Les trois fédérations représentatives de la mobilité du quotidien sonnent l'alerte après une décision de la Commission européenne les concernant au premier chef. Le Groupement des autorités organisatrices de transport (GART) qui porte la voix des élus locaux responsables de la compétence transport, l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) qui représente les opérateurs ferroviaires, de transport public urbain et les gestionnaires d'infrastructures ferroviaires (RATP, SNCF...), ainsi que la Plateforme automobile (PFA) qui incarne la filière de l'automobile et des mobilités, viennent d'écrire à la Première ministre à propos du règlement révisant les normes d'émission de CO2 pour les véhicules lourds.
En 2030, tout bus mis en service dans une ville de l'Union européenne devra être zéro émission. « Les fabricants pourront recourir aux technologies de leur choix pour atteindre cet objectif, par exemple l'électrification, les piles à hydrogène ou l'hydrogène », a précisé la Commission européenne. Les camions, bus urbains et bus longue distance génèrent en effet près de 6% des émissions de gaz à effet de serre de l'UE et près de 25% du transport routier, à rebours de l'objectif de neutralité carbone à horizon 2050.