Les profits « ahurissants » des banques dans les paradis fiscaux

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Aux îles Caïmans, les quatre plus grandes banques françaises, BNP, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale, réalisent 174 millions d'euros de bénéfices bien qu'elles n'y emploient personne relève Oxfam dans son rapport.
Aux îles Caïmans, les quatre plus grandes banques françaises, BNP, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale, "réalisent 174 millions d'euros de bénéfices bien qu'elles n'y emploient personne" relève Oxfam dans son rapport. (Crédits : Oxfam)
Les 20 plus grandes banques européennes génèrent un quart de leurs bénéfices dans des pays où l’imposition est faible, voire inexistante, parfois sans aucun employé sur place, selon une nouvelle étude du réseau d’ONG Oxfam. Les plus mauvais élèves seraient Barclays et Deutsche Bank mais les quatre plus grandes banques françaises y sont aussi présentes, notamment au Luxembourg et aux îles Caïmans.

C'est une performance digne du livre Guinness des records : « la palme de l'employé de l'année est décernée à l'employé de Barclays au Luxembourg, qui, avec 13 millions d'euros de bénéfice réalisés détient une productivité 348 fois supérieure à ses homologues dans les autres pays » ironise le réseau d'ONG Oxfam. Ce sont quelques-uns des chiffres « ahurissants » que relève Oxfam dans son nouveau rapport « Banques en exil : comment les grandes banques européennes profitent des paradis fiscaux.»

Non seulement les banques sont un rouage essentiel de l'évasion fiscale des individus et des entreprises mais elles sont aussi elles mêmes consommatrices de paradis fiscaux. L'organisation a épluché toutes les données publiées pays par pays au titre de 2015 par ces 20 grands établissements, pour la première fois depuis l'entrée en vigueur d'une directive européenne. (seules les banques sont concernées, pas les autres multinationales). Un panorama édifiant et plus complet que la précédente étude de l'an dernier, qui ne portait que sur les banques françaises, les premières à se plier à cet effort de transparence requis par la loi nationale.

Premier constat qui ne manque pas d'étonner l'association, qui se bat depuis des années contre l'évasion fiscale qui appauvrit les Etats et transfère la charge des impôts sur les citoyens ordinaires : un quart des bénéfices déclarés par les banques européennes sont générés dans des paradis fiscaux, soit 25 milliards d'euros pour l'année 2015, alors qu'elles y réalisent seulement 12% de leur chiffre d'affaires avec 7% de leurs effectifs.

« Un montant en déconnexion complète avec la réalité économique de ces territoires qui ne représentent que 5% du PIB mondial et 1% de la population » note Oxfam. Elle  donne l'exemple de la Société Générale qui réalise 22% de ses profits dans les paradis fiscaux mais n'y emploient que 4% de ses salariés pour réaliser 10% de son chiffre d'affaires.

« Les résultats de ce rapport, qui dépassent parfois l'entendement, montrent l'étendue du problème et l'impunité totale qui entoure les pratiques des plus grandes banques européennes dans les paradis fiscaux. Les scandales ne cessent de se multiplier et les banques ne semblent toujours pas changer leurs pratiques. Ces pratiques concourent directement au nivellement par le bas du système fiscal mondial et à la concentration extrême des richesses au détriment du plus grand nombre » déclare Manon Aubry, co-auteure du rapport.

Oxfam productivité Barclays

 Taux d'impôt de 2% en Irlande

Les plus « mauvais élèves de la responsabilité fiscale » sont Barclays et Deutsche Bank d'après le rapport d'Oxfam : la banque britannique réalise 900 millions d'euros de bénéfices, sur un total de 5 milliards dans le monde, dans trois paradis fiscaux européens, Irlande, Suisse et Luxembourg. En particulier dans le Grand-Duché, elle a généré 557 millions d'euros de bénéfice et payé seulement un million d'impôts, grâce à ses 42 employés à la « productivité » totalement hors norme. De son coté, la banque allemande a dégagé 1,2 milliard d'euros de profits au Luxembourg, alors qu'elle était déficitaire dans tous les autres pays sauf à Hong Kong.

Il y a tout de même quelques bons élèves, notamment la néerlandaise Rabobank, qui est présente en Irlande et à Singapour mais ses bénéfices n'y sont « pas anormalement élevés » et elle a cessé ses activités aux îles Curaçao.  

