Le Salon du livre sous le signe du Japon et du numérique

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Après l'avoir déjà été en 1997, le Japon est de nouveau à l'honneur au Salon du Livre, qui ouvre ses portes de du 16 au 19 mars à Paris. Le numérique, qui grignote de plus en plus de parts de marché, sera, lui aussi, mis en avant lors de cette 32e édition.

Un an après Fukushima, le 32e Salon du livre, qui se tient de vendredi à lundi à Paris, met à l'honneur les lettres japonaises avec vingt auteurs présents, du Nobel de littérature Kenzaburô Oe aux plus populaires des "mangakas", les auteurs de mangas. Les organisateurs du Salon avaient envisagé d'inviter le Japon avant même la catastrophe du 11 mars 2011. Et ce sera la deuxième fois, après 1997, que ce pays sera au coeur de cette manifestation qui a accueilli l'an dernier 186.000 visiteurs et en espère 200.000 cette fois, dont 30.000 jeunes.

En tout, ce sont 2.000 auteurs et 1.200 éditeurs de quarante pays qui se retrouvent Porte de Versailles pour ce rendez-vous populaire et professionnel. Un pavillon de 500 m2 est consacré aux lettres nippones, avec un espace dédié au manga, dont les Français sont les plus grands lecteurs après les Japonais. La prise en compte d'une réalité sur le marché du livre : le japonais est la deuxième langue la plus traduite en France, avec 8,8% des traductions. Loin derrière l'anglais, bien sûr (59.9%).

"Nous avons une double raison d'inviter le Japon, par solidarité après la tragédie qui l'a frappé et en raison des liens très forts qui unissent nos deux pays et nos littératures", souligne Antoine Gallimard, président du Salon et du Syndicat national de l'édition. Les écrivains japonais vont ainsi témoigner de la richesse de leur littérature mais aussi de leur état d'esprit un an après le séisme suivi du tsunami qui ont frappé le pays. Plusieurs rencontres sont prévues sur le thème de la politique et du manga ou sur la littérature après Fukushima.

Pour la première fois, un grand stand du géant américain Amazon

Autre star du 32e salon du livre : le numérique, qui grignote de plus en plus de parts de marché dans le secteur du livre. Pour la première fois, un stand de 80m2 est accordé au géant américain Amazon. Il n'y vendra pas de livres mais présentera sa liseuse Kindle. D'autres stands seront consacrés aux liseuses concurrentes, à côté de ceux des éditeurs, petits et grands, qui proposent chacun leur meilleur choix d'ouvrages et des rencontres avec les auteurs.

Est-ce une hérésie dans un salon du livre ? "La présence d'Amazon ne me choque pas. C'est une réalité. Ce sera l'occasion de débattre" de la distribution en ligne et du numérique, souligne le PDG de Gallimard, qui a signé des accords avec Amazon. "Ce qui est choquant, c'est leur rejet de l'exception culturelle française", note-t-il. La question de la place du numérique dans le marché du livre sera largement débattue autour de plusieurs débats et rencontres.  Car s'il est encore embryonnaire, le marché du numérique se développe peu à peu en France. Selon l'institut GfK, 18% des Français (13% en 2010) ont téléchargé 1,1 million de livres numériques en 2011, de façon payante, pour un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 15/03/2012 à 16:09 :
Vive le japon

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