La faramineuse indemnité retraite que Ghosn réclame à Renault aux prudhommes n'est rien en comparaison de la suite

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(Crédits : REGIS DUVIGNAU)
L'ancien magnat de l'automobile, qui s'est évadé de sa prison du Japon pour se réfugier au Liban, réclame à son ancien employeur une indemnité de départ à la retraite de 250.000 euros. L'audience en référé (procédure d'urgence) est prévue ce vendredi 21 février à partir de 09H00. Mais ce n'est que la première partie du bras de fer, Carlos Ghosn menaçant d'attaquer ensuite Renault au tribunal de commerce pour se faire payer les millions d'euros qu'il estime lui être dus. Le point sur les sommes en jeu et les arguments qui pourraient lui donner raison.

Carlos Ghosn affronte vendredi son ancien employeur Renault, par avocats interposés, pour réclamer une indemnité de départ à la retraite de 250.000 euros devant le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

L'audience en référé (procédure d'urgence) est prévue à partir de 09H00. Aucune décision sur le fond n'est attendue dans la journée. Si l'affaire est retenue, elle sera plaidée et la décision mise en délibéré dans un délai de 15 jours à un mois.

La saisie des prud'hommes par Carlos Ghosn, révélée en janvier, a suscité plusieurs réactions indignées dans une France en plein débat sur la réforme des retraites et au moment où le constructeur automobile Renault est en pleine crise.

Ghosn mis en cause par Schweitzer, ex-patron de Renault (1992-2005)

Le groupe au losange vient d'annoncer qu'il envisageait des fermetures d'usines après être tombé dans le rouge l'an dernier pour la première fois depuis 2009.

La responsabilité de M. Ghosn dans les difficultés actuelles de Renault a été mise en cause jeudi par son prédécesseur Louis Schweitzer. "Son management n'était plus adapté à la situation", a-t-il dit à la radio RTL.

La CGT Renault scandalisée et ulcérée

"Non content des dégâts sociaux qu'il a engendrés dans l'entreprise et pour le pays, Carlos Ghosn entend ponctionner à nouveau les salariés de Renault (...). Car finalement, si les prud'hommes devaient lui donner raison, (les 250.000 euros qu'il réclame) seraient prélevés sur la valeur ajoutée de l'entreprise créée par le travail des salariés", a réagi la CGT de Renault, en accusant l'ancien patron de "malhonnêteté" et "cynisme" dans un communiqué.

L'audience aux prud'hommes intervient aussi alors que le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a annoncé mercredi avoir transmis à un juge d'instruction une enquête sur des soupçons d'abus de bien sociaux chez Renault visant Carlos Ghosn.

Carlos Ghosn avait été contraint de quitter ses fonctions de PDG de Renault le 23 janvier 2019, quand il était en prison au Japon pour diverses malversations présumées révélées par le constructeur japonais Nissan (dont il présidait aussi le conseil d'administration).

Au printemps 2019, l'ancien dirigeant de 65 ans avait fait les démarches pour liquider ses droits à la retraite.

"Il bénéficie du versement de cette pension depuis le 1er juin 2019, tant au titre du régime de base que du régime Agirc-Arrco", a-t-on indiqué dans son entourage. "Or, en dépit de (...) ses demandes répétées auprès de (Renault), son indemnité de départ en retraite(*) ne lui a toujours pas été versée", plus d'un an après son départ.

Comment Renault consteste le bien-fondé de la demande de Ghosn

Du côté de Renault, on considère que M. Ghosn n'a pas droit à cette indemnité dans la mesure où il n'était plus salarié de l'entreprise depuis des années.

Les documents de référence du groupe au losange stipulent qu'on ne peut cumuler un statut de mandataire social avec un contrat de travail. Or, M. Ghosn disposait de ce statut de mandataire depuis sa nomination comme PDG en 2005.

Les défenseurs de Renault considèrent que le contrat de travail était dès lors rompu, tandis que ceux du dirigeant estiment qu'il n'était que suspendu.

La patron déchu avait été libéré sous caution et assigné à résidence au Japon avec interdiction de quitter le territoire. Mais il avait réussi à fuir le pays en fin d'année pour se réfugier au Liban, estimant qu'il n'aurait pas bénéficié d'un procès équitable alors qu'il nie toutes les accusations.

