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Technos & MediasTélécoms

Télécoms : en Espagne, la casse sociale se poursuit

Photo de Pierre Manière

Pierre Manière

Publié le 01 décembre 2021 à 17:13 - Mis à jour le 01 décembre 2021 à 17:40

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Telefonica

Telefonica, l’opérateur historique espagnol, veut supprimer 2.000 salariés sur un total de 18.500.

Reuters

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Minés par une compétition féroce et des guerres de prix, les opérateurs Orange, Vodafone et désormais Telefonica, qui vient d’annoncer 2.000 suppressions de postes, taillent à la hache dans leurs effectifs.

En Espagne, le marché des télécoms s'est transformé en un bain de sang. Depuis quelques années, la compétition féroce et les guerres de prix plombent les opérateurs. Résultat : tous ont engagé de lourds programmes visant à réduire leurs coûts, et donc leurs effectifs. Ce mardi, c'est Telefonica, l'opérateur historique espagnol, qui a levé le voile sur le sien. D'après le syndicat UGT, quelques 2.000 salariés sur un total de 18.500 devraient être poussés vers la sortie. C'est toutefois moins que ce que certains anticipaient : mi-novembre, une source proche du dossier confiait à l'AFP que les suppressions de postes pourraient concerner entre 2.000 et 4.000 personnes... Pas de quoi, bien sûr, satisfaire UGT. Opposé à ce plan, le syndicat dénonce le « caractère abusif » de ces départs, qui concerneront les employés de plus de 54 ans et ayant au moins 15 ans d'ancienneté.

Telefonica, comme tous les opérateurs du pays, souffre d'une forte concurrence et de la percée des offres à bas prix. L'opérateur historique doit, en outre, composer avec une dette faramineuse de 25 milliards d'euros. Avant lui, son rival Vodafone a annoncé, au mois de septembre, vouloir se séparer de 515 collaborateurs. Ce qui représente 12% de ses troupes dans le pays. Vodafone justifie également son plan social par les guerres de prix qui ont entraîné « une forte baisse des revenus et une détérioration significative des marges ».

Un marché « hypercompétitif»

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Quelques mois plus tôt, courant mai, c'est Orange qui a annoncé la suppression de 15% de ses troupes, soit 485 emplois. Sa justification est identique à celles de Telefonica et de Vodafone. « Le secteur des télécoms voit depuis des années ses revenus chuter en raison de l'hypercompétitivité du marché et de la multiplicité des acteurs low-cost », a argué le géant français des télécoms. Il juge alors « indispensable d'adapter les opérations afin de garantir la compétitivité de l'entreprise ».

Pierre Manière

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