Pour Jensen Huang, PDG de Nvidia, l’IA générative constitue « la plus grosse révolution dans l’histoire de l’informatique »
Guillaume Renouard, à Las Vegas.
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jensen Huang, patron de Nvidia.
Snowflake
Guillaume Renouard, à Las Vegas.
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jensen Huang, patron de Nvidia.
Snowflake
«
Il s'agit de la plus grosse révolution dans l'histoire de l'informatique : des ordinateurs capables d'écrire du logiciel pour d'autres ordinateurs. Le tout à l'aide d'une interface extrêmement facile à utiliser, à laquelle on peut confier à peu près n'importe quelle tâche, le tout en s'exprimant en langage naturel.
» Ainsi parlait Jensen Huang, le patron de Nvidia, lors de la conférence annuelle de l'entreprise Snowflake qui se tenait cette semaine à Las Vegas.Venu sur scène pour présenter le nouveau partenariat de son entreprise avec le spécialiste de la gestion des données dans le cloud, il a, à plusieurs reprises, insisté sur le saut quantique que représente selon lui l'intelligence artificielle générative.
Il faut dire que la vague de l'IA générative a déjà fortement bénéficié à Nvidia. Le cours de l'action de l'entreprise a connu une hausse vertigineuse de 200% depuis le début de l'année, portant sa valeur de marché à plus de 1 000 milliards de dollars, un record historique. Au premier trimestre, son chiffre d'affaires s'est accru de 14% d'une année sur l'autre. Au deuxième, il pourrait battre les estimations de Wall Street de plus de 50%.
À lire également
Des performances que les analystes et le management de Nvidia attribuent notamment à l'enthousiasme suscité par les possibilités de l'IA générative. Celui-ci entraîne une ruée vers les unités de traitement graphiques (ou graphic processing units, GPUs, par opposition aux central processing units ou CPUs, les microprocesseurs traditionnels), utilisées pour l'intelligence artificielle, et sur lesquelles Nvidia détient une part de marché de 88%, selon Jon Peddie Research, un cabinet de recherche en informatique.
Guillaume Renouard, à Las Vegas.