Qui sont les prétendants au titre de premier Titan européen ?

Cours de reference de $132 pour l'action spotify
Christian Hartmann

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Christian Hartmann
Année record pour les levées de fonds, des licornes de plus en plus nombreuses... L'écosystème tech européen n'a jamais été aussi dynamique. Au point d'avancer "inéluctablement vers l'émergence de son premier Titan", société valorisée plus de 50 milliards de dollars, selon un rapport de GP Bullhound, banque internationale d'affaires et de conseil dans le secteur technologique, publié le 5 juillet (voir méthodologie en bas de l'article). Pour autant, les entreprises prétendantes au titre sont encore loin de passer la barre des 50 milliards de dollars... Et l'Europe est à la traîne.
Les titans, ces super-géants nés après 2000, cotés au non, sont actuellement entre les mains des États-Unis et de l'Asie. On en dénombre seulement six dans le monde : trois américains (Facebook, Uber, Tesla) et trois chinois (Baidu, Ant Financial, Didi Chuxing). Le rapport dresse une liste de cinq prétendants au titre de premier titan de la tech européenne. Le favori : Spotify. La plateforme de streaming suédoise, numéro un mondial, pourrait "atteindre bientôt le cap des 50 milliards de dollars avec une croissance de 122% au cours des 12 derniers mois portant sa valorisation actuelle à 28,8 milliards de dollars depuis son introduction en bourse en mars dernier", note le rapport. Pour autant, la plateforme doit encore multiplier son chiffre d'affaires par 1,8 pour y prétendre.
Loin derrière Spotify, et donc loin du titre de titan, se trouve l'allemand Zalando. Valorisé 12,8 milliards de dollars, la plateforme de ventes en ligne devra plus que quadrupler ses revenus pour entrer sur le podium. Sont également pressentis : le moteur de recherche russe Yandex (valorisé 10,9 milliards de dollars), l'allemand Delivery Hero (8,8 milliards de dollars) et le britannique Just Eat (7,2 milliards de dollars). Au-delà des revenus, les montants levés nécessaires pour obtenir le titre de titan sont encore loin de rattraper ceux des géants américains et asiatiques. En moyenne, les leaders européens ont levé 1,6 milliard de dollars, alors que les titans ont eu besoin de 7,3 milliards pour atteindre la barre des 50 milliards de valorisation.
Les États-Unis et l'Asie mènent aussi la danse pour le classement mondial des licornes, startups non-cotées valorisées plus de 1 milliard de dollars.
Pour autant, le nombre de licornes européennes ne cesse d'augmenter. Le Vieux Continent en a gagné 14 en un an, quand l'Asie en a engendré 31 et les États-Unis en ont généré 29. Parmi les nouvelles têtes européennes, l'application de banque britannique Revolut ou encore Cabify, le "Uber" espagnol, ont fait leur apparition. Au total, l'Europe revendique 69 licornes, contre seulement 30 en 2014. Cette croissance a été portée par des levées de fonds plus nombreuses, mais aussi des montants investit plus importants. Neuf startups européennes ont réalisé des "méga-levée de fonds" de plus de 200 millions de dollars ou plus, comme Deliveroo, Farfetch ou encore Delivery Hero.
Le Royaume-Uni reste le champion européen, avec désormais 26 licornes à son actif. Si la France est loin derrière, avec seulement 3 licornes (Blablacar, Criteo et Vente-privée), elle a "le vent en poupe", assure le rapport. Ainsi, une dizaine de startups françaises seraient candidates au statut de licorne dans les deux années à venir : Algolia, Actility (internet des objets), Believe Digital, la plateforme de streaming musical Deezer, la plateforme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib, la marketplace de bricolage ManoMano, la pépite du cloud Scality, Shift Technology ou encore Younited Credit.
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Méthodologie : GP Bullhound a analysé plus de 400 entreprises au sein de l'écosystème technologique européen, sur la base des critères suivants :
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