Carrefour progresse fort en Amérique latine mais trébuche en Asie

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(Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Le groupe français affiche des résultats trimestriels et annuels en forte hausse en Amérique latine, un peu plus faibles en France, mais négatifs en Asie (-6,4% en Chine, notamment).

Carrefour a de quoi vouloir mettre le cap à l'Ouest. Malgré des difficultés économiques dues notamment à l'inflation dans ses principaux marchés d'Amérique latine, le Brésil et l'Argentine, le groupe de distribution français y a enregistré une très forte hausse de ses ventes. Surtout au cours du dernier trimestre, où elles ont très fortement grimpé: de plus de 10% au Brésil, et de plus de... 30% en Argentine.

Au Brésil, où le groupe vient d'accueillir un nouvel actionnaire, Abilio Diniz, Carrefour exploite plusieurs formats de magasins, notamment à travers Atacadao, groupe acquis en 2007. Un programme de rénovation a également été entrepris pour les hypermarchés. Et la filiale locale serait "prête à entrer en Bourse en 2015" si le marché est favorable, a indiqué Pierre-Jean Sivignon, directeur financier de l'entreprise, lors d'une conférence avec les analystes ce vendredi.

Première année de stabilité en Europe

En France, où Carrefour se positionne en tête des distributeurs, la croissance des ventes affichée est loin d'atteindre de tels sommets. Les ventes y progressent tout de même de 1,2% au cours de l'année, à périmètre constant. "Nous connaissons le contexte économique, et nous y étions préparés", a sobrement commenté Pierre-Jean-Sivignon.

Une centaine de "drive" et de supermarchés ont été ouverts, tandis qu'était lancée la rénovation des hypermarchés, tout comme celle des centres commerciaux qui leurs sont souvent attachés. Une première depuis six ans: les ventes sont presque stables en Europe.

La stratégie pour le groupe de distribution de produits à bas coûts Dia, racheté à la fin de l'année 2014, n'a pas encore été dévoilée.

Chute en Chine

C'est en Asie que le groupe français a le plus souffert puisque ses ventes en données comparables ont reculé, baissant même de 6,4% en Chine (hors essence et effet de calendrier).  "Nous allons continuer à ouvrir des magasins en [dans le pays], c'est certain", a cependant indiqué le directeur financier de l'entreprise.

Au niveau mondial, la hausse des ventes s'est accélérée au dernier trimestre, pour atteindre 83,99 milliards d'euros. Un niveau quasi stable, de 0,3% inférieur à celui de l'année précédente. Toutefois, hors effet de changes, carburant, différences de calendrier d'une année sur l'autre et évolution de la surface commerciale, les ventes progressent de 3,9%.

En Bourse, Carrefour sourit, Casino un peu moins

En Bourse, les marchés saluent l'année de Carrefour, un peu moins celle de Casino. Le titre du premier a augmenté de 1,84% ce vendredi matin après la diffusion de ces résultats, tandis que celui de Casino a chuté de 3,92%. Ce dernier a pourtant lui aussi indiqué la veille une progression de ses résultats dans le monde au cours du quatrième trimestre.

En outre, sur l'ensemble de l'année, sa croissance est comparable à celle de son rival français puisqu'elle baisse de 0,3% mais augmente de 4,7% hors effets de change, etc., pour atteindre un niveau bien total de 48,5 milliards d'euros.

Les ventes se sont toutefois repliées de 1,6% en France lors des trois derniers mois de l'année, alors que le groupe avait indiqué espérer un retour de la croissance organique dans l'Hexagone.

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Commentaires
a écrit le 16/01/2015 à 16:09 :
Depuis un moment, déflation et récession obligent, une certaine presse française veut nous faire croire que tout ce qui est français se porte magnifiquement bien dans le monde, sauf en France. Est-ce même vrai ? Au fait, dès qu'on se renseigne "comme il faut" on apprend que la réalité en est toute une autre, que les "exploits" de nos marques sont assez relatifs et nuancés. Drôle de raisonnement de nos journalistes pour inculquer de l'espoir chez nous, décidément.
a écrit le 16/01/2015 à 15:56 :
@La tribune : merci de préciser, pour l'évolution des ventes, si c'est en valeur ou en volume. Car celà change tout, notamment en Argentine où l'inflation est énorme.
a écrit le 16/01/2015 à 14:35 :
Croissance de 30% en Argentine, mais avec une inflation de 40% annuelle... Tout est relatif et en l'occurence,cela prouve qu'ils perdent des parts de marché en Argentine...
Réponse de le 16/01/2015 à 16:01 :
Les comptes sont consolidés en France. Ils connaissent un tout petit peu les rudiments de la comptabilité, leurs actionnaires aussi ... pas comme vous semble-t-il.
Réponse de le 17/01/2015 à 10:17 :
heureusement que vous êtes là pour relever le débat.
a écrit le 16/01/2015 à 13:23 :
Encore une preuve que le consommateur asiatique est de loin moins abruti que le sud-américain. Cherchez l'erreur. :-))
Réponse de le 16/01/2015 à 22:47 :
Pourtant, en France les asiatiques sont les premiers consommateurs de produits bling-bling.

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