Comment réconcilier le train et l'avion? Air France, la SNCF, ADP, Michelin répondent
Patrick Cappelli
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La guerre entre l'avion et le train est-elle finie ? La pression sociale exercée sur le transport aérien a conduit le gouvernement à légiférer en faveur d'une interdiction des vols intérieurs dès lors qu'existe une alternative ferroviaire en moins de 2h30, hors vols vers les hubs pour le trafic de correspondance. Un moindre mal pour l'industrie aéronautique par rapport aux exigences de la Convention Citoyenne qui réclamait la suppression des vols sur tous les axes assurés par le train en moins de 4 heures. Ce qui revenait à supprimer la quasi-totalité des vols intérieurs français.
Ce choix politique concerne en fait peu de trajets : Paris-Orly-Nantes, Orly-Lyon, Orly-Bordeaux, mais pas les vols au départ de ces métropoles régionales vers Roissy-Charles de Gaulle. Sur les deux premières liaisons, la clientèle aérienne domestique est assez faible. La liaison avec Bordeaux, en revanche, peut poser un problème aux entreprises installées près de l'aéroport bordelais.
« Cette loi illustre un alignement des planètes en faveur de la mobilité durable, tout comme le Green Deal européen. Mais il ne faut pas opposer artificiellement train et avion. Nous souhaitons travailler de la manière la plus complémentaire avec Air France », a tempéré Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, pour qui l'enjeu principal pour les deux industries est de se décarboner.
Pour rappel, le transport aérien représente entre 2 et 3% des émissions de carbone dans le monde. Et les acteurs de l'aviation entendent relever le défi de la décarbonation du secteur, alors que le transport aérien est appelé à croître au cours des prochaines années.
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« En 2040, l'avion électrique sera opérationnel pour les petits trajets, des avions à hydrogène voleront sur les distances moyennes et les long courriers seront propulsés par des carburants durables. L'important, c'est de décarboner l'avion », a indiqué Augustin de Romanet, le PDG du groupe ADP. Un changement de paradigme qui, peut-être, sera accompagné à l'avenir d'une nouvelle climat beaucoup plus dure pour le transport ferroviaire.
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Patrick Cappelli