Les paradis fiscaux préférés des banques européennes ne sont cependant pas les plus exotiques : ce sont le Luxembourg, l'Irlande, et Hong Kong, qui représentent à eux trois 72% des bénéfices générés par les banques dans ces pays à la fiscalité très avantageuse. Au Luxembourg, les 20 banques y ont dégagé 4,9 milliards de profits. En Irlande, c'est deux fois moins mais la rentabilité y est impressionnante : cinq banques y ont réalisé plus de bénéfices que de chiffre d'affaires (quatre fois plus pour la Société Générale !) et trois banques, dont le Crédit Agricole, n'ont payé que 2% d'impôts.

Oxfam paradis fiscaux banques françaises happening

[Oxfam a organisé ce lundi un événement à la station de RER Luxembourg à Paris pour mettre en scène l'usage excessif des paradis fiscaux par les banques européennes. Crédit: Nastasia Froloff/Oxfam]

 Aux îles Caïmans (territoire d'outre-mer du Royaume-Uni), un de ces pays où la fiscalité est nulle, les montants de bénéfices sont comparativement modestes mais les quatre plus grandes banques françaises, BNP, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale, y sont présentes.

«  Elles y réalisent 174 millions d'euros de bénéfices bien qu'elles n'y emploient personne » relève Oxfam qui ajoute « la palme de la meilleure performance revenant à BNP Paribas qui n'a payé aucun impôt sur les 134 millions d'euros de bénéfices enregistrés aux îles Caïmans.»

Banques aucun impôt Oxfam

"Les bénéfices réalisés par le groupe aux Iles Caïmans sont fiscalisés aux Etats-Unis", a objecté BNP Paribas auprès de l'agence Reuters, ajoutant que sa présence "n'a donc ni pour objet, ni pour effet de lui permettre d'optimiser sa situation fiscale".


Les employés les plus rentables du monde

Malgré l'absence de détail sur la nature des activités dans chaque pays, l'ONG a tenté d'estimer la « productivité » ou plutôt la rentabilité par employé : le salarié type travaillant à temps plein pour l'une des 20 banques européennes étudiées génère en moyenne 45.000 euros de bénéfice par an (et même 29.000 euros dans leur pays d'origine), contre 171.000 en moyenne pour celui travaillant dans les paradis fiscaux, soit quatre fois plus ! Pour les banques françaises, c'est moitié moins mais tout de même deux fois plus que leur moyenne : elles y dégagent d'ailleurs un taux de rentabilité nette de 37% - plus courant dans le secteur du logiciel ou du luxe que dans la banque - à comparer avec un taux de 27% en moyenne pour leurs activités hors paradis fiscaux.

L'exemple extrême de Barclays au Luxembourg n'est pas isolé. Oxfam rapporte ainsi qu'un employé d'Intesa Sanpaolo dans un paradis fiscal est 20 fois plus « productif » que l'employé moyen de la banque italienne. Finalement, ce ne sont pas les traders et leurs prises de risque qui rapportent le plus aux banques mais ces salariés perdus sur un confetti des Caraïbes :  c'est aux îles Caïmans que les employés de banque fournissent les plus juteux profits (quand les établissements ont du personnel), soit 6,3 millions d'euros de profits par an ! Des niveaux « révélateurs de l'anormalité des bénéfices déclarés dans ces territoires » analyse Oxfam :

« De telles différences de productivité semblent confirmer l'hypothèse d'un transfert artificiel des bénéfices, à des fins fiscales, vers un pays à fiscalité avantageuse, voire nulle. »


S'il a le mérite de frapper les esprits en montrant l'aspect aberrant des montants, le calcul de cette productivité moyenne est discutable. A l'évidence, un établissement ne saurait réaliser la même rentabilité, en particulier rapportée au nombre d'employés, dans la banque de détail, la banque privée et les activités de marché. Mais les banques ont tendance à noyer leurs chiffres dans des pôles d'activité dont il est impossible d'isoler précisément la rentabilité d'un métier. La transparence a encore de grand progrès à faire dans ce secteur.


Près d'un an après le scandale des Panama Papers, cette mise à nu des pratiques des plus grandes banques européennes devrait accentuer la pression de l'opinion publique sur ces entreprises qui se présentent comme citoyennes mais n'agissent pas toujours conformément à ce principe dans toutes leurs implantations. Ces activités dans des paradis fiscaux patentés se justifient-elles ? Elles posent en tous cas un risque d'ordre "réputationnel" pour ces établissements, auprès de leur clientèle mais aussi des investisseurs de plus en plus sensibles aux comportements des grands groupes en matière de responsabilité sociale.

