Cosmétique : comment Beautymix compte devenir une major du « fait maison »
Guillaume Fischer
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Le robot Beautymix s’est écoulé à 50 000 exemplaires en quatre ans.
Reuters
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Le robot Beautymix s’est écoulé à 50 000 exemplaires en quatre ans.
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Beautymix, qui commercialise depuis trois ans avec succès un robot d'auto-fabrication de produits de soins vendu moins de 130 euros, vient de franchir une nouvelle étape dans sa croissance en faisant l'acquisition de Mycosmetik. Basée à Neuville-sur-Saône, au nord de l'agglomération lyonnaise, cette société vend en ligne une gamme de quelque 320 références d'ingrédients naturels destinés à fabriquer ses propres produits de soins.
L'ouverture de magasins juste avant la crise sanitaire puis le confinement ont mis en difficulté Mycosmetik. A la clé, une cession par ses deux créateurs, Jérôme Boy et Alexandre Colin, de la société qui a réalisé deux millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022 et emploie huit salariés. Pour ne pas brouiller son message vis-à-vis des consommateurs, Beautymix reprendra la dénomination juridique de la société rachetée et continuera la commercialisation de ses produits sous la marque Mycosmetik.
Située à Chartres, Beautymix a été co-fondée en 2018 par Nelly Pitt. Cette polytechnicienne, diplômée de Stanford qui a travaillé 15 ans dans le dessalement d'eau de mer, s'est associée avec son frère Mathieu Cannesson pour concevoir le premier robot permettant de fabriquer ses produits de soins. Présenté en 2019 au Consumer Electronics Show (CES) à Las Vegas, ce laboratoire cosmétique simplifié n'excède pas 20 cm de hauteur. Objectif, le logement facile dans les placards de salles de bain. D'une utilisation aisée, il est accompagné d'une application mobile et d'une balance de précision pour réaliser ses recettes.
Guillaume Fischer