5G : Huawei prêt à signer des accords de "non espionnage"

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(Crédits : Sergio Perez)
Le président de Huawei a assuré, mardi 14 mai, que son groupe était prêt à signer des accords de "non espionnage", au moment où Washington tente de convaincre ses alliés occidentaux d'exclure l'équipementier chinois du déploiement de la 5G sur leur sol.

Liang Hua, le président de Huawei, est prêt à montrer patte blanche pour sauver les meubles. Alors que Huawei continue de susciter méfiance et hostilité quant à l'implantation de sa technologie 5G dans certains pays occidentaux, son président a assuré, mardi 14 mai, que son groupe était prêt à signer des accords de "non espionnage". Une déclaration qui intervient au moment où Washington tente de convaincre ses alliés occidentaux d'exclure l'équipementier chinois du déploiement de la 5G sur leur sol"Nous sommes prêts à signer des accords de "non espionnage" avec les gouvernements, y compris le gouvernement britannique, à nous engager à ce que nos équipements respectent les normes en matière de non espionnage", a déclaré Liang Hua lors d'une conférence de presse à Londres.

Le gouvernement américain a interdit à ses agences d'acquérir des équipements de Huawei, craignant que Pékin ne puisse espionner leurs communications et accéder à des infrastructures essentielles du pays si le constructeur chinois se voyait autorisé à développer des réseaux étrangers 5G offrant le transfert instantané de données. Huawei nie ces accusations en bloc. Mardi également, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a appelé le Royaume-Uni à garder à l'esprit la sécurité de son réseau mobile alors que le gouvernement britannique étudie une participation de Huawei aux infrastructures 5G du pays.

Le Royaume-Uni divisé sur le sort de Huawei

"Ce qui importe pour l'Otan, c'est que ces décisions (concernant la 5G) soient prises d'une manière qui garantisse la sécurité", a déclaré M. Stoltenberg, lors d'une conférence à Londres. "Il n'est pas possible de faire l'économie de cette réflexion", a-t-il insisté, avant une rencontre avec la Première ministre britannique, Theresa May.

Lire aussi : Au Royaume-Uni, le feu vert à Huawei dans la 5G fait jaser

Au Royaume-Uni, la question divise l'exécutif. Theresa May a donné un premier feu vert, le 23 avril, à une participation limitée de Huawei aux infrastructures 5G lors d'une réunion du Conseil de sécurité nationale, selon une information parue dans le quotidien Daily Telegraph. Mais le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a insisté la semaine dernière sur le fait qu'aucune décision n'avait été prise et que Londres "ne prendrait jamais une décision qui compromettrait (sa) capacité à partager des renseignements" avec ses proches alliés.

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Commentaires
a écrit le 16/05/2019 à 9:43 :
Ca ne mange pas de pain un "accord" , surtout quand il n'est pas respecté !!!
a écrit le 15/05/2019 à 11:36 :
"signer des accords de "non espionnage"" et aussi de refuser toute demande de la NSA, méfiance avec les grands oreilles américaines. Non, on me dit que la NSA travaille pour le bien des USA, ça change tout, c'est un devoir d'espionner, euh, de surveiller plutôt. :-)
a écrit le 15/05/2019 à 11:13 :
Quel sera la valeur d'un tel accord ? Il me semble que les entreprises comme Huawei ont l'obligation de transmettre toutes les données en leur possession au gouvernement Chinois.
Réponse de le 15/05/2019 à 13:33 :
Étant donné que Google participe très docilement à la censure en Chine, j'imagine qu'il doit collaborer avec le gouvernement US avec encore plus de zèle.
Donc au lieu de vous inquiétez sur vos données personnelles qu'Huawei n'a pas, vous feriez mieux de vous inquiéter de celles que Google possède.
a écrit le 15/05/2019 à 10:57 :
"Nous promettons de ne pas vous espionner !" :D

On leur a laissé tout faire beaucoup trop facilement à ces chinois du coup ils croient que c'est comme ça tout le temps, facile !

Mais bon eux au moins ne sont pas en total déclin comme notre UE.

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