Alstom: la direction ne prendra "aucune décision" pour Belfort avant la fin des négociations

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Alstom va-t-il faire marche arrière concernant le site d'Alstom ? Depuis l'annonce la semaine dernière de la fin de l'activité de production sur le site historique belfortain en 2018, le groupe est soumis à la fois à la pression du gouvernement, qui se serait bien passé de ce dossier brûlant à moins d'un an de la présidentielle, et des élus locaux qui craignent pour l'emploi.
La direction du groupe tente donc de calmer le jeu. "Alstom confirme s'être engagé dans des discussions avec le gouvernement français sur l'avenir de son site de Belfort. Aucune décision ne sera prise avant leurs conclusions" a expliqué le groupe mardi soir à l'AFP. Pour la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie Guite-Dufay, "Il faut laisser du temps au temps pour la négociation. Les réponses à apporter à Alstom sont complexes. Ce n'est pas en 48 heures qu'on aura une réponse" a-t-elle expliqué au sortir d'une réunion avec Henri Poupart-Lafarge, le Pdg d'Alstom.
Un peu plus tôt dans la journée, c'est un message de ce dernier qui avait provoqué la colère des élus locaux. Rédigé le week-end dernier mais distribué ce mardi aux salariés, le Pdg y expliquait qu'il était "impossible d'assurer un avenir pérenne" au site de Belfort. Une communication qui tombait mal, et sur laquelle Alstom a finalement décidé de revenir.
L'Etat et Alstom ont donc commencé à chercher des solutions pour pérenniser l'activité belfortaine. Mardi matin, le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, avait dévoilé cinq contrats qui pourraient permettre au constructeur ferroviaire de remplir son carnet de commandes. Même avec un "coup de pouce" du gouvernement, rien ne garantit cependant qu'Alstom sorte vainqueur de tous ces appels d'offres.
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(Avec AFP)
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