8.000 : le nombre d'emplois qui pourraient être détruits dans les centres d'appels

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L'arrivée de Free Mobile sur le marché de la télécommunication continue de faire des remous. Quelque 8.000 emplois dans les centres d'appels seront détruits d'ici fin 2014, à la suite de la guerre des prix qui se joue sur le marché de la téléphonie mobile, selon les chiffres du Syndicat des professionnels des centres d'appels (SP2C) cité par le Journal du dimanche.
Selon ce dernier :
Des craintes similaires s'étaient déjà exprimées l'an dernier.
Puis, en mars 2013, Jean-Ludovic Silicani, le président de l'Arcep (le gendarme des télécoms), avait affirmé que l'arrivée de Free n'avait pas eu d'impact négatif sur le volume d'emplois dans le secteur.
Cependant, le JDD affirme que la chute des prix provoquée par l'arrivée sur le marché de Free Mobile en janvier 2012 a été compensée par les opérateurs en taillant dans les coûts, notamment dans les services de relations clients.
"Free a été une bombe pour nous", raconte Laurent Uberti, le président du syndicat, cité par le quotidien. "Ils ne sont pas coupables, mais c'est un constat : leur arrivée a provoqué un véritable tsunami dans notre secteur".
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Selon les chiffres du SP2C, l'ensemble du secteur français perdra entre 400 et 500 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013, soit entre 20% et 25% sur un an.
Certains de ces emplois perdus ont été délocalisés au Maghreb, en Côte d'Ivoire ou à Madagascar, où les téléopérateurs sont deux fois moins cher qu'en France, souligne le JDD. "La délocalisation des centres d'appels est irréversible", assure M. Uberti. "N'en déplaise aux différents gouvernements qui s'y sont opposés", ajoute-t-il.
Le cabinet du ministre du redressement productif a pour sa part assuré au JDD "ne pas avoir des chiffres aussi élevés" d'emplois détruits. Selon le journal, Arnaud Montebourg recevra bientôt les syndicats de la profession.
Durant l'été 2012, les ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin (Economie numérique) avaient demandé dans quelle mesure les opérateurs Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free pourraient rapatrier, du Maghreb notamment, une partie des emplois dédiés à leurs hotlines d'assistance technique et de service après vente.
Arnaud Montebourg avait alors affirmé que rapatrier en France 10.000 emplois dédiés à l'assistance technique des opérateurs "coûterait en moyenne 20 centimes par forfait et par mois" aux abonnés.
Puis, en novembre 2012, le ministre du Redressement productif avait haussé le ton, parlant de "capharnaüm" dans la téléphonie mobile, à cause des prix cassés provoqués par l'arrivée de Free sur le marché.
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En 2012, SFR et Bouygues Telecom, qui employaient alors chacun quelque 10.000 salariés, ont tous deux annoncé des plans de départs volontaires visant à "sauvegarder leur compétitivité" face à l'arrivée fracassante de Free Mobile sur le marché de la téléphonie mobile : 556 postes pour Bouygues Telecom et 856 postes nets (1.123 postes supprimés au total et 267 créés) pour SFR.
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