"J'ai des droits vis-à-vis de Nissan, vis-à-vis de Renault"

Début janvier, lors d'une conférence de presse à Beyrouth, Carlos Ghosn avait lancé une contre-attaque. "J'ai des droits vis-à-vis de Nissan, vis-à-vis de Renault, qui n'ont pas été respectés et je compte bien les réclamer en justice", avait-il prévenu.

Outre son indemnité de départ à la retraite, Carlos Ghosn réclame à Renault une "retraite-chapeau" pour un montant brut de 774.774 euros par an ainsi que 380.000 actions, d'une valeur de près de 12 millions d'euros au cours actuel, qui lui avaient été attribuées entre 2015 et 2018 en récompense des bonnes performances du constructeur. Sur ces deux sujets, Carlos Ghosn a menacé de saisir un tribunal de commerce.

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a écrit le 24/02/2020 à 17:44 :
C'est très curieux...le nouveau patron de Renault, luca De Meo , va gagner encore plus que C.Ghosn !
a écrit le 24/02/2020 à 15:51 :
Dans cette affaire, il est clair que l'Etat actionnaire de Renault n'a pas fait son boulot d'administrateur, boulot qui consiste a surveiller de pres la gestion de la boutique. Apres s'etre endormi et avoir laisse libre cours a l'hubris et aux caprices de Carlos Ghosn l'Etat s'est reveille en sursaut, criant au voleur sans meme prendre le temps d'examiner les faits ni les motifs reels de l'incarceration de leur prepose. De fait, l'Etat etait LE promoteur du projet de fusion Renault-Nissan, une idee delirante, tant il etait evident qu'elle n'avait aucune chance d'etre acceptee par le gouvernement et le patronat japonais. D'une certaine maniere, Carlos Ghosn est la victime des delires et de la lachete de Bercy.
a écrit le 24/02/2020 à 13:16 :
L'Etat Français faisait partie du conseil d'administration de Renault, n'est-ce pas ? L'Etat est donc bien au courant de tout. Complot ou pas ? Forcément la 1ère réponse.
a écrit le 24/02/2020 à 13:13 :
Tout allait bien quand il était là. Parti tout va mal. Donc c'était un homme clé de Renault/Nissan. Il mérite donc sa retraite comme demandé. Les actionnaires ont pu bien profiter grâce à lui. Les salariés pleureront quand Renault va commencer à fermer des usines.
a écrit le 24/02/2020 à 11:54 :
5 cotés : Pentagone,
6 cotés : Hexagone,
8 cotés : Octogone,

100 millions de cotés : Carlos Ghosn
a écrit le 23/02/2020 à 11:48 :
De quoi se mèle-t-on c'est une question privée, relevant des contrats, c'est de l'infox de charognard
a écrit le 23/02/2020 à 11:31 :
ce qui me choque ce n'est pas les revendications, c'est la cupidité de cet homme, déjà riche à millions et qui en veut encore plus.
Il n'est pas le seul : tous ces capitaines d'industrie ne sont souvent motivés que par la cupidité, Arnaut, Bolloré, Pinault...
Et loin d'eux l'idée de faire profiter le pays de leur bonne fortune par le biais de fondations comme cela se pratique ailleurs. Tout ce qu'ils savent faire c'est créer des musées qui porteront leur nom et les fera passer pour des mécènes.
a écrit le 22/02/2020 à 19:57 :
Titre racoleur ! 250 000€ c'est moins d'un mois de salaire pour Ghosn !
a écrit le 22/02/2020 à 17:03 :
Ce monsieur affiche un salaire de plus de 3 millions par mois en tant que PDG Renault et n'a jamais payé un centime d'euros d'impôt en France et personne ne s'insurge.... Pense-t-il en payer un jour ou c'est une seconde nature chez lui ?

Il faut dire qu'il a été nommé par un autre patron, celui de la France qui lui est à 30 000 euros par mois et là tout le monde est d'accord que ce dernier gagne trop...

