Google : les marchés font la fine bouche malgré d'excellents résultats

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Alphabet, maison-mère de Google, a enregistré un chiffre d'affaires de 33,74 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2018.
Alphabet, maison-mère de Google, a enregistré un chiffre d'affaires de 33,74 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2018. (Crédits : Arnd Wiegmann)
Alphabet, maison-mère de Google, a vu son bénéfice net bondir à 9,2 milliards de dollars (+36%) au cours du troisième trimestre. Mais la progression de son chiffre d'affaires (+21%) à 33,74 milliards de dollars, inférieure aux attentes, a entraîné un recul de plus de 4% du titre dans les échanges électroniques post-séance à Wall Street.

Google maintient son cap. Alphabet, maison-mère du géant de la publicité, a vu son bénéfice net bondir de 36% au troisième trimestre pour s'établir à 9,2 milliards de dollars, selon les chiffres publiés jeudi 25 octobre. À 13,06 dollars l'action, le bénéfice ajusté a fait 3 dollars de mieux qu'attendu - contrairement au chiffre d'affaires, qui a déçu les attentes des marchés. Alphabet peut pourtant se targuer d'avoir enregistré un chiffre d'affaires de 33,74 milliards de dollars (29,67 milliards d'euros), soit une hausse de 21% sur un an contre 24% l'an dernier. Le consensus le donnait à 34,05 milliards, selon des données Refinitiv. Le titre a ainsi reculé de plus de 4% dans les échanges électroniques post-séance à Wall Street.

Comme à l'accoutumée, l'essentiel de ses revenus viennent de la publicité, tirée par le mobile. La publicité a généré près de 29 milliards du chiffre d'affaires d'Alphabet sur la période, en hausse de 20,3% et supérieur au consensus le donnant à 28,76 milliards. Ses "autres paris", regroupant les activités d'Alphabet qui ne sont pas son cœur de métier (cloud, santé...), ont connu une hausse de leur chiffre d'affaires de 43% pour s'établir à 4,79 milliards de dollars - inférieur au consensus de 4,94 milliards.

Des dépenses toujours en hausse

Alphabet a vu sa marge opérationnelle rognée pour le troisième trimestre d'affilée - passant de 28% à 25% sur un an - à cause de l'augmentation de ses dépenses. Ses "coûts d'acquisition" de trafic (TAC), élément très observé, sont passés de 5,5 à 6,6 milliards sur un an. Ils sont versés à des tiers pour assurer à Google la mise en avant de ses produits, comme par exemple, le fait d'être le moteur de recherche par défaut sur des appareils. Ces coûts représentent 23% de ses recettes publicitaires - un chiffre stable sur un an. Le groupe a également massivement embauché, avec près de 94.400 employés fin septembre contre 78.100 l'an dernier à la même époque.

Google était, par ailleurs, secoué jeudi par des révélations autour de cas de harcèlement sexuel après une enquête du New York Times. Le groupe a indiqué avoir licencié 48 salariés, dont 13 hauts responsables, pour harcèlement sexuel au cours des deux dernières années, a écrit Sundar Pichai, le directeur général, dans un document interne adressé aux salariés dont l'AFP a obtenu copie. Sundar Pichai assure qu'aucun de ces salariés n'a reçu d'indemnités de départ, alors que le New York Times affirme que la firme de Mountain View a étouffé plusieurs cas de harcèlement concernant de hauts responsables dont Andy Rubin, créateur du système d'exploitation mobile Android, qui a démenti.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 26/10/2018 à 17:56 :
Les nuls qui sont censés gérer l'Europe n'ont toujours pas limité la part de marché de google à 50% comme cela devrait être cas pour des raisons d'anti-trust et de développement de nos propres entreprises européennes...
Quant aux populistes que les médias "mainstream" dénoncent sans arrêt,ils ne sont que la résultante de l'inaction de ces politiciens et autres technocrates irresponsables et corrompus .
a écrit le 26/10/2018 à 12:22 :
"Le groupe a également massivement embauché,"

Ben voilà, les actionnaires milliardaires n 'aimant pas partager leurs dividendes avec les salariés, on a la raison de cette drôle de réaction.

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