8.000 : le nombre d'emplois qui pourraient être détruits dans les centres d'appels

Quelque 8.000 emplois sont menacés d'ici à la fin de l'année 2014 dans les centres d'appels en France, affirme le Syndicat des professionnels des centres d'appels (SP2C). La cause ? L'arrivée de Free qui a tiré les prix vers le bas et poussent les opérateurs à réduire leurs charges d'exploitations pour rester compétitifs.
L'arrivée de Free Mobile sur le marché de la télécommunication continue de faire des remous. Quelques 8.000 emplois dans les centres d'appels seront détruits d'ici fin 2014, à la suite de la guerre des prix qui se joue sur le marché de la téléphonie mobile, selon les chiffres du Syndicat des professionnels des centres d'appels (SP2C).
L'arrivée de Free Mobile sur le marché de la télécommunication continue de faire des remous. Quelques 8.000 emplois dans les centres d'appels seront détruits d'ici fin 2014, à la suite de la guerre des prix qui se joue sur le marché de la téléphonie mobile, selon les chiffres du Syndicat des professionnels des centres d'appels (SP2C). (Crédits : AFP)

L'arrivée de Free Mobile sur le marché de la télécommunication continue de faire des remous. Quelque 8.000 emplois dans les centres d'appels seront détruits d'ici fin 2014, à la suite de la guerre des prix qui se joue sur le marché de la téléphonie mobile, selon les chiffres du Syndicat des professionnels des centres d'appels (SP2C) cité par le Journal du dimanche.

Selon ce dernier :

"Depuis un an, 4.000 emplois ont été détruits en France et 4.000 autres suivront dans l'année qui vient, la profession, qui compte 55.000 salariés dans l'Hexagone, a été décimée à hauteur de 15% en deux ans"

Des craintes similaires s'étaient déjà exprimées l'an dernier.

>> Effet Free Mobile : 5 à 7.000 emplois menacés dans les centres d'appels

Puis, en mars 2013, Jean-Ludovic Silicani, le président de l'Arcep (le gendarme des télécoms), avait affirmé que l'arrivée de Free n'avait pas eu d'impact négatif sur le volume d'emplois dans le secteur.

"Free a été une bombe pour nous"

Cependant, le JDD affirme que la chute des prix provoquée par l'arrivée sur le marché de Free Mobile en janvier 2012 a été compensée par les opérateurs en taillant dans les coûts, notamment dans les services de relations clients.

"Free a été une bombe pour nous", raconte Laurent Uberti, le président du syndicat, cité par le quotidien. "Ils ne sont pas coupables, mais c'est un constat : leur arrivée a provoqué un véritable tsunami dans notre secteur".

>> Les 10 effets de l'arrivée de Free sur le marché

Le secteur perdra entre 20% et 25% de son chiffre d'affaires sur un an

Selon les chiffres du SP2C, l'ensemble du secteur français perdra entre 400 et 500 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013, soit entre 20% et 25% sur un an.

Certains de ces emplois perdus ont été délocalisés au Maghreb, en Côte d'Ivoire ou à Madagascar, où les téléopérateurs sont deux fois moins cher qu'en France, souligne le JDD. "La délocalisation des centres d'appels est irréversible", assure M. Uberti. "N'en déplaise aux différents gouvernements qui s'y sont opposés", ajoute-t-il.

Des chiffres moins élevés selon le ministère du redressement productif

Le cabinet du ministre du redressement productif a pour sa part assuré au JDD "ne pas avoir des chiffres aussi élevés" d'emplois détruits. Selon le journal, Arnaud Montebourg recevra bientôt les syndicats de la profession.

Durant l'été 2012, les ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin (Economie numérique) avaient demandé dans quelle mesure les opérateurs Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free pourraient rapatrier, du Maghreb notamment, une partie des emplois dédiés à leurs hotlines d'assistance technique et de service après vente.

>> L'arrivée de Free mobile est "une bonne chose en soi" selon Fleur Pellerin

"Capharnaüm" dans la téléphonie mobile, selon Montebourg

Arnaud Montebourg avait alors affirmé que rapatrier en France 10.000 emplois dédiés à l'assistance technique des opérateurs "coûterait en moyenne 20 centimes par forfait et par mois" aux abonnés.

