|
|
Contenu :
Un quart des banques européennes durciront l'accès des entreprises au crédit, au cours des prochains mois, selon une enquête de la BCE.
Goutte à goutte en perspective pour le robinet du crédit bancaire. Un quart des banques de la zone euro entendent durcir leurs conditions de crédit aux entreprises, au cours des prochains mois, selon une enquête publiée mercredi par la Banque centrale européenne (BCE), et menée entre le 19 décembre et le 9 janvier, auprès de 124 établissements.
La raréfaction du crédit a déjà commencé
Au quatrième trimestre 2011, déjà, 35% des banques européennes avaient durci leurs conditions de crédit aux entreprises, contre 16% seulement au troisième trimestre. Une enquête publiée fin décembre par la Banque de France allait dans le même sens, montrant que la croissance des crédits aux entreprises dans l'Hexagone avait été ramenée de 5,4% en octobre à 4,5% en novembre.
115 milliards de fonds propres à trouver avant le 30 juin
Les banques sondées par la BCE invoquent la détérioration des perspectives macro-économiques et la poursuite de la crise de la dette souveraine dans la zone euro. A quoi s'ajoute le durcissement de la réglementation bancaire : en fin d'année dernière, l'Autorité bancaire européenne (EBA) avait exigé des banques européennes qu'elles trouvent près de 115 milliards d'euros de fonds propres supplémentaires, afin d'afficher dès le 30 juin prochain un ratio de fonds propres durs de 9% au moins. L'objectif de l'EBA, qui cherche à éviter une contagion de la crise de la dette dans la zone euro, est certes louable. Mais il est difficile de demander aux banques de mettre de l'argent de côté et, en même temps, de continuer à financer l'économie au même rythme que par le passé.
Un "credit crunch" majeur évité en décembre grâce à la BCE
Résultat, la crainte d'un "credit crunch", c'est-à-dire d'un assèchement du crédit bancaire, revient sur le devant de la scène. Vendredi dernier, le président de la BCE, Mario Draghi, avait déclaré que les 589 milliards d'euros de liquidités apportés aux banques lors du refinancement à trois ans de la fin décembre avaient permis d'éviter un "credit crunch" majeur. Mais il avait ajouté que le crédit restait fortement affaibli dans certaines parties de la zone euro.
Bernier a écrit le 02/02/2012 à 10:35 :
Mais je croyais que Super Mario avait rassure tout son monde a Davos, non ?
yvan a écrit le 01/02/2012 à 18:56 :
"Mais il est difficile de demander aux banques de mettre de l'argent de côté et, en même temps, de continuer à financer l'économie au même rythme que par le passé. " Ca, c'est particulièrement amusant. Car elles n'avaient pas d'argent, donc... Nous voyons donc ce qui se met en place pour préparer les opinions des peuples à devoir leur faire des prêts de 3 ans de 1500 milliards rien QUE pour l'Europe. En plus de ceux déjà faits, bien sûr... La vie à crédit...
shenkori a écrit le 01/02/2012 à 16:02 :
Et cela ne concerne pas que le crédit aux entreprises. Le crédit aux particuliers est également visé. Ma société qui oeuvre dans ce domaine a clairement décidé de réduire son niveau d'activité et la taille de son bilan.
il ne faut a écrit le 01/02/2012 à 15:53 :
preter qu'a des entrepreneurs serieux pour eviter un crunch
serment de capitalisme! a écrit le 01/02/2012 à 15:53 :
C'est Honteux ! Tout simplement a cause de la spéculation , ils veulent desormais prendre moins de risque alors que c'est leur METIER! Bref il faut SEPARER banque de credit et banque SPECULATIVE!
Tom a répondu le 01/02/2012 à 16:21:
C'est déjà trop tard, et contre leur intérêt !
RUBIS a répondu le 01/02/2012 à 20:29:
Ils ont bien raison de prendre moins de risque
jacotte a répondu le 02/02/2012 à 08:38:
d'avoir preter a des personnes plus ou moins solvables les a conduit au surendettemen tque ce soit des particuliers ou des entreprises ou des etats
> Retour haut de page
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :
jQuery(this).corner('round 4px').parent().css('padding', '1px').corner('round 4px');
pmxr a écrit le 02/02/2012 à 17:47 :
credit crunch = resserrement du crédit (PAS DU CHOCOLAT)