C'est trop compliqué la politique pour moi...
a écrit le 22/02/2020 à 12:49 :
Bon Mr Ghons ne devrais pas être licencier lors de cette malheureuse affaire...
Bien , mais nous n'aurions jamais accepter ses retraite et ses actions .. S'est scandaleux , surtout qu'ils profite des deux entreprises ( Renault et Nissan ) .
Donc maintenant , la justiçe devra effectivement contrôler ses avantages , îls n'est pas question d'accepter des retaites doré au fait des entreprises ..
a écrit le 22/02/2020 à 10:45 :
Le dividende de Renault chute de 3.55€ à 1.05€ après le départ de CG. au lieu de chipoter pour quelques millions qu'il redevienne CEO!
Réponse de le 24/02/2020 à 12:01 :
Daimler, BMW, Valeo ont aussi chute. C est a cause de Carlos ?
En plus, on est en train de decourvrir qu il n a pas ete tres bon chez renault. La course au volume ca fait mal quand le marche se retourne car on se retrouve avec des modeles qui se vendent pas bien et un outil industriel surdeveloppe ...
a écrit le 22/02/2020 à 10:36 :
Maintenant, on a Senart, qui n'a jamais construit une voiture, son acolyte de Seat, mercenaire de VolksWagen, en faillite morale, et cela coute au contribuable 1 milliard d'Euros par an, 12 000 emplois chez Nissan.
Reviens Carlos, avec toi on avait des Renault-Nissan qui fonctionnaient !!!
a écrit le 22/02/2020 à 10:04 :
Notons que nul ne pourra (juridiquement) lui reprocher des malversations qui n'ont pas -et nous savons pourquoi- fait l'objet d'une condamnation... Renault payera, évidemment pas aux prud'hommes dont on connaît la composition du tribunal (deux juges sur 3 syndicalistes); CG perdra au Prud'hommes et gagnera au Tribunal du Commerce en appel..
a écrit le 22/02/2020 à 9:09 :
C'est bien dans la nature humaine de jeter aux orties ce que l'on a vénéré. Es ce la CGT qui a sauvé Nissan. Le Japon nous a révélé son système judiciaire Stalinien, maintenant c'est la France qui crache dans la soupe.. le groupe Renault c'est 422 000 salariés, il y a d'autres chats a fouetter. Nissan sombre à nouveau et Renault rate le virage de l'éléctrique aprés en avoir été l'instigateur. Le traitement que subit cet homme est une honte. Le Japon ferait bien de rénover sa démocratie et son économie. La CGT ferait bien de se mettre au travail, plutot que de commenter des choses qui ne la regarde pas.
Tout ce bashing terni tellement l'image de la marque Renault.
a écrit le 22/02/2020 à 8:45 :
Mr GHOSN croit en la justice...enfin de temps en temps .... ses indemnités prudhommales s'il gagne lui seront elles versées sur son compte japonais ?
a écrit le 22/02/2020 à 3:03 :
Il me semble que Ghosn ait raison car il était auparavant salarié. Le fait qu'au moment de "ses ennuis", il etait mandataire social ne change rien, il y a continuité de fait de son statut de salarié ; sinon il serai trop facile de se "débarrasser" d'un cadre ou de quiconque trop encombrant et ainsi de se soustraire à ses obligations financières et le nommant à un poste de mandataire social quel qu'il soit. Simple question de logique d'ailleurs.
Maintenant, il est vrai qu'il y a l'aspect moral de la chose
a écrit le 22/02/2020 à 0:27 :
Quand cessera t on de plomber les entreprises en distribuant des sommes exorbitantes à leurs anciens PDG qui, fuyant la justice, à certainement une part de responsabilité dans ce qui arrive à Renault ?
a écrit le 21/02/2020 à 21:26 :
Tous lui crachent à la figure, y compris ce vieux Schweitzer devenu sénile ! Sans cet homme, Renault aurait disparu il y a fort longtemps...
a écrit le 21/02/2020 à 20:21 :
C'est bizarre moi j'ai déposé une demande aux prud'hommes en juillet 2019 et je ne passe en audience qu'en mars.!
Réponse de le 22/02/2020 à 6:24 :
Ghosn a lancé une procédure en référé.....C'est pour ça que ça va vite.
a écrit le 21/02/2020 à 19:55 :
"""La fara mineur indemnité retraite....""" C'est clair, surtout quand c'est écrit en bon Français . Mais bon... c'est la mode ou c'est simplement dû à la marche effrénée vers le "progrès" ?
a écrit le 21/02/2020 à 18:44 :
Certes c'est une somme élevée mais ce n'est que le salaire moyen d'un joueur de foot professionnel, vous vous êtes peut-être trompé d'un zéro, ce serait plutôt 2.500.000 euros soit le salaire annule moyen d'un joueur de foot......
Réponse de le 21/02/2020 à 19:30 :
Oui mais ce n'est pas le sujet de l'article.
a écrit le 21/02/2020 à 14:58 :
faut sortir un peu.....la convention collective de la mettalurgie ou de la mécanique ou celle de l'automobile prévoit une indemnité de départ a la retraite qui est au maxi de 6 mois ...le montant de 250 000 me parait donc a la fois légal et pas du tout exagéré.... voir la convention collective mais surement que le contrat de base de ce personnage a prévu plus large ce qui est une autre affaire
a écrit le 21/02/2020 à 14:34 :
En parlant de prud'homme :

