Carrefour et Cora s'allient pour acheter moins cher

 |   |  263  mots
L'accord de Cora et de Carrefour portera sur les achats de produits de marques nationales et internationales pour l'alimentaire et le bazar et sera effectif dès le 1er janvier.
L'accord de Cora et de Carrefour portera sur les achats de produits de marques nationales et internationales pour l'alimentaire et le bazar et sera effectif dès le 1er janvier. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Les groupes de grande distribution Carrefour et Cora/Supermarchés Match ont annoncé lundi soir avoir signé un accord de coopération. Leur objectif commun est de renforcer leur pouvoir de négociation face à leurs fournisseurs en France.

Le mouvement de concentration des grands distributeurs se poursuit. Il y a eu l'alliance de Système U et d'Auchan en septembre, puis l'association de Casino et d'Intermarché en octobre. Les grands acteurs du marché mutualisent leur force pour optimiser leurs achats. Cette fois c'est Carrefour et Cora qui pactisent, comme ils l'ont indiqué lundi 22 décembre au soir dans un communiqué :

"Cet accord concrétise un partenariat de long terme, sans lien capitalistique entre les deux entreprises, chacune conservant son indépendance, et les engage dans des relations durables avec leurs fournisseurs. Il permettra ainsi de soutenir la compétitivité de leurs enseignes au bénéfice des consommateurs".

Concrètement, ce partenariat passera par "une adhésion de Cora/Supermarchés Match à la centrale d'achat de Carrefour" a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

25% de part de marché en France

L'accord de Cora et de Carrefour portera sur les achats de produits de marques nationales et internationales pour l'alimentaire et le bazar et sera effectif dès le 1er janvier, annoncent les deux distributeurs.

Ensemble, ils représenteront un peu plus de 25% de part de marché en France, avec 20,5% pour Carrefour, 3,3% pour Cora/Match et 1,4% pour Dia, que Carrefour vient d'acquérir.

Pour les produits alimentaires, ce sont une centaine de fournisseurs qui seront concernés par cet accord, et pour les produits du bazar (produits d'entretien, papeterie, quincaillerie...), une quarantaine. Les marques distributeurs des deux enseignes, les produits élaborés par les PME et les produits frais issus des filières agricoles ne sont pas inclus dans ce partenariat.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/12/2014 à 9:45 :
tout le monde critique mais chacun recherche le moins cher, on voit chez LIDL ou Aldi, le monde qui s'approvisionne au détriment de la qualité. Alors les donneurs de leçons regardez où vous faites vos courses.
a écrit le 24/12/2014 à 0:03 :
Le potentiel de nuisance — qui n’est d’ailleurs pas un potentiel mais est bien mis en application réellement — de la grande distribution continue d’augmenter. Quand allons-nous enfin réguler ces nuisibles ?
En attendant que le législateur ne fasse son travail au profit de l’intérêt général, une seule solution : le boycott. N’achetons rien qui provienne des cinq grosses centrales d’achats : Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc, Auchan (et leurs autres enseignes bien entendu).
Nos PME/PMI en ont déjà payé un très lourd tribut. Cela ne fait qu’empirer.
Réponse de le 31/12/2014 à 9:42 :
vous préférez aller chez LIDL ou Aldi bien entendu.
a écrit le 23/12/2014 à 14:55 :
Nos fermiers et producteurs confondus vont bientôt se retrouver sur la paille et nous exporterons au prix maxi pour une matière qui était près de chez nous plus fraîche et trop bon marché. le consommateur creuse se tombe en souhaitant le toujours moins cher. le capitaliste lui s'en fout il faut bien manger n'est-ce pas? Bizarre que la loi sur la concurrence laisse faire de telles ententes qui ruinent un pays.
a écrit le 23/12/2014 à 13:47 :
Donc, la qualité, qui n'était déjà pas flamboyante, va encore baisser...
a écrit le 23/12/2014 à 11:29 :
Dans le capitalisme, les seuls idiots sont les salariés et les consommateurs. TOUT les patrons, et je dis bien TOUS, comprennent que le syndicalisme et l'union font la force.

-Google, Microsot, et Apple ont formé un cartel pour baisser les salaires
-L'OREAL, Yves Rocher, etc.. ont formé un cartel pour monter les prix
-Carrefour et Cora s'allient pour acheter moins cher

Les salariés, et les con-sommateurs, sont les gens les plus naifs du monde. Ils n'ont rien compris au capitalisme.

-Marc Goldberg, Tel Aviv
Réponse de le 23/12/2014 à 12:41 :
EXAT? LEURS VERITABLE BUT C EST TOUJOUR PLUS POUR EUX?? ?LE S CAPITALISTES NE FONT PAS DE SENTIMENT / ILSFONT DES AFFAIRES???
a écrit le 23/12/2014 à 10:43 :
La distorsion entre les acheteurs et vendeurs en droit devient intennable. Interdiction aux vendeurs de s'entendre sur les prix de vente mais blanc-seeing pour les acheteurs pour s'entendre sur les prix d'achats. Ce sont les PME-PMI qui souffriront le plus, c'est à dire le local...
a écrit le 23/12/2014 à 10:32 :
S'unir pour encore mieux presser le citron français, voilà qui va encore nous enfoncer dans la déflation! On comprendrai mieux si c'était des fournisseurs étrangers!
Réponse de le 23/12/2014 à 19:13 :
Peut-on laisser faire la concentration de la grande distribution? évidemment non, il faut absolument une régulation, nous avons bien vu depuis la disparition de prisunic dans les centre villes monoprix se régale avec les prix, la disparition de mamout, continent a fait le bonheur des hyper...
Réponse de le 27/12/2014 à 20:51 :
Bien sûr qu'il s'agit majoritairement de grands industriels à marge confortable : nestle, coca cola, procter et gamble...
Réponse de le 29/12/2014 à 20:25 :
Pour ta gouverne gg, les trois entreprises que tu sites ont leurs usines de production en France et achètent majoritairement (en tout cas pour Coca-Cola) leurs matières premières en France. Ce sont des maillons très importants de l'économie de notre pays.
Si Coca-Cola ou Danone suppriment des emplois en France, c'est qu'ils gagnent moins d'argent dû aux distributeurs. (même s'ils en gagnent énormément).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :