Smart City : le réseau Smiile lève 1,3 million d'euros pour se renforcer dans le B2B

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Bailleurs sociaux, collectivités territoriales, promoteurs immobiliers et aménageurs peuvent notamment utiliser Smiile pour faire remonter des anomalies, diffuser des alertes en temps réel, mais également lancer des projets locaux ou des discussions citoyennes, voire des formes d'entraide locale (covoiturage, prêt de matériel, achats groupés etc.).
Bailleurs sociaux, collectivités territoriales, promoteurs immobiliers et aménageurs peuvent notamment utiliser Smiile pour faire remonter des anomalies, diffuser des alertes en temps réel, mais également lancer des projets locaux ou des discussions citoyennes, voire des formes d'entraide locale (covoiturage, prêt de matériel, achats groupés etc.). (Crédits : Luc Legay)
Créé en 2014 à Saint-Malo, le réseau social d'échange de biens ou services entre habitants d'une même ville ou d'un même quartier veut développer son offre destinée aux acteurs de l'habitat. La Tribune l'a sélectionné pour la finale parisienne de son prix "10.000 startups pour changer le monde".

L'un des six lauréats de l'Ouest de la France pour l'édition 2018 du prix de La Tribune "10.000 startups pour changer le monde" voit de plus en plus grand. Smiile, qui concourra le 6 mars pour le prix national dans la catégorie Tech for good, a annoncé mardi 20 février une nouvelle levée de fonds. Le réseau social d'échange de biens ou services entre habitants d'une même ville voire d'un même quartier quartier, village, rue ou même résidence, vient de lever 1,3 million d'euros. Les contributeurs sont la Maif, qui depuis une première levée d'amorçage en 2015 figurait au capital avec les fondateurs ; le groupe Bouygues, qui investit via son fonds BIRD, vient "renforcer son actionnariat" avec "un nouveau family office" ; ainsi que la BPI, qui complète l'augmentation de capital avec un financement de 300.000 euros.

Une brique manquante des projets Smart City

Ces nouvelles ressources seront essentiellement consacrées à la promotion auprès de nouveaux acteurs (commerces de proximité, entreprises, politiques locaux) de l'offre B2B du réseau social, développée depuis un an auprès des bailleurs sociaux, des collectivités territoriales, des promoteurs immobiliers et des aménageurs, explique son fondateur et Pdg David Rouxel. Ces professionnels peuvent utiliser Smiile notamment pour faire remonter des anomalies, diffuser des alertes en temps réel, mais également lancer des projets locaux ou des discussions citoyennes, voire promouvoir des formes de mutualisation des ressources (covoiturage, prêt de matériel, achats groupés etc.). Une approche susceptible d'apporter "les briques humaines et servicielles qui manquent à ces nombreux projets Smart City et de quartiers innovants", selon Christian Grellier, président du fonds BIRD et directeur de l'innovation de Bouygues Immobilier.

Cette offre B2B, qui représente déjà 80% du chiffre d'affaires de la startup, constitue un pilier fondamental du modèle économique de Smilee, le volet grand public, malgré l'existence d'une commission sur les transactions payantes, n'étant pas susceptible d'apporter suffisamment de revenus. L'arrivée au capital "de deux acteurs industriels tels que la Maif et Bouygues" est par ailleurs rassurante, commente David Rouxel.

 Le "quick sharing" à l'horizon

L'autre volet du réseau social, qui depuis sa création en 2014 à Saint Malo a séduit 400.000 utilisateurs, ne sera pas pour autant abandonné. Le partage d'objets, services et idées entre habitants doit au contraire être facilité par le développement de nouvelles fonctionnalités. Une nouvelle option de "quick sharing", inspirée de Tinder, doit notamment permettre d'accélérer les échanges, notamment en cas d'événements extraordinaires comme une catastrophe naturelle.

En 2017, les téléchargements de l'application Smiile ont été multipliés par 2,5, alors que les utilisateurs du volet grand public ont augmenté de 75% et les partages de biens et services de 30%. 70 collectivités sont déjà partenaires.

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