La liste s’allonge. On ne compte désormais plus le nombre de conseils de prud’hommes ayant rejeté le “barème Macron”. Pour rappel, ce dernier fixe le plancher et le plafond de l’indemnité que l’employeur doit verser au salarié licencié “sans cause réelle et sérieuse”. Le montant de cette indemnité varie selon deux critères : l’ancienneté du salarié et les effectifs de l’entreprise. Dernier en date à avoir décidé de ne pas prendre en compte le barème Macron, le conseil de prud’hommes de Saint-Germain-en-Laye.

Cette décision du 21 janvier dernier, a été prise dans le cadre d’un conflit opposant un salarié employé comme directeur de développement à son entreprise. On y apprend que dans le cadre de la réorganisation de la société, celle-ci avait prévu de modifier le contrat de travail de son salarié. Mais les deux parties n’ont pas réussi à s’entendre sur ce nouveau contrat. L’entreprise a donc décidé de licencier son directeur de développement, “au regard de son manque de réactivité tout au long des négociations sur la modification de son contrat de travail, de l’absence de tenue de son rôle de directeur commercial, ainsi que d’une tentative d’intimidation de l’employeur et d’une position provocatrice.”

Des motifs rejetés par le conseil de prud’hommes de Saint-Germain-en-Laye, qui a jugé le licenciement injustifié, sans cause réelle et sérieuse… sans pour autant décider d’appliquer le barème Macron. Dans sa décision, le conseil indique ainsi que “les indemnités octroyées doivent être en adéquation avec le préjudice subi, qui ne peut, par définition, être limité ou anticipé” et que le plafonnement indemnitaire prévu par le barème Macron est “incompatible” avec les conventions internationales (la Charte sociale européenne et la convention de l’OIT).
Réponse de le 21/02/2020 à 16:36 :
ce n est pas une indemnité de licenciement mais de départ à la retraite..... et au vu du salaire du Mr.....ça parait même assez faible...... sauf qu il était mandataire social d une part....donc a priori non éligible, et démis de ses fonctions d autre part, avant son départ en retraite
Réponse de le 21/02/2020 à 16:42 :
ce n est pas une indemnité de licenciement mais de départ à la retraite..... et au vu du salaire du Mr.....ça parait même assez faible...... sauf qu il était mandataire social d une part....donc a priori non éligible, et démis de ses fonctions d autre part, avant son départ en retraite
a écrit le 21/02/2020 à 13:59 :
Donc son bilan:traffic d’influence,abus de biens sociaux,détournements de fonds de l’entreprise estimé a plusieurs millions d’euro,gestion autoritaire voire ploutocratique et par-dessus tout inadaptée laissant Renault dans une situation délicate....qu’est-ce que ça peut bien valoir?
a écrit le 21/02/2020 à 13:32 :
Désolé le droit n’est pas réservé qu’aux membres de la CGT
Même un patron a le droit de se défendre s’il estime être lésé
Après il y a des juges qui font un travail extraordinaire pour résoudre la multitude de conflits soumis à leur sagacité
Et alors Patron ou pas si la justice fait droit à la demande, la CGT n’a rien à dire
Le droit doit passer...
Mais il est vrai que la démagogie de certains ne s’appuie pas forcément sur les mêmes valeurs
Réponse de le 21/02/2020 à 14:17 :
" .... il y a des juges qui font un travail extraordinaire ..." on peut etre dubitatifs sur cette opinion !
Réponse de le 21/02/2020 à 15:08 :
Mon pauvre ami ,la CGT n'a pas grand chose à voir dans la destruction programmée des prud'hommes, les salariés y vont de moins en moins c'était d'ailleurs le but des réformes successives pour contenter le patronat ( R Dati en 2008 ,suppression de 67 conseils de prud'hommes sur 271 ,passage sur certaine discrimination de 30 à 10 ans puis réforme Penicaud de 10 à 3 ans ! ). D’ailleurs,la chute du nombre de recours ,est tombé de 120.000 en 2018, soit 5,5 % de moins qu'en 2017 et deux fois moins qu'il y a 20 ans, selon le service statistiques du ministère du Travail (Dares) et France Stratégie, une instance rattachée à Matignon.La baisse s'est accélérée à partir de 2016, avec la loi "croissance et activité" portée par Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, dans l'idée notamment de réduire les délais entre les recours et les jugements.
Elle a imposé une nouvelle procédure de saisine, avec un formulaire de sept pages (contre une auparavant), présentation des motifs et obligation de verser en plusieurs exemplaires les pièces justificatives,ce qui a dissuadé beaucoup de salariés et ils ne reviennent pas car ça leur parait trop compliqué ( c'est le but d'ailleurs)sans oublié le barème plafonnant les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ce qui décourage encore plus les salariés ,écarté en 2016 sous la présidence Hollande, face à un tollé syndical et politique, il est remis en place un an plus tard par Macron. Elles sont maintenant plafonnées entre un et vingt mois de salaire brut, en fonction de l'ancienneté ( plusieurs juridictions reviennent dessus ,en particulier pour ceux qui ont beaucoup d'ancienneté) .Auparavant, le montant relevait du libre arbitre des conseillers, atteignant 30 mois de salaire pour 30 années d'ancienneté (Le patronat y voyait une "loterie" freinant l'embauche). En organisant un dysfonctionnement progressif des prud'hommes cela passe inaperçu ,c’était le but de la droite puis d'LREM( ce qui est à peu près la même chose ) liquider toute aide et dédommagement que pourrait obtenir un salarié contre un employeur,bref une mort programmée.D'autant ,que la fusion des greffes du tribunal judiciaire et des conseils de prud'hommes lorsqu'ils sont tous les deux situés dans une même commune, est prévue au prochain renouvellement des conseillers, en 2021 .Cette nouvelle réforme a été votée dans le cadre de la loi de programmation 2019-2022, à travers un amendement de la majorité LREM.
Réponse de le 21/02/2020 à 15:18 :
Pourquoi êtes vous sur la question du droit?! Il ne me semble pas qu'il respecte le droit du pays dans lequel il peut être.

