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ClimatEnergie & Environnement

Eni va débloquer 50 millions d'euros pour rembourser 100.000 clients français surfacturés

latribune.fr

Publié le 29 août 2023 à 09:02 - Mis à jour le 29 août 2023 à 09:04

Les dirigeants d'Eni ont reconnu des factures erronées pour les clients dont les contrats ont été renouvelés au second semestre 2022.

Les dirigeants d'Eni ont reconnu des factures erronées pour les clients dont les contrats ont été renouvelés au second semestre 2022.

Stefano Rellandini

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Le fournisseur d'électricité italien Eni va débourser 50 millions d'euros pour rembourser ses 100.000 clients lésés dans leurs factures en France, a annoncé mardi Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique. Les dirigeants d'Eni France, convoqués mercredi dernier par la ministre, ont en effet reconnu des factures erronées pour les clients ayant renouvelé leurs contrats au second semestre 2022, notamment parce que certaines mesures de protection gouvernementale n'avaient pas été appliquées.

Eni va devoir mettre la main à la poche. Le géant italien de l'énergie va « rembourser dans les semaines qui viennent 50 millions d'euros à ces 100.000 clients qui ont eu des problèmes de surfacturation », a indiqué Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, au micro de RMC, ce mardi matin. Elle a précisé que 34 millions d'euros seraient remboursés dès cette semaine.

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Électricité : 100.000 clients français d'Eni victimes d'erreurs de facturation

Dans les faits, les dirigeants d'Eni France étaient sous pression. Ils ont été convoqués mercredi dernier par la ministre et reconnu des factures erronées pour les clients dont les contrats ont été renouvelés au second semestre 2022. Et pour cause, certaines mesures de protection gouvernementale n'avaient pas été appliquées. Les clients lésés « paieront en 2023 le même prix que ceux qui sont aujourd'hui au tarif réglementé chez EDF », a assuré Agnès Pannier-Runacher.

Interrogée sur le cas d'Engie, autre fournisseur convoqué mercredi dernier à son ministère, la ministre a indiqué qu'il s'agissait « d'une situation différente » et qu'elle avait demandé à l'entreprise « qu'on vérifie qu'il n'y ait pas d'anomalie » et « que les clients ont bien été informés » de l'augmentation de leur facture d'électricité.

Les fournisseurs d'énergie placés sous surveillance

L'Etat avait mis en place à l'automne 2021 un « bouclier tarifaire » sur l'énergie pour contenir la facture des Français, dont le pays doit sortir progressivement d'ici fin 2024. La ministre de la Transition énergétique a fait savoir qu'elle « veillera » à ce que les fournisseurs d'énergie ne profitent pas de l'augmentation du prix de l'électricité pour rehausser leur marge, assurant que « pour le moment, on n'a pas constaté cela ». Elle a « demandé à la CRE et à la DGCCRF de veiller à tout soupçon d'abus de fournisseurs vis-à-vis de leurs clients, de diligenter des enquêtes et de prononcer des sanctions si nécessaire ».

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Le tarif régulé de l'électricité a en effet augmenté de 10% dès le 1er août, la première étape vers la sortie progressive du bouclier tarifaire voulue par le gouvernement pour alléger la charge sur les finances publiques. Les clients du tarif régulé d'EDF ou d'un fournisseur historique local représentaient encore fin 2022 la majorité des quelque 39,3 millions d'abonnés à l'électricité, soit 23,1 millions de clients résidentiels et non résidentiels, les autres étant en offres de marché, selon la commission de régulation de l'énergie (CRE).

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Gabriel Attal, alors ministre délégué aux Comptes publics, avait prévenu début juillet que sortir « progressivement du bouclier tarifaire » d'ici à 2024 était nécessaire pour « faire des économies ». Le gouvernement a évalué son coût à 110 milliards d'euros de 2021 à 2023. Pour le budget 2024, sa réduction doit dégager des économies de près de 14 milliards d'euros, selon Bercy. La prochaine réévaluation du tarif réglementé est prévue en février 2024.

(Avec AFP)

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