[Article mis à jour à 15h30]

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a écrit le 03/04/2017 à 21:56 :
Quand je pense à tout le fric qui resterait en FRANCE et permettrait d'investir si la FRANCE n'était pas un pays surtaxé
a écrit le 03/04/2017 à 21:53 :
Quand je pense à tout le fric qui resterait en FRANCE et permettrait d'investir si la FRANCE n'était pas un pays surtaxé
a écrit le 30/03/2017 à 9:40 :
Notez quand même le remarquable succès de cet article, comme quoi on peut parler de phénomène sérieux, préoccupant, dans l'air du temps, non politiquement correct, dérangeant pour nos décideurs économiques et politiques tout en intéressant les gens.

Du beau boulot et en plus récompensé.

La différence entre le buzz et l'information c'est comme celle entre un carambar et un magret de canard, yen a un qui est autrement plus nutritif que l'autre et bien plus utile à l'organisme, aux humains que nous sommes parce que nous permettant d'évoluer.

Mais l'oligarchie préfère nous faire bouffer des carambars, "aliment" chimique dans lequel il n'y a que de la marge bénéficiaire à se faire de suite et plus tard.
a écrit le 29/03/2017 à 7:40 :
Dans les marchés publics, une offre peut être qualifiée d’anormalement basse si son prix ne correspond pas à une réalité économique.
On pourrait faire la même chose pour les banques et les multinationales.
Requalifier leur imposition dans chaque pays en fonction de l'importance de leur activité (et non de la marge comptable affichée).
a écrit le 28/03/2017 à 13:16 :
Merci qui merci une fois de plus Macron, les Banquiers lui disent merci pour ne pas avoir séparer les banques en deux... tout cela en catémini, bien évidemment comme pour son patrimoine , c'est nous qui payons !!!!
a écrit le 28/03/2017 à 0:03 :
Toute l'Europe a été organisée délibérément pour favoriser les comportements que nous déplorons aujourd'hui : optimisation et fraude fiscales, dumping social, trafics et corruptions ...Combien d'entreprises, notamment de banques, font embaucher leurs salariés français de haut niveau par une filiale de Londres, pour cause de charges sociales moindres qu'en France, pour ensuite détacher ces salariés à la Défense ou ailleurs. Quel manque à gagner cela représente-t-il pour la couverture sociale française ? Qui l'a chiffré ? Idem pour les absences de recettes fiscales diverses.
Combien de démarcheurs de banques luxembourgeoises sont venus faire tranquillement leurs emplettes en France, auprès des épargnants : souscriptions de bons de caisse, SICAV et FCP luxembourgeois...montages fiscaux divers, trusts....
La seule réponse fournie à ce jour, depuis 2007, c'est la rigueur pour ceux qui ne sont pour rien dans le développement de la gabegie.
On croirait revivre les années 1910 et 1930 !
Qui contrôle le contenu de tous les camions qui circulent librement sur les routes d'Europe ?
Combien de gros bonnet de la drogue ont été arrêtés depuis 20 ans ?
Combien de PDG de grands groupes ont été inquiétés pour pratiques managériales frauduleuses ?
Combien de femmes et d'hommes politiques ont été sévèrement mis à l'écart depuis 30 ans, pour fautes graves diverses ? ...etc, etc.
Pourquoi l'immunité de certains pour toutes fautes graves et la rigueur budgétaire imposée à toute une population.
