Le cahier des charges pour la privatisation de la gestion des aéroports de Lyon et de Nice n'est pas encore arrêté. Mais pour Xavier Huillard, le PDG de Vinci, il sera plus contraignant que celui qui a prévalu l'an dernier pour la privatisation de l'aéroport de Toulouse, cédé à un consortium chinois, aux dépens, notamment, des deux acteurs aéroportuaires français, Aéroports de Paris et Vinci.
Le choix de l'Etat en faveur de l'offre chinoise, dont le prix dépassait d'une cinquantaine de millions d'euros celle des Français, mais dépourvue d'expérience dans le métier, avait provoqué une grosse polémique. Le cahier des charges a fait l'objet de vives critiques dans la mesure où il n'imposait pas aux acheteurs de se prévaloir d'une telle expérience.
Pour certains observateurs, cet oubli découlait de la volonté de l'Etat d'optimiser le produit de la cession. Pour d'autres, cela n'a pas eu de conséquence dans la mesure où, outre la valeur du chèque, le projet industriel chinois était également le plus séduisant.
Jeudi dernier, lors de la présentation des résultats annuels 2014, après avoir indiqué ne «pas avoir de commentaire à faire sur Toulouse», Xavier Huillard a qualifié «le cahier des charges de cette cession «d'assez light» sur deux points : l'obligation pour les candidats de justifier d'une expérience dans le secteur aéroportuaire et de préciser l'origine des fonds.
Et d'indiquer :
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Vinci sera candidat à la privatisation des aéroports de Nice et de Lyon. «Nous avons vocation à être là», a indiqué Xavier Huillard. « Pour être crédible, compétitif, légitime quand nous nous présentons dans un certain nombre d'opérations à l'international, il faut être fort et montrer que l'on a été capable de développer nos métiers sur nos marchés ». Vinci gère plus d'une dizaine d'aéroports en France.
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