483 millions d'euros).

La chute des ventes de bières en Europe de l'Est, et tout particulièrement en Russie (-7%), inquiète néanmoins Carlsberg, qui y réalise 35% de ses profits. Le groupe envisage désormais une croissance de son profit net (295 millions d'euros pour le premier semestre) inférieure à 5%, alors qu'il prévoyait auparavant une croissance supérieure à ce seuil. Comme le souligne le PDG de Carlsberg, Jorgen Rasmussen, dans le communiqué du groupe:

"Malheureusement, nous pensons que le marché de la bière en Europe de l'Est va encore souffrir car les consommateurs sont confrontés à de nouvelles difficultés, et cela aura un impact défavorable sur les bénéfices du groupe cette année."

Effet Coupe du monde

Le brasseur danois a néanmoins pu compenser cette baisse par une croissance de ses ventes en Europe de l'Ouest, grâce à l'effet Coupe du monde, et dans certains pays asiatiques comme l'Inde.

C'est également ce qui explique la montée des ventes chez Heineken qui affiche de meilleurs résultats qu'escomptés. Et si l'entreprise néerlandaise souffre également d'un tassement de ventes en Europe de l'Est, ce n'est pas le cas en Russie, où elle progresse, lui permettant d'annoncer un profit net de 772 millions d'euros au premier semestre.

Pour le troisième brasseur mondial, plus que la magie de la Coupe du monde, c'est surtout son son programme d'économies sur 3 ans qui a fait ses preuves, générant 637 millions d'euros d'économies, au-dessus de l'objectif initial de 625 millions d'euros d'économies d'ici fin 2014.

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