Seul le risque politique personnel des élus devrait être protégé.
Et vous vous étonnez que certains surfent sur la misère et le désordre pour se hisser aux plus hautes fonctions ?
Réveillons-nous, braves gens !
"Lorsqu'une démocratie cesse de s'enrichir, on finit très vite par n'y plus parler que d'argent" - Aristote - "Constitution d'Athènes" -- 350 av. JC. !
Nous n'avons donc rien inventé depuis 350 av. JC ! Et nous nous croyons cependant très malins...du moins certains !
a écrit le 27/03/2017 à 20:23 :
Et si ce n'était que les banques, il en va de même pour bon nombres de multinationales, micro marché sur place, maxi bénéfices optimisés fiscalement, voilà au moins 15 ans que cela se pratique à grande échelle...et que personne ne s'y attaque, car pour cela il faudrait de robustes alliances à l'échelle mondiale ?
a écrit le 27/03/2017 à 19:14 :
J'aime tous ces gens ci dessous qui sont prêts à toutes les bassesses pour justifier l'injustifiable... La nature humaine est désespérante...
a écrit le 27/03/2017 à 18:53 :
Je me permets de corriger votre article : "des investisseurs [faisant semblant d'être] de plus en plus sensibles aux comportements des grands groupes en matière de responsabilité sociale". Ne me remerciez pas. Depuis quand un zinvestisseur aurait à se soucier d'une autre personne que Lui..??
a écrit le 27/03/2017 à 18:18 :
Encore une fois c'est du grand n'importe quoi mélanger le Luxembourg, les îles Caïmans et les paradis fiscaux n'a aucun sens. C'est quoi l'anormalité d'un bénéfice par rapport à un bénéfice "normal " ? Ne pas omettre de dire que " oxfam " est d'obédience marxiste. Remettons en place le troque de perles en verre et tout le monde dormira tranquille. Ce texte ne participe pas à la bonne compréhension des circuits économique mondiaux, il ne fait qu'accroître la jalousie des électeurs et augmenter la suspicion à l'égard de la finance.
a écrit le 27/03/2017 à 18:07 :
Ces quelques chiffres permettre de comprendre pourquoi rien ne va changer en profondeur dans les années qui viennent.
a écrit le 27/03/2017 à 17:16 :
L'IS, impot sur les bénéfices et l'ISF sont des tentatives malheureuses et inutiles (avec les nombreux échappatoires qui perdureront) de rectifier les erreurs d'imposition directes et indirectes initiales et les gestions dispendieuses des états. Une fois qu'ont été payés les justes prélèvements sur les revenus réalisés (travail et capital), laissons ceux qui savent mieux gérer que les états disposer de ce qu'on leur a laissé. Occupons nous de prélever à la source ce qui a déjà été décidé (on peut le faire, même avec la TVA qui doit aller directement sur les comptes des états). Cela suffira largement, avec les taux actuels, aux états bien gérés . l'IS et l'ISF peuvent alors être à 0 partout dans le monde. C'est sur les impots directs et indirects qu'il faut stopper les fraudes et échapatoires par les prélèvements automatisés à la source.
a écrit le 27/03/2017 à 17:04 :
L'objectif est peut-être louable mais pour être crédible ce "rapport" devrait être moins simpliste (dans un domaine ultra-complexe) et donner un droit de réponse et d'explication aux banques intéressées. Parler de "chiffre d'affaire" et de "productivité" pour une activité financière n'a aucun sens, surtout si on ne tient pas compte des provisions, résultats exceptionnels etc...

