Les planètes sont alignées pour Christel Heydemann à la tête d’Orange
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Actuelle patronne de Schneider Electric Europe, Christel Heydemann est administratrice d'Orange depuis 2017.
Schneider Electric
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Actuelle patronne de Schneider Electric Europe, Christel Heydemann est administratrice d'Orange depuis 2017.
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Article réactualisé le 23/01 à 13h40 (réunion d'un conseil d'administration d'Orange prévue vendredi)
Dans la course à la succession de Stéphane Richard à la tête d'Orange, elle fait désormais figure de très grande favorite. Selon nos informations, un consensus se dégage désormais en faveur de Christel Heydemann pour prendre la direction générale du géant français des télécoms. Comme l'a indiqué BFM Business ce mardi, elle a aujourd'hui les faveurs de l'Élysée. Bercy, pour sa part, n'a pas caché qu'il souhaitait voir une femme prendre les commandes d'Orange. « À compétences égales, le ministre [Bruno Le Maire, Ndlr] souhaite que ce soit une femme qui reprenne la direction d'Orange », a déclaré le ministère à l'AFP il y a dix jours. L'avis de l'État est crucial dans cette nomination, puisqu'il reste le premier actionnaire de l'opérateur, à hauteur de 23%. Selon Reuters, le conseil d'administration d'Orange, auquel Christel Heydemann siège depuis 2017, doit se réunir vendredi pour la nommer officiellement.
Actuelle patronne de Schneider Electric Europe, Christel Heydemann coche plusieurs cases importantes. En premier lieu, elle connaît bien la maison. Elle est administratrice d'Orange depuis 2017. Le secteur des télécoms ne lui est pas inconnu. A 47 ans, cette polytechnicienne et ingénieure des Ponts et Chaussées a passé 15 ans chez l'équipementier Alcatel. Elle en a notamment été la DRH, ce qui constitue un atout de choix dans une entreprise comme Orange où l'aspect social est déterminant, notamment après la crise des suicides de 2008-2009. Christel Heydemann est aussi engagée sur le front de l'égalité entre les hommes et les femmes, comme sur les problématiques de conciliation entre le travail et la vie privée.
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Le consensus à son égard ne signifie pas qu'elle bénéficie d'un soutien unanime. Mais elle devancerait désormais nettement, nous dit-on, les autres candidats retenus par le comité de nomination d'Orange, à savoir Ramon Fernandez, le directeur financier de l'opérateur, et Frank Boulben, actuel directeur des ventes de l'américain Verizon. Candidat interne, le premier a toujours incarné une forme de continuité vis-à-vis de Stéphane Richard. Le second a séduit lors des auditions. Il proposait notamment « d'infléchir fortement la stratégie d'Orange, en multipliant les partenariats dans les métiers moins stratégiques comme la cybersécurité, les contenus télé ou la banque », écrit BFM Business. Mais les possibles conséquences sociales d'un tel projet, conjuguées à un côté « management à l'américaine », en auraient rebuté certains.