Le dijonnais Icarsoft France surfe sur le succès du diagnostic automobile pour les particuliers
Amandine Ibled
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La console de diagnostic automobile d'Icarsoft France.
AMANDINE IBLED
Amandine Ibled
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La console de diagnostic automobile d'Icarsoft France.
AMANDINE IBLED
Depuis l'arrivée de l'électronique dans les véhicules, le besoin de détecter d'éventuels dysfonctionnements informatiques n'a cessé de croître. Au début réservés aux professionnels de la mécanique, dans les années 2010, les systèmes de diagnostic automobiles sont progressivement devenus accessibles aux particuliers. Pouvoir faire son propre diagnostic et détecter les pannes devient alors à la portée de tous. De quoi doper l'activité de tout un secteur :
« Le marché des outils de diagnostic automobile était évalué à environ 25 milliards de dollars en 2020, et il devrait atteindre une valeur d'environ 38 milliards d'ici 2026 tout en enregistrant un taux de croissance annuel composé (TCAC) de plus de 5,8% au cours de la période de prévision 2021-2026 », pointe un rapport du cabinet américain Mordor Intelligence.
Ce marché de niche a séduit Pierre Berton, dès 2012, lorsqu'il a commencé par créer son auto-entreprise sur le coin de la table de sa salle à manger. « Je cherchais un produit qui dégage de belles marges et avec peu de concurrents », se souvient-t-il. Amoureux de l'automobile et attiré par le e-commerce, le jeune entrepreneur démarre par des outils génériques d'entrée de gamme, autour d'une quinzaine d'euros, tels que des adaptateurs pour brancher la valise de diagnostic sur les voitures anciennes. « Au départ, je vendais uniquement sur des marketplaces, telles que Amazon, Cdiscount, Ebay, pour me faire connaitre sans créer de site internet », confie Pierre Berton. Face au succès des ventes en ligne, l'entrepreneur cherche une marque à développer en France et se rend en Chine, à Shenzen, où il rencontre les dirigeants d'une jeune marque chinoise, Icarsoft, créée en 2014, qui cible principalement les particuliers. « Shenzen est au diagnostic automobile ce que la Silicon Valley est à la technologie », raconte Alice Berton, co-fondatrice de l'entreprise.
À lire également
Le couple tente le pari d'importer la marque en France, en commençant par traduire toutes les notices et les logiciels. Une première étape obligatoire pour un développement dans l'Hexagone. « Dans d'autres pays comme l'Allemagne, l'anglais ne pose pas de souci, mais si nous voulions nous implanter en France, il fallait passer par la traduction », assure Alice Berton. En 2019, le site Internet Icarsoft France voit le jour. Aujourd'hui, entre 120 et 200 commandes y sont effectuées chaque jour. Ce qui représente un chiffre d'affaires de 800.000 euros environ par mois.
Amandine Ibled