La voiture électrique sauvera-t-elle l'industrie auto française ?
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Renault K-ZE, voiture électrique
Renault
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Renault K-ZE, voiture électrique
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Jamais les enjeux n'ont été aussi cruciaux que cette année pour l'industrie automobile française. Le rythme de la transformation du secteur est tel que le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes, conscient qu'il est urgent d'agir pour préparer la filière aux révolutions des années 2020. Nouvelles mobilités, voiture électrique et autonome : la France n'est pas en retard, mais elle n'est pas en avance non plus, soulignent les experts de l'industrie automobile.
Le rapport Idrac sur les condition du développement de la voiture autonome en France sorti au printemps 2018 avait été une première étape. Mais Emmanuel Macron voulait aller plus loin et a commandé un rapport plus large sur la filière automobile, confié à deux pontes du secteur : Patrick Pelata, ancien numéro deux de Renault, exilé en Californie où il a travaillé avec des startups, et Xavier Mosquet, du Boston Consulting Group, un des meilleurs spécialistes du secteur, qui avait directement conseillé Barack Obama lors de la crise financière pour sauver l'industrie auto américaine. L'ambition du président de la République se résume en une phrase posée par la mission : « Positionner la France en tant que territoire d'excellence pour l'industrie automobile. »
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Il n'est pas seulement question de prestige industriel. Le rapport Mosquet-Pelata remis le 14 février rappelle que l'industrie automobile représente 40.0000 emplois en France et plus de 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit quasiment un cinquième de toute l'industrie manufacturière nationale. C'est également la filière qui dépose le plus de brevets. Pas question, donc, de passer à côté des révolutions en cours, sauf à perdre la bataille de la voiture du futur. Tout le monde partage le même diagnostic : l'industrie automobile va davantage changer dans les cinq à dix prochaines années qu'elle ne l'a été durant les cent dernières... La connectivité, l'autonomie, l'intelligence artificielle, les normes anti-pollution, mais également la nouvelle économie partagée et le big data... Les constructeurs automobiles doivent s'y préparer mais le brouillard est épais. « Si quelqu'un est capable de me dire ce que sera l'automobile dans cinq ans, je veux bien le rencontrer », confessait Carlos Tavares, PDG de PSA, alors qu'il dressait le portrait des transformations en cours.