Construction : l'État se réveille sur le hors-site
César Armand
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Thierry THOMAS
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Dématérialisation de l'information dans l'immobilier, production de bâtiment bas-carbone, développement de nouvelles technologies au service de la gestion de l'espace, développement des usages et services... Telles étaient les thématiques fixées par le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie, et que devaient étudier l'économiste Robin Rivaton et le président de Viparis Bernard Michel... fin 2018-début 2019. Deux ans plus tard, l'actuelle ministre du Logement vient de sortir le rapport de l'étagère où il prenait la poussière.
Juste avant la présentation de la nouvelle mouture de la réglementation environnementale des bâtis neufs, dite ''RE 2020', Emmanuelle Wargon, la ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement, a convié les deux co-auteurs à échanger avec l'ensemble des parties prenantes, privées et publiques, sur les enjeux de l'industrialisation des processus et modes constructifs.
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Après la préfabrication, promue par la loi sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (Elan, octobre 2018), le concept de hors-site se définit par de la préfabrication à laquelle s'ajoute une dimension industrialisée de l'assemblage sur site et sur le transport de la production au site. Par exemple, la construction de logements en bois s'opère grâce à des panneaux prédécoupés (préfabrication) par des machines en usine, qui sont ensuite montés sur le terrain les uns sur les autres (assemblage) grâce à un engin de levage.
César Armand