Déjà en souffrance en 2019, le secteur du recyclage craint le pire pour 2020
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La crise sanitaire a suspendu une partie des activités dans diverses filières.
REUTERS/Charles Platiau
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La crise sanitaire a suspendu une partie des activités dans diverses filières.
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Les entreprises du recyclage ont connu un ralentissement en France l'an dernier, après trois ans de croissance, affectées notamment par un manque de débouchés et des prix de revente en baisse pour la plupart des matières, selon leur fédération, Federec, qui a présenté le 28 octobre son rapport annuel. Le chiffre d'affaires du secteur a, pour la première fois depuis 2016, connu en 2019 une baisse de 5,9%, à quelque 8,5 milliards d'euros. La plupart des filières ont vu leur activité baisser fortement.
Pour 2020, quatre acteurs interrogés sur cinq prévoient une diminution de leur chiffre d'affaires, de l'ordre de 20% en moyenne.
Des filières comme les papiers-cartons ou les plastiques étaient même début 2020 "au bord de la rupture", avant l'arrivée de la crise sanitaire qui a suspendu une partie de leurs activités, souligne Jean-Luc Petithuguenin, par ailleurs patron du groupe Paprec.
Certaines filières ont souffert aussi d'une baisse importante des cours des matières (métaux ferreux et non ferreux, papiers-cartons), quand d'autres ont résisté (déchets du BTP, bois, plastiques). Federec réclame donc aux pouvoirs publics plus d'incitations réglementaires en faveur de l'incorporation de matières issues du recyclage dans les nouveaux produits.
La France compte 1.200 entreprises (des PME à 90%) et 2.400 établissements exerçant une activité de recyclage. En 2019, les effectifs (environ 30.800 personnes) ont diminué d'environ 1% par rapport à 2018, en lien avec le recul des tonnages collectés. Mais malgré leurs difficultés, les entreprises continuent d'investir dans des équipements pour se moderniser, insiste Federec, qui relève une hausse de 2% de l'investissement en 2019 à 625 millions d'euros.
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Autre priorité pour le secteur, l'essor de solutions concrètes pour que les refus de tri puissent être pris en charge. "Le tri génère des indésirables qui ne sont pas recyclables, mais peuvent être valorisés, notamment sous forme de CSR (+combustibles solides de récupération+) dans des chaudières industrielles ou des réseaux de chaleur urbain", au lieu d'être encore trop souvent éliminés, souligne le président de Federec. Plusieurs lois récentes prévoient le développement de ces activités.
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