"il y a des juges qui font un travail extraordinaire pour résoudre la multitude de conflits soumis à leur sagacité "

Vraiment c'est une farce! Alors que la plupart des jugements se font pour le bénéfice de l'employeur, disons que prendre l'exemple de la cgt je ne suis pas certain qu'il soit le bon.

Un travail extraordinaire, la vous y allez fort ! Sans doute avez vous des accointance avec le domaine judiciaire, ce qui expliquerai vos mots, parce que dans les faits, ce n'est pas ce qui se passe.

C'est juste qu'il y a rupture conventionnelle depuis la loi travail, donc ils ont moins de boulot!

Mais explliquer qu'ils seraient extraordinaires, disons que lorsque les avocats qui se connaissent se saluts, disons qu'on comprendre qu'il s'agit juste d'une répartition pour la composition des juges par les employeurs et le syndicalistes.

Et en fonction le jugement ne sera pas le même.

Si vos valeurs c'est cooptation entrisme, amitiés oui il est vrai que nous n'avons pas les mêmes valeurs.

La justice pour moi n'est pas une question d'idéologie comme vous semblez le démontrer, mais d'un jugement sur le fond.

J'ai le souvenir de l'abattage des procédures qui émane donc de choix, mais cela n'a rien a voir avec la justice.

De plus il n'est pas difficile avec le nom des personnes de bien comprendre que c'est un système de magouilles et de pressions exercées !

Ayant fait un plan social, vous espérez que les arrangements dans les coulisses et le jugement de valeur des personnes n'est pas le centre de la procédure.....
En fonction du régime politique, ce tribunal fonctionne.

