Les pays pauvres derniers vaccinés ? L'OMS met en garde contre la tentation du "nationalisme vaccinal"

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Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'Organisation mondiale de la Santé, le 22 octobre 2020.
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'Organisation mondiale de la Santé, le 22 octobre 2020. (Crédits : Reuters)
Alors que la mise au point d'un vaccin efficace se rapproche, les inquiétudes grandissent quant au fait que les pays les moins riches pourraient être négligés. Le patron de l'Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dès l'ouverture d'un Sommet mondial de la santé de trois jours à Berlin, a lancé un message d'avertissement aux États qui disposeront les premiers du vaccin grâce à leurs labos : "Le nationalisme vaccinal prolongera la pandémie, ne la raccourcira pas."

Le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé dimanche à la solidarité mondiale dans la distribution de tout futur vaccin contre le coronavirus, sur fond d'explosion du nombre des cas à travers la planète.

Utiliser efficacement le vaccin

Dans un discours vidéo à l'ouverture d'un Sommet mondial de la santé de trois jours à Berlin, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que le seul moyen de surmonter la pandémie était de le faire ensemble et de s'assurer que les pays plus pauvres aient un accès équitable à un vaccin.

"Il est naturel que les pays veuillent d'abord protéger leurs citoyens, mais si et quand nous disposerons d'un vaccin efficace, nous devrons également l'utiliser efficacement. Et la meilleure façon d'y parvenir est de vacciner certaines personnes dans tous les pays plutôt que toutes les personnes en certains pays", a-t-il dit.

Il ajoutait :

"Permettez-moi d'être clair : le nationalisme vaccinal prolongera la pandémie, ne la raccourcira pas."

Des dizaines de vaccins en cours de tests

Des scientifiques du monde entier travaillent à mettre au point un vaccin contre Covid-19, qui a tué plus de 1,1 million de personnes. Des dizaines de vaccins sont actuellement testés dans des essais cliniques, dont dix sont au stade le plus avancé de phase 3, impliquant des dizaines de milliers de volontaires.

L'Union européenne, les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon et un grand nombre d'autres pays ont déjà passé d'importantes commandes aux entreprises qui créent les vaccins les plus prometteurs.

Mais les inquiétudes grandissent quant au fait que les pays les moins riches pourraient être négligés.

L'OMS a lancé un programme international, baptisé Covax, pour aider à assurer un accès équitable aux futurs vaccins, mais elle a eu du mal à réunir les fonds nécessaires.

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Commentaires
a écrit le 27/10/2020 à 8:33 :
L'OMS dans la situation du supporter dans les Tribune(s) qui vocifère sur les joueurs qui eux courent sur le terrain..? A quoi nous sert l'OMS dans cette crise? A enfoncer des portes déjà ouvertes? Tous les gros pharmaciens ont déjà communiqué sur leurs volonté de fournir des vaccins aux pays les moins favorisés à prix canons.. Il va falloir revoir nos façons d'avoir des actions coordonnées (supprimer l'OMS est une option).
a écrit le 26/10/2020 à 13:13 :
Cet homme, acquis aux intérêts chinois (car ils lui ont permis d'avoir son poste), et qui a laissé début 2020 le virus se répandre au niveau planétaire, va-t-il cesser de donner des leçons ?

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