Covid : les nouveaux vaccins nous feront-ils sortir un jour de cette pandémie ?
Florence Pinaud
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LISI NIESNER
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Avec l'annonce du futur assouplissement des gestes barrières, en France, et la probable suspension du pass vaccinal fin mars, à l'approche de l'élection présidentielle, la campagne de vaccination ralentit, au même rythme que décroissent les contaminations et les hospitalisations. Les épidémiologistes sont toujours très interrogatifs à l'orée de la probable fin de la cinquième vague au cours du printemps : la troisième dose de vaccin exigée cet hiver est-elle toujours aussi incontournable avec un variant moins dangereux ? Faudra-t-il une nouvelle campagne avec un rappel adapté à Omicron, que préparent les labos ? La mauvaise couverture vaccinale des pays du Sud nous menace-t-elle d'un nouveau variant inconnu ? Les questions sans réponses ne manquent pas.
Une chose est sûre : la vaccination ralentit la circulation du virus et protège des formes graves de la maladie. Mais elle ne bloque pas totalement sa transmission et les défenses immunitaires qu'elle génère baissent rapidement chez les patients âgés. En cette mi-février, le Chili - qui fait face à une nouvelle vague - a lancé sa campagne de vaccination "quatrième dose", comme Israël à l'automne. Selon Jean-François Delfraissy, la France va bientôt entrer dans une "nouvelle ère" avec "une circulation contrôlée du virus mais de temps en temps des pics épidémiques dus à l'apparition de nouveaux variants". Même s'il considère qu'il faudra "vivre encore longtemps" avec le Covid-19, le président du Conseil scientifique est optimiste sur l'évolution de l'épidémie, a-t-il affirmé dans les colonnes du Parisien, tout en évoquant une quatrième dose pour les plus fragiles.
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Echaudé par l'expérience des vagues successives, les chercheurs continuent à travailler sur de nouvelles formules de vaccin, afin de rendre ceux-ci plus efficaces et mettre enfin, véritablement fin, à cette pandémie. En France, les principaux vaccins injectés sont les deux ARN messager Comirnaty de BioNTech-Pfizer et Spikevax de Moderna. Les deux formules plus classiques d'AstraZeneka et de Janssen ne sont quasiment plus utilisées, notamment à cause de rares cas de thromboses. La semaine prochaine, le nouveau vaccin Nuvaxovid de l'Américain Novavax devrait arriver. « Les vaccins de BioNTech-Pfizer et de Moderna devraient garder la suprématie, estime Patrick Biecheler, associé du cabinet de conseil Bain & Company. Dans la mesure où ils ont fait la preuve de leur tolérance et de leur efficacité, les médecins ont tendance à les privilégier. Le Nuvaxovid jouera sans doute le rôle de troisième alternative. Il présente de très bons résultats d'efficacité et de sécurité. Il peut se conserver au réfrigérateur ce qui facilite la logistique de son utilisation et laisse présager de son succès. Après ce trio de tête, les vaccins à venir de Valneva ou Sanofi devraient apparaître comme des compléments, utilisés dans les campagnes de rappel et sans doute sur des zones géographiques plus ciblées. »
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