Et sur le fond, soit les banques sont dans légalité et ça n'est pas à elles qu'il faut faire des reproches mais aux Etats qui les hébergent, soit elles fraudent et il faut les dénoncer avec des preuves à l'appui.
a écrit le 27/03/2017 à 15:52 :
Article intéressant écrit par Eva Joly sur ce sujet, qui s'y connait un peu quand même hein, et on comprend bien pourquoi dans notre système actuel le mal n'est pas prêt d'être éradiqué l'état des lieux est désastreux:

"Pour en finir avec l’impunité fiscale" http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/JOLY/55770 (artice gratuit)
a écrit le 27/03/2017 à 15:20 :
Les soit-disant paradis fiscaux sont avant tout la conséquence de la voracité fiscale incohérente des pays par lesquels les flux financiers transitent et d'une manière plus générale de la règle bien connue du chacun pour soi. Pour taxer les groupes bancaires équitablement, il suffit de taxer leurs actionnaires 'ayant-droit économique' au niveau de leur pays de résidence. Les bénéfices réservés au niveau du groupe augmentent le capital constituant la garantie des déposants. Il suffit de se mettre d'accord internationalement sur une règle d'utilisation équitable de cette garantie. Les calculs d'OXAM ne riment à rien et ne sont rien d'autre qu'une posture idéologique.
a écrit le 27/03/2017 à 13:45 :
SI LES CITOYENS SAVAIENT TOUT DES DÉRIVES DE LA FINANCE INTERNATIONALE, ALORS POUTOU SERAIT ÉLU PRÉSIDENT !!!
a écrit le 27/03/2017 à 13:37 :
Il y a quelques erreurs dans l'article, d'abord la Suisse n'est pas un paradis fiscal, elle n'a pas été épinglée par OXFAM. Ensuite, cela démontre que le journaliste ne connaît pas son sujet. Il n'y a rien d'illégal pour une société ayant la personnalité juridique de choisir où elle va s'installer et comment elle répartit son bénéfice et où elle paie ses impôts en fonction du taux d'impôt. Du reste Bercy ne voit rien à redire pour un société française qui fait des affaires à l'étranger de rapatrier les bénéfices en France pour être taxés. Le droit fiscal américain permet de ne pas rapatrier les bénéfices en les laissant à l'étranger avec un taux fiscal différent s'ils sont ramenés aux USA, je ne vois pas le problème du reste seuls les Français y voient un problème, mais s'attaquer à Starbuck, Apple, Microsoft, Mc Donald, Amazone, etc... donc aux Américains, les Français vont se casser les dents, ou à la Chine avec Hong Kong.
a écrit le 27/03/2017 à 12:46 :
ce n'est pas avec un pion place par m hollande
a la banque de France que nous serons proteger des evasion fiscale
quand le salaire de ce personnage restera secret
contraire a la transparence
a écrit le 27/03/2017 à 12:36 :
Cela signifie quand même que 75 % des bénéfices sont faits ailleurs que dans des paradis fiscaux et non l'inverse, ce qui dans un monde globalisé, est déjà plus que significatif.... On ne parvient déjà pas à faire payer une quotte part raisonnable d'impôts aux Gaffas sur les chiffres d'affaire réalisés dans chaque Pays, faute de volonté politique et de moyens juridiques, alors s'enflammer contre des Banques parce que 25 % de leurs bénéfices échappent à nos administrations fiscales assoiffées de rentrées relève plus de l'idéologie d'inspiration soit chretienne, soit marxiste où l'argent est sale et corrompt !!!
a écrit le 27/03/2017 à 11:55 :
En présence d'une telle délinquance financière,

les dirigeants de ces banques se comportent tels des malfrats et des terroristes économiques et devraient être placés en détention provisoire pour atteinte aux intérêts supérieurs de l'Etat.

Les serviteurs de tous poils, cadres subalternes et politicards, de ces dirigeants doivent aussi être placés en détention provisoire
Réponse de le 27/03/2017 à 12:54 :
"Les serviteurs de tous poils, cadres subalternes et politicards, de ces dirigeants doivent aussi être placés en détention provisoire "

Ce serait tellement dommage de perdre les trois quarts des commentaires du forum, quand même...
Réponse de le 27/03/2017 à 13:56 :
Il faut rappeler que nous sommes en guerre avec l'état d'urgence qui permet d'arrêter les terroristes à titre préventif, même en pleine nuit ;

Les terroristes économiques doivent et peuvent être arrêter "c'est maintenant"
a écrit le 27/03/2017 à 11:28 :
Qui pourra remettre de l'ordre fiscal en France et mettre en prison ceux des PDG qui fraude ? Suivez mon regard.... Marine le Pen !!
a écrit le 27/03/2017 à 11:08 :
et ce n'est ni avec m fillon et macron
que la solution viendras
tous les deux ne sont que des pions au service
voir le passe de m macron quitter la banque rotchild
pour devenir un sans revenus pour quel que mois
a écrit le 27/03/2017 à 10:08 :
@citoyen cultivé :
Euh, Barclays ce ne serait pas une banque britanique? Et parmi les 20 du rapport, on peut imaginer qu'il y en a 1 ou 2 autres.
Il me semble que votre imagination a brouillé votre lucidité.
OXFAM assurant la promotion des banques britaniques face à leurs concurrentes européennes ça peut pour le moins se discuter.
Réponse de le 27/03/2017 à 12:48 :
@Cgp Le rôle de Barclays est à peine cité.
Les banques francaises et une allemande sont pointés du doit. Sachant que cette organisation a des sièges dans des grandes capitales d'Europe et que celui financier se trouve à Londres j'ose me poser des questions. Dans le passé les britanniques ont souvent detourné l'attention de la City et de ses activitées douteuses et lancent des accusations à d'autres Pays europeens.
a écrit le 27/03/2017 à 8:57 :
La démonstration est implacable ...plus l'impôt est faible ,plus la création de richesses est forte ! conclusion, faudrait délocaliser Bercy dans un paradis fiscal....
Réponse de le 27/03/2017 à 18:12 :
@pipolino - cette richesse n'est pas de la creation de richesse economique, mais un transfert de l'argent des pauvres vers les nantis. Ta banque te sert zero pourcent d'interet, ne paie pas d'impot et te prete a des taux eleves
Réponse de le 28/03/2017 à 8:49 :
@pipolino
"plus l'impôt est faible ,plus la création de richesses est forte !"
Effectivement, mais il manque quelques éléments :

