Vaccins anti-Covid : les 5 questions qui se posent

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La course au vaccin anti-Covid met la planète pharmaceutique en émoi.
La course au vaccin anti-Covid met la planète pharmaceutique en émoi. (Crédits : Dado Ruvic)
SÉRIE D'ÉTÉ - SANTÉ 4/5. Avec 168 candidats vaccins pour 7 milliards d’humains à vacciner, la Covid-19 a lancé les pharmas dans une course contre la montre. Sans savoir quel cocktail assurera une protection efficace sans effets secondaires gênants, plusieurs pays ont misé sur les recherches de certains laboratoires. Histoire d’être sûrs, en cas de réussite, de disposer d’un nombre suffisant de doses et d’éviter un nouveau confinement.

Depuis le début de l'année, l'ennemi SARS-CoV-2 a mis tous les labos pharmaceutique en ébullition. Enjeu principal : trouver un vaccin pour protéger l'Humanité de ce nouveau virus, à défaut d'une immunité collective dont nous sommes très loin. Surtout que cette maladie peut se montrer mortel, en l'absence de traitement pour soigner efficacement les patients contaminés.

Dans une ambiance d'urgence absolue, ce vaccin devrait être dopé par des procédures accélérées de règlementation sanitaire et soutenu par les subventions de différents pays. Une fois au point, le ou les cocktails autorisés devront être fabriqués à des milliards de doses. Mais où en est-on ? Que font les États ? Le vaccin sera-t-il une poule aux œufs d'or ? Quand peut-on l'espérer ? Et à quel prix ? Voici les cinq questions qui se posent.

1. Où en est-on ?

Cet été, on compte pas moins de 168 candidats vaccins en cours de développement. Vingt d'entre eux ont déjà entamé leur phase d'essais cliniques, c'est-à-dire testés sur l'être humain. En trois phases, ces essais doivent contrôler que le cocktail est bien toléré par l'organisme, qu'il convient aux différents profils de patients et qu'il se montre efficace en cas de contamination. Dans la dernière phase, le produit est injecté à grande échelle, auprès de 10.000 à 30.000 patients afin d'éviter les mauvaises surprises.

Pour ces phases 3, les laboratoires doivent donc trouver des milliers de volontaires, mais aussi des terrains propices à la contamination, sur lesquels la pandémie est encore très active. Car les vaccinés doivent être soumis au risque maximum : il faut que ceux-ci puissent être contaminés au moins une fois et vérifier que leur organisme est bien immunisé contre la maladie.

Cet été, c'est le cas aux États-Unis et en Amérique du Sud, notamment au Brésil où les essais sont menés. Cette dernière phase d'essais cliniques, dont le coût s'élève à plus de 300 millions d'euros, nécessite une organisation déjà bien rodée, avec des professionnels ayant l'expérience de ces tests à grande échelle. Autant dire que seuls les grands laboratoires pharmaceutiques peuvent se le permettre, contraignant les biotechs à rechercher des alliances  pour pouvoir aller au bout.

Parmi les 20 candidats vaccins déjà en essais cliniques, quatre ont entamé la phase 3. Ce sont ceux du laboratoire anglais AstraZeneca, de la biotech américaine Moderna Therapeutics, du...

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Commentaires
a écrit le 21/08/2020 à 8:34 :
Chaos en vue
a écrit le 20/08/2020 à 17:33 :
le covid a tuer 30 000 français soit environ 0,05 % des 67 millions de français.
SI on vaccine tous les français avec les risques de 2% de mort a cause du vaccin on pourrait atteindre les 1 340 000 de morts .
Réponse de le 20/08/2020 à 18:15 :
Il faut préparer les esprits:

Alors que les scientifiques se concentrent sur la recherche d'un vaccin contre le Covid-19, les pédiatres invitent les parents à vacciner leurs enfants contre la gastro-entérite et la grippe, en vue de la rentrée scolaire le 1er septembre.
a écrit le 20/08/2020 à 12:11 :
Contenant des nanos particules ? Le debat fait rage en Belgique. Attention danger.
Réponse de le 20/08/2020 à 17:50 :
En 2017 ,il y a eu la même interrogation concernant le passage de 3 à 11 vaccins obligatoires en 2018 qui avait relancé le débat sur la vaccination.
a écrit le 20/08/2020 à 1:12 :
Allons ! Faut rester les pieds sur terre !! On va pas vacciner ( si toutefois, on le trouve ce vaccin) la totalité des 7 mds d'humains de cette planète .
Surtout qd on voit les TX de guérison à plus de 70-80% des pays les plus exposés où les contaminations ont explosé ( Brésil, Inde, Mexique, Pérou...) ou ceux frisant les 100% (avec chute spectaculaire des tx de décès) des nx cas observés en Europe, essentiellement issus de la jeunesse occidentale qui s'est éclatée pdt cette période estivale chaude et clémente, pressée de se dégourdir les jambes d'un confinement un peu trop long.
De plus, la létalité très basse observée à ce jour sur l'ensemble du continent africain, comme de l'Asie Pacifique ( ex emblématique du Nigeria le + densément peuplé d'Afrique avec ses 200 millions hab et ses bidonvilles tristement célèbres, et moins de 1000 décès comptabilisés, à comparer au Brésil à la population identique et ses bientôt 110000 morts...) suggère, soit une très forte résistance collective des populations aux épidémies pour ce type de virus, soit l'usage de traitements efficaces à l'aide d'une pharmacopée de base et bon marché, à mille lieues d'une vaccination fastidieuse à gde échelle ( cf affirmations de Raoult).
a écrit le 19/08/2020 à 17:02 :
La Chine a fait état d'un cas qui eu le covid a été soigné puis qui l'a de nouveau attrapé, ce serait bien d'en savoir plus non ? Ou bien vu les sommes en jeu on va devoir se faire injecter un vaccin foireux ?

