Vaccins anti-Covid: les 5 questions qui se posent

Florence Pinaud
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La course au vaccin anti-Covid met la planète pharmaceutique en émoi.
Dado Ruvic

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La course au vaccin anti-Covid met la planète pharmaceutique en émoi.
Dado Ruvic
Depuis le début de l'année, l'ennemi SARS-CoV-2 a mis tous les labos pharmaceutique en ébullition. Enjeu principal : trouver un vaccin pour protéger l'Humanité de ce nouveau virus, à défaut d'une immunité collective dont nous sommes très loin. Surtout que cette maladie peut se montrer mortel, en l'absence de traitement pour soigner efficacement les patients contaminés.
Dans une ambiance d'urgence absolue, ce vaccin devrait être dopé par des procédures accélérées de règlementation sanitaire et soutenu par les subventions de différents pays. Une fois au point, le ou les cocktails autorisés devront être fabriqués à des milliards de doses. Mais où en est-on ? Que font les États ? Le vaccin sera-t-il une poule aux œufs d'or ? Quand peut-on l'espérer ? Et à quel prix ? Voici les cinq questions qui se posent.
Cet été, on compte pas moins de 168 candidats vaccins en cours de développement. Vingt d'entre eux ont déjà entamé leur phase d'essais cliniques, c'est-à-dire testés sur l'être humain. En trois phases, ces essais doivent contrôler que le cocktail est bien toléré par l'organisme, qu'il convient aux différents profils de patients et qu'il se montre efficace en cas de contamination. Dans la dernière phase, le produit est injecté à grande échelle, auprès de 10.000 à 30.000 patients afin d'éviter les mauvaises surprises.
Pour ces phases 3, les laboratoires doivent donc trouver des milliers de volontaires, mais aussi des terrains propices à la contamination, sur lesquels la pandémie est encore très active. Car les vaccinés doivent être soumis au risque maximum : il faut que ceux-ci puissent être contaminés au moins une fois et vérifier que leur organisme est bien immunisé contre la maladie.
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Cet été, c'est le cas aux États-Unis et en Amérique du Sud, notamment au Brésil où les essais sont menés. Cette dernière phase d'essais cliniques, dont le coût s'élève à plus de 300 millions d'euros, nécessite une organisation déjà bien rodée, avec des professionnels ayant l'expérience de ces tests à grande échelle. Autant dire que seuls les grands laboratoires pharmaceutiques peuvent se le permettre, contraignant les biotechs à rechercher des alliances pour pouvoir aller au bout.
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Florence Pinaud