Paris et les opérateurs s'engagent à réguler la prolifération des trottinettes

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Les opérateurs s'engagent aussi dans une démarche solidaire et durable en étant vigilants au recyclage des trottinettes, à l'approvisionnement en électricité verte ou encore à leur responsabilité sociale envers les salariés et prestataires.
Les opérateurs s'engagent aussi dans une démarche "solidaire et durable" en étant vigilants au recyclage des trottinettes, à l'approvisionnement en électricité verte ou encore à leur responsabilité sociale envers les salariés et prestataires. (Crédits : FABIAN BIMMER)
Les opérateurs de location de trottinettes électriques et la Mairie de Paris ont signé, ce lundi 13 mai 2019, une "charte de bonne conduite" pour renforcer la régulation de la circulation et du stationnement des trottinettes en libre-service dans la capitale.

La prolifération de ce mode de transport qui a conquis les rues parisiennes en quelques mois s'est transformée en casse-tête que la Ville, mais aussi le gouvernement, cherchent à réguler. Elles sont environ 15.000 à Paris dont la situation arrive à "saturation", selon la mairie.

"Avec cette charte nous espérons que c'est une étape dans la construction d'une bonne relation avec les opérateurs", a déclaré Christophe Nadjovski, adjoint aux transports, lors d'une conférence de presse en présence des opérateurs signataires : Lime, Bird, Bolt, Jump, Wind, Tire, Hive, Dott, Voi et Flash.

2.500 places de stationnement

Dans cette charte préparée pendant plusieurs mois, les dix opérateurs présents sur l'espace public parisien s'engagent "à mettre les trottinettes dans des emplacements dûment spécifiés et répertoriés" et à "faire en sorte" que les usagers y aient recours.

Début avril, le Conseil de Paris s'était engagé à créer 2.500 places de stationnement dédiées aux trottinettes. La Ville avait également adopté une série de mesures dont la verbalisation à hauteur de 135 euros en cas de circulation sur les trottoirs et 35 euros en cas de stationnement gênant.

Vers une démarche "solidaire et durable" des opérateurs ?

La Ville exige également des opérateurs qu'ils mettent "gracieusement" à sa disposition "des données sur le déploiement et l'usage du service" destinées à une "meilleure connaissance des flux" et "l'optimisation des espaces de stationnements".

Les opérateurs s'engagent aussi dans une démarche "solidaire et durable" en étant vigilants au recyclage des trottinettes, à l'approvisionnement en électricité verte ou encore à leur responsabilité sociale envers les salariés et prestataires.

En cas d'échec de l'autorégulation, une interdiction provisoire

"Si l'autorégulation échoue, la seule solution (...) consist(era) à interdire provisoirement en attendant la nouvelle loi", a prévenu Jean-Louis Missika, adjoint à l'urbanisme à la Mairie de Paris, en évoquant le projet de loi d'orientation des mobilités (LOM).

Ce texte, qui doit être adopté en juillet, définit le cadre d'utilisation des engins en libre-service comme les trottinettes ou les vélos. M. Missika a souhaité qu'il permette aux villes de "contingenter le nombre de trottinettes".

De leur côté, les opérateurs ont salué la signature de cette charte et les "règles nécessaires", selon Arthur Jacquier, directeur général de Lime en France, leader sur le marché parisien avec "quelques milliers" de trottinettes à Paris, alors que le directeur France de Bolt, Henri Capoul, s'est dit "ravi de travailler avec la Mairie de Paris".

(Le titre et les intertitres sont de latribune.fr)

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Commentaires
a écrit le 14/05/2019 à 13:20 :
Ce ne sont pas les trottinettes qu'il faut interdire, ce sont le mégapoles
qui concentrent tous les problèmes de mobilité urbaine, de pollution, de logement, de sécurité, de mal vivre. La grande ville: une horreur !
a écrit le 14/05/2019 à 11:56 :
C'est curieux cette acharnement de la mairie de Paris contre les trottinettes alors que la ville est particulièrement sale, entre une trottinette et un tas d’immondice, Mme Hidalgo a semble t il choisi sa priorité. Ne serait ce pas la concurrence faite aux velib qui dérangerait la mairie de Paris?
Réponse de le 14/05/2019 à 13:26 :
@krea, un tas d'immondices n'a jamais blessé personne.
Réponse de le 14/05/2019 à 15:02 :
Si tout le monde se comportait un minimum correctement, il n'y aurait ni tas d'immondice ni trottinette en vrac. On pourra mettre le/la Maire qu'on veut, avec l'état d'esprit actuel, c'est peine perdue. A moins d'augmenter significativement le nombre de personnels chargé de nettoyer.
Réponse de le 14/05/2019 à 15:13 :
Dans l'article il est fait référence au stationnement de ces engins. Leur circulation sur le trottoir étant déjà sanctionnée par une amende de 125 euros.

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