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Alors que les tests de résistance sur les banques européennes seront publiés le 23 juillet prochain, la pression monte autour du secteur bancaire espagnol.
La solidité financière des banques ibériques, et notamment des caisses d'épargne, est en première ligne dans les inquiétudes du marché. Or, ce mercredi, les annonces en provenance du secteur bancaire espagnol ne sont guère de nature à rassurer.
Ainsi, la Banque d'Espagne a annoncé que les banques du pays ont dû fortement se financer auprès de la Banque centrale européenne (BCE). La dette des banques espagnoles vis-à-vis de l'institution européenne a atteint en juin 126,3 milliards d'euros, soit un niveau encore jamais atteint. Par rapport à juin 2009, le montant total de la dette a grimpé de 78,6%, et par rapport à mai 2010, la hausse est de 47,5%.
Le mois dernier, le vice-président de la Banque d'Espagne, Javier Ariztegui, avait déjà alerté face à cette situation. Devant une commission parlementaire, il avait alors indiqué que les banques espagnoles étaient contraintes depuis Pâques de se financer auprès de la BCE en raison de la crise de confiance dont souffre l'Espagne. "Cette situation ne peut pas durer éternellement", avait-il estimé. "Si les marchés continuent de ne pas fonctionner pendant plusieurs mois, il y aura des problèmes de liquidité, sans aucun doute".
Fitch dégrade Banco Popular, moins d'inquiétudes pour Santander et BBVA
Autre signal inquiétant, la banque espagnole Banco Popular a vu sa note sèchement dégradée par Fitch. L'agence de notation financière a indiqué ce mercredi avoir abaissé de deux crans la note à long terme de Banco Popular, de "AA-" à "A", et d'un cran celle à court terme, de "F1+" à "F1". La perspective sur ses notes reste stable.
Une dégradation qui a obligé Banco Popular à réagir. Dans un communiqué, le groupe détaille les explications de cette décision : "Fitch veut refléter l'impact et les conséquences de la faiblesse de l'économie espagnole sur la qualité de crédit et la rentabilité opérationnelle de Banco Popular, ainsi que sa difficulté pour se financer".
La banque cherche à rassurer en estimant que cette dégradation aura "un impact limité". Banco Popular met en avant l'accord qu'elle a signé fin juin avec Crédit Mutuel-CIC pour créer une nouvelle banque en Espagne, ce qui, selon elle, "mettra en valeur le modèle et la solvabilité de Banco Popular".
En revanche, les grandes banques inquiètent moins. Les deux plus gros groupes bancaires espagnols, Santander et BBVA, ont ainsi vu leurs notes confirmées par S&P. L'agence a gardé sa notation à "AA/A-1+" à court et long terme.
"Santander et BBVA montrent de la résistance face à la crise globale, en particulier face à la chute significative de leurs principaux marchés", souligne S&P. Mais la perspective des deux groupes reste négative en raison du "possible ralentissement dû en grande partie à l'environnement économique qui continue à être peu favorable, et à son impact sur les marchés nationaux des banques".
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Mike a écrit le 15/07/2010 à 22:41 :
Avec le gouvernement qu'ils ont, ils ne sont pas tirés d'affaire. Imaginez si la France avait eu Mme Royal comme présidente, Mme Aubry premier ministre, et Thibaud aux finances...
Garan a écrit le 15/07/2010 à 21:22 :
A ce détail près que les banques ont en dépôt l'épargne de millions de pauvres gens qui risquent de tout perdre.
FRANCE a écrit le 14/07/2010 à 16:47 :
on n'est pas mieux @ben laissons couler les banques et entreprises en faillite,pour demarrer sur de nouvelles bases
Ben a écrit le 14/07/2010 à 14:07 :
Bon, ce n'est pas une surprise qu'il y ait des problèmes dans les banques espagnoles : elles ont financé massivement la grosse bulle immobilière espagnole, donc il doit bien y avoir des tonnes de créances douteuses quelque part. Globalement, on devrait respecter le principe cher à Greenspan : la destruction créatrice, à la base du vrai libéralisme : si une entreprise, banque ou pas, est en faillite, il faut la laisser faire faillite, ça purge l'économie des entreprises déficientes, inefficaces et mal gérées, et cela permettra de les remplacer par des entreprises de meilleure qualité. Laissons donc couler les banques en faillite, ça fera du bien à l'économie.
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Avec le gouvernement qu'ils ont, ils ne sont pas tirés d'affaire. Imaginez si la France avait eu Mme Royal comme présidente, Mme Aubry premier ministre, et Thibaud aux finances...
par Mike le 15/07/2010 à 22:41
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