Puis, en novembre 2012, le ministre du Redressement productif avait haussé le ton, parlant de "capharnaüm" dans la téléphonie mobile, à cause des prix cassés provoqués par l'arrivée de Free sur le marché.

>> Arnaud Montebourg tire encore à boulets rouges sur Free

Déjà des plans de départs volontaires en 2012

En 2012, SFR et Bouygues Telecom, qui employaient alors chacun quelque 10.000 salariés, ont tous deux annoncé des plans de départs volontaires visant à "sauvegarder leur compétitivité" face à l'arrivée fracassante de Free Mobile sur le marché de la téléphonie mobile : 556 postes pour Bouygues Telecom et 856 postes nets (1.123 postes supprimés au total et 267 créés) pour SFR.

>> Bug social chez Free

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Commentaires 11
à écrit le 24/09/2013 à 18:29
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Bah avant on avait un très mauvais service, les plates formes ont aggravées cette situation. Pour un même problème imaginons : trois appels : Trois interlocuteurs différents et trois réponses différentes. C'est çà les plates formes et dans tous les...

à écrit le 23/09/2013 à 18:14
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il faudrait plutôt mettre une loi qui dira que n'importe quel société qui prétend donné son service en France doit avoir son service client en France !!! on parle d'un nombre bien important d'emploi mais vous avez juste oublier que si on compte le no...

à écrit le 23/09/2013 à 16:41
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en passant d'un non free à free ma famille économise 130? par mois ce qui nous permet de régler notre augmentation d'IR ....10 familles comme la notre passées à free c'est un SMIC . Peut on faire un calcul du pouvoir d'achat récupéré par les cinq mi...

à écrit le 23/09/2013 à 15:48
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Numéro de dossier auprès du médiateur des télécoms 184XXX, et oui presque 200000 demandes de médiations. Je suis désolé pour ceux qui vont perdre leur travail, mais je ne les apprécie guère, pour leur docilité, leur incapacité à faire bloc contre la ...

à écrit le 23/09/2013 à 14:54
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Et dire qu'il "suffirait" d'une loi imposant que tous les sous traitants d'entreprises vendant des biens ou services en France doivent avoir un SMIC au moins égal au SMIC français. Mais je vois déjà les armées de lobbyistes des esclavagistes prêtes à...

à écrit le 23/09/2013 à 14:50
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De toute façon ils ne sont que l'alibi de SAV des grand opérateurs téléphoniques. Rares sont les fois ou l'on obtient une réponse précise a nos problèmes... En plus ils vont les delocaliser

à écrit le 23/09/2013 à 14:26
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La plupart de ces boites dans mon département sont placées sur liste noire: c'est à dire qu'il est vivement déconseillé à quiconque d'y travailler. Elles se sont tirés une balle dans chaque pied. Intelligent, non ? Est-ce le reflet du mangement d'auj...

à écrit le 23/09/2013 à 14:12
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"La standardisation des modes de management qui fait la part belle aux procédures dégradent la relation humaine". (voir article sur les RH dans le site de La Tribune) Tout est dit. On ne vous demande pas de réfléchir, de penser mais de suivre "The" p...

à écrit le 23/09/2013 à 12:59
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C'est bien connu : avant Free les opérateurs téléphoniques s'entendaient à imposer aux français des tarifs scandaleusement élevés pour... favoriser l'emploi en France... (rires)

à écrit le 23/09/2013 à 12:32
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Bel article de propagande... Les centres d'appels la belle affaire.... Comme si malgré les coûts il n'y avait plus besoin de support. Le vrai tueur des centres d'appels ce n'est pas free mais les sites internet de dépanage. De plus les centre d'a...

à écrit le 23/09/2013 à 10:40
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Ah, parlons-en des centres d'appel. Vous avez réussi à obtenir quelque chose d'un centre d'appel, vous ? Moi, rien, qu'ils les ferment, et d'urgence encore ! Et pourquoi il y a des centres d'appels, d'ailleurs ? parce que les produits sont mauvais !...

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