Mais bon, après disons que se gargariser d'extraordinaire des gens encartés dans un sens ou un autre, sans doute vous y avez participé?!
a écrit le 21/02/2020 à 13:12 :
RENAULT le louait comme le sauveur et désormais crache dans la soupe . La retraite il y a droit et si il doit répondre à la justice de délits c'est autre chose . Il sera jugé et devra honorer le jugement .
Réponse de le 21/02/2020 à 14:19 :
" ...La retraite il y a droit " ....la question est posée : est-ce qu'un délinquant doit conserver ses droits ?
Réponse de le 21/02/2020 à 14:37 :
@coka 21/02/2020 13:12
En effet, beaucoup de monde descend monsieur C. Ghosn alors qu'il y a deux ans c'était un excellent patron.
Dans ce cadre, il serait temps que cette histoire se termine rapidement par une transaction. Le paiement des stock options + retraite chapeau capitalisée (ces deux items sont provisionnés donc nuls dans les comptes de Renault) fera hurler les chaumières pendant deux jours et ensuite l'opinion passera à autre chose car l'actualité est riche. Sinon, cette affaire risque de durer un certain temps et nuire à la réputation de la marque.
En ce qui concerne les possibles délits, je ne me prononce pas.
Cordialement
Réponse de le 21/02/2020 à 15:01 :
Pour Hassan
Si je comprends bien vous avez d’ores et déjà jugé
La présomption d’innocence n’existe plus?
Le Japon est t’il si clair dans cette affaire? Sans parler des collaborateurs de Nissan
Après en France au delà d’un soutien assourdissant que l’on a tous entendu, on est déjà dans la chasse aux sorcières
Mais à qui va profiter cette situation?
Je ne pense pas que ce sera à Renault !
Réponse de le 21/02/2020 à 16:41 :
@Hassan
les droits à la retraite sont une chose, la délinquance, si elle est démontré juridiquement, donne droit par contre à dédommagement ou amende pénale ou les deux réunis
si vous allez en prison et que vous êtes à la retraite, on ne vous retire pas vos droits à la retraite
Réponse de le 21/02/2020 à 19:53 :
Pour Hassan !
Si chaque délinquant perdait ses droits à la retraite et à la sécu, les caisses seraient largement excédentaires .
a écrit le 21/02/2020 à 12:23 :
"qui s'est évadé de sa prison du Japon" ah bon, il s'est évadé de prison ? je croyais plutôt qu'il avait quitté sa luxueuse villa au Japon pour rejoindre le Liban. Quant à ses conditions de détention et à ses interrogatoires c'est loin de ce qu'a voulu faire croire M. Ghosn.
M. Louis Schweitzer, qui a dirigé le groupe de 1992 à 2005 et mis sur pied le partenariat franco-japonais en 1999 est plutôt critique avec son successeur en déclarant : "Les difficultés propres à l'alliance Renault-Nissan tiennent à la façon dont cette alliance a été pilotée avant le départ de Carlos Ghosn". Et il ajoute : " Son management n'était plus assez présent, ni adapté à la situation. Il y a eu l'ambition d'être numéro un mondial (qui a conduit) à sacrifier tout le reste à cette première place mondiale, et ça ce n'est pas bon"
a écrit le 21/02/2020 à 12:19 :
C.Goshn a un nouveau métier, aventurier rocambolesque et pourfendeur de son ancienne entreprise et de la justice nippone . Donc bien occupé, et dans ce rôle il est à craindre qu'il excelle tellement le conglomérat Renault Nissan Mitsubishi ne tenait qu'à lui. Les dindons de la farce vont être l'Etat et les salariés.
a écrit le 21/02/2020 à 12:00 :
"L'audience en référé (procédure d'urgence) est prévue ce vendredi 21 février à partir de 09H00. "

Cela montre bien qu'une procédure prud'hommes ce fait a la tête du client !
toi tu va galérer deux ans au minimum.

C'est intéressant car le monsieur habitant donc au Liban, ça dit dans tout les cas que le système sociale en France fonctionne surtout a la tête du client.

Finalement mes écrits d'hier, semble faire corrélation avec ceux d'aujourd'hui sur le même sujet.

Cela montre aussi pour qui fonctionne le système social !

J'y ai goûté, disons que cela le confirme !
a écrit le 21/02/2020 à 11:49 :
c'est pas les goodyears ( vous savez, les gars qui brulent et saccagent leur usine en hurlant contre les capitalistes, mais sans rien risquer penalement car leur saccage et juste et moral ) qui sont partis avec des indemnites comprises entre 50 et 100000 euros?
par tete
Réponse de le 21/02/2020 à 12:57 :
Bien sur monsieur, le problème ce sont les salariés. C'est bien de cela que mert ce système, des vilains salariés et absolument pas des patreons voyous, des dividendes records, de l'évasion fiscale des multinationales etc.

M. Ghosn devrait être en taule ou plus radical pour servir d'exemple à cette caste qui se croit au dessus de tout et qui est en fait en dessous du genre humain.
Des parasites systémiques en somme....
Réponse de le 22/02/2020 à 9:20 :
On paye grassement certains salariés bien syndiqués et qui on un grand pouvoir de nuisance pour qu'ils aillent voir ailleurs, et le système est tjrs aussi généreux pour les grands patrons et l'élite qui nous gouverne.

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