Paris et les opérateurs s'engagent à réguler la prolifération des trottinettes

Les trottinettes electriques bientot soumises au code de la route
FABIAN BIMMER

Les trottinettes electriques bientot soumises au code de la route
FABIAN BIMMER
La prolifération de ce mode de transport qui a conquis les rues parisiennes en quelques mois s'est transformée en casse-tête que la Ville, mais aussi le gouvernement, cherchent à réguler. Elles sont environ 15.000 à Paris dont la situation arrive à "saturation", selon la mairie.
Dans cette charte préparée pendant plusieurs mois, les dix opérateurs présents sur l'espace public parisien s'engagent "à mettre les trottinettes dans des emplacements dûment spécifiés et répertoriés" et à "faire en sorte" que les usagers y aient recours.
Début avril, le Conseil de Paris s'était engagé à créer 2.500 places de stationnement dédiées aux trottinettes. La Ville avait également adopté une série de mesures dont la verbalisation à hauteur de 135 euros en cas de circulation sur les trottoirs et 35 euros en cas de stationnement gênant.
La Ville exige également des opérateurs qu'ils mettent "gracieusement" à sa disposition "des données sur le déploiement et l'usage du service" destinées à une "meilleure connaissance des flux" et "l'optimisation des espaces de stationnements".
Les opérateurs s'engagent aussi dans une démarche "solidaire et durable" en étant vigilants au recyclage des trottinettes, à l'approvisionnement en électricité verte ou encore à leur responsabilité sociale envers les salariés et prestataires.
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Ce texte, qui doit être adopté en juillet, définit le cadre d'utilisation des engins en libre-service comme les trottinettes ou les vélos. M. Missika a souhaité qu'il permette aux villes de "contingenter le nombre de trottinettes".
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De leur côté, les opérateurs ont salué la signature de cette charte et les "règles nécessaires", selon Arthur Jacquier, directeur général de Lime en France, leader sur le marché parisien avec "quelques milliers" de trottinettes à Paris, alors que le directeur France de Bolt, Henri Capoul, s'est dit "ravi de travailler avec la Mairie de Paris".
(Le titre et les intertitres sont de latribune.fr)