1) Ces "Paradis Fiscaux" fonctionnent comme des parasites. Il faut que sur la planète il reste un grand nombre de grands états plus sains à parasiter. Si tout le monde devient parasite, il ne reste plus rien à piller et tout le monde crève. Analogie qui illustre assez bien : au théâtre, une personne estime qu'elle ne voit pas assez bien la scène. Elle se lève de sa chaise et regarde debout. Résultat : elle voit mieux que les autres. Voyant cela, quelques autres personnes se lèvent aussi : elles voient mieux mais commencent à se gêner la vue les unes aux autres et à gêner très fortement la vue des gens qui sont restées assises dans leur siège par civisme. Au bout de quelques minutes, tout le monde s'est levé pour "mieux voir". Résultat : personne ne voit mieux que si tout le monde était resté assis, tout le monde en souffre et est dans une position plus inconfortable, bref, résultat nul voire pire.

2) Une question que vous pourriez vous poser : tous ces états parasites ont un point commun : un très petit territoire et une très faible population. Si aucun Etat plus grand que cela (peuplé de quelques dizaines de millions d'habitants) n'a jamais pu appliquer ce modèle, c'est sans doute qu'il y a une très bonne raison.
Réponse de le 28/03/2017 à 9:46 :
@alatar ,@Patrickb, d'abord pour que les paradis fiscaux existent..., il faut des enfer fiscaux (que généralement les marxo/socialistes improductifs ,instrumentalisent moralisent pour les besoins de vente de leurs doctrine ,.... ) , par ailleurs, ce n'est pas exact dans la plupart des paradis fiscaux , de diviser le capital ,par le nombre de m2 et /ou per capita, quelques exemple marquants , aux USA , Texas, Delaware , Maine , Nevada etc... Asie , Hong Kong , Singapour, etc.. Indes,(nombreux état)
globalement ,Europe ,UE et Non UE et Moyen Orient , Russie, Turquie, Liban , Chypres etc... sans parler des pays d'Afrique et d' Amérique du Sud...
Réponse de le 30/03/2017 à 20:15 :
@pipolino: pas besoin d'enfers fiscaux pour que les gens, notamment bien placés, recherchent toujours plus ! J'entendais Mariton dans "on n'est pas couché" qui disait en substance "il faut augmenter les émoluments des élus pour qu'ils piquent moins dans la caisse" !!! Et on les augmente régulièrement si on s'en tient à cette doctrine de chantage. Personnellement, je pense qu'un voleur est un voleur et que si on répond à son chantage, c'est la porte ouverte à la corruption rampante...ce qui est le cas en France :-)
Réponse de le 31/03/2017 à 16:50 :
@pipolino
"d'abord pour que les paradis fiscaux existent..., il faut des enfer fiscaux (que généralement les marxo/socialistes improductifs ,instrumentalisent moralisent pour les besoins de vente de leurs doctrine ,.... )"
Bon, on savait déjà que la France était un "enfer fiscal" selon les vociférations de certains, qui suggèrent qu'on copie plutôt tantôt nos voisins Allemands, tantôt nos voisins Britanniques, tantôt nos voisins Belges, tantôt nos voisins Suisses.
Or, en regardant dans les données de toutes les grosses "leaks" et autres données sur les "Paradis fiscaux", de quoi s'aperçoit-on? Que les Français n'y sont pas particulièrement sur-représentés, et qu'on y trouvent tout autant de Britanniques, Belges, Suisses, Chinois, bref tous ces pays dont on nous dit que "eux ça va ils ont une fiscalité raisonnable".
Ce qui invalide tous les hurlements à propos d' "enfer fiscal", de "courbe de Laffer" et autres stupidités, placer son argent dans un de ces micro-états ne semble aucunement être corrélé au niveau des prélèvements dans son propre pays, c'est une pure question de cupidité.
a écrit le 27/03/2017 à 8:50 :
le pb de ce genre d'associations, c'est qu'elles cherchent tjs des idiots pour payer les frasques de leurs utopies
qu'ils s'interessent a leurs amis qui se mettent les 30 milliards de la forrmation dans les fouilles tous les ans, le 1%CE, font du nepotisme reenchante a gogo, creent des rentiers de la fonction publique pour tous, etc etc
apres on peut discuter de morale
Réponse de le