On est chez les fous.
a écrit le 19/08/2020 à 16:49 :
Je croyais qu'il restait 138 candidats, mais bon plus il y en a (certains travaillent sur augmenter la résistances des gens, indépendament de ce virus) mieux c'est , pour en voir un peut-être déboucher.
La phase III dure, normalement 3 ans, pas mois, mais le temps presse. On imagine les coûts pendant 3 ans mais si vous êtes diabétique(par ex) et que le vaccin vous fait des ennuis, autant le savoir avant de l'injecter à tout le monde.
Un virus avait disparu juste quand le vaccin était au point (temps long), mais bon, si ça lui a fait peur, ça serait pas mal pour covid aussi. Les engagements d'achats de vaccin, c'est un pari, si ça ne débouche pas, argent "perdu" mais il faut savoir prendre des risques (ou se le faire reprocher vivement).
Il parait qu'une mutation le rend plus contagieux (LaTribune) mais moins nocif, pour assurer sa survie (tuer les porteurs c'est à courte vue)
a écrit le 19/08/2020 à 16:03 :
L'action vaccin n'est que préventif et donc trop tardif! L'eau distillé aura le même résultat au prix fort!
Réponse de le 21/08/2020 à 5:37 :
@ bah.
Melange avec du pastis, je suis volontaire.
a écrit le 19/08/2020 à 15:45 :
Merci pour cet article très intéressant.

Quelques remarques:
1. Les sommes allouées par les pays et autres organisations pour recherche et commande de virus paraissent faibles par rapport aux enjeux sanitaire et économique. Ceci étant écrit, même si on augmente les budgets, il faut des personnes compétentes pour faire les recherches et interpréter les expérimentations, et ce n'est peut-être pas évident de les trouver.
2. AMM rapide et "warp speed" peuvent paraître des procédures choquantes mais il faut prendre des risques.
3. A défaut de trouver un vaccin rapidement, on trouvera peut-être des médicaments pour soigner rapidement les personnes atteintes de ce virus et on sera peut-être mieux armé contre le prochain.....
Cordialement
Réponse de le 19/08/2020 à 16:56 :
"mais il faut prendre des risques", heureusement que c'est pas le virus qui tue 40% des porteurs, là, sûrement, quitte à mourir du vaccin.
Le vaccin contre la denge a été vite retiré, trop d'ennuis à large échelle alors qu'il semblait bien.
Quand j'étais jeune on était vacciné contre la variole même s'il y avait des effets secondaires potentiels, le rapport bénéfice/risque était favorable, et la variole a disparu. Si être masqué, garder des distances, etc permet de ralentir la propagation, c'est désagréable mais y a au moins une "méthode", on n'est pas totalement démunis. Sauf que ça ne peut durer des années.
a écrit le 19/08/2020 à 15:00 :
"Avec 168 candidats vaccins pour 7 milliards d’humains à vacciner, la Covid-19 "

Ce qui laisse entendre qu'il serait obligatoire ,une première donc.
Réponse de le 19/08/2020 à 16:58 :
Rectifions : 7 milliards d'individus moins 1. :-)
Non, y aura juste un papier à signer : je ne veux pas me faire vacciner, si je suis malade, ne me traitez pas, je donne mon corps à la Science. :-) :-)
a écrit le 19/08/2020 à 12:29 :
Le vaccin, s'il est hypothétique, est pour l'instant une formidable source de financement pour les biotechnologies, surtout pour leurs dirigeants et actionnaires qui ne manqueront pas de passer à la caisse. Tout cela enveloppé dans une immense bulle qui lorsqu'elle explosera viendra plomber un peu plus les casinos que dont devenues les Bourses.
La prochaine crise (enfin celle qui a déjà bien commencé) va euthanasier tous les retraités dont les revenus proviennent des Fonds de Pension.

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