Les syndicats d'Opel s'inquiètent du rapprochement entre GM et PSA

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En marge de l'alliance avec PSA, les salariés de la filiale allemande de GM exigent des discussions et informations sur le futur du constructeur.

Les salariés européens d' Opel exigent "un plan de développement réaliste jusqu'en 2016". Leurs représentants ont demandé lundi, dans un communiqué, l'ouverture immédiate de " discussions constructives"  avec "la présentation d'informations complètes". Ils assurent avoir demandé plusieurs fois l'ouverture de telles négociations. "GM (la maison-mère) et Opel ont refusé, préférant diviser pour mieux régner (...), continuant de jouer un site contre l'autre et d'exercer une pression brutale sur les représentants des salariés des sites ", souligne le communiqué. " Les discussions sont unilatérales. On réclame de nouvelles concessions des salariés, mais on n'offre pas de meilleures perspectives en échange ", affirme même Rainer Einenkel, représentant des salariés au comité d'entreprise de l'usine Opel de Bochum, selon l'agence Reuters.
 

Grosses pertes en Europe

Opel, filiale allemande de GM et principal point d'ancrage du groupe automobile américain en Europe, ne parvient pas à se redresser. Le groupe de Detroit a encore enregistré en Europe l'an dernier un déficit avant impôts de 700 millions de dollars (540 millions d'euros). Opel (et Vauxhall) n'arrivent pas à enrayer la chute de leurs parts de marché en Europe (7,3 % en 2011 hors utilitaires à 989.260 unités, contre plus de 10 % il y a dix ans) et se trouvent toujours en surcapacités, malgré des plans de restructuration à répétition, dont la récente fermeture de l'usine belge d'Anvers. GM avait déjà tenté vainement de marier Opel avec Fiat au début des années 2000, puis de vendre sa filiale germanique à l'équipementier canadien Magna allié à des intérêts russes en 2009... avant de sa raviser in extremis.

Anvers fermé

Ses usines font l'objet de rumeurs récurrentes de fermetures ou de suppressions d'emplois, particulièrement celle de Bochum en Allemagne (3.200 salariés) et d'Ellesmere Port au Royaume-Uni (qui appartient à la filiale britannique Vauxhall, 2.100 salariés). Opel a déjà fermé récemment son site belge d'Anvers. GM a réaffirmé début mars son soutien à Opel (et Vauxhall), après avoir noué une alliance avec PSA pour tenter de réduire ses coûts en Europe. Le groupe a répété qu'il maintenait l'engagement d'éviter tout licenciement économique ou fermeture d'usine en Europe d'ici à 2014. GM avait annoncé il y a deux ans la suppression de 8.000 emplois.

Réunions syndicales

Les représentants syndicaux de PSA Peugeot Citroën et d' Opel-Vauxhall, les deux marques européennes de General Motors, se réuniront en tous cas en avril prochain, pour évoquer les implications sociales de l'alliance entre les deux constructeurs, a annoncé en fin de semaine dernière Force ouvrière. Un comité central d'entreprise (CCE) sur l'alliance est programmé pour le 5 avril, a indiqué la CFDT, suite à une réunion du comité de groupe européen de PSA fixée au 23 mars.
 

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Commentaires
a écrit le 21/03/2012 à 18:25 :
vous etez un syndica de pourri ala sode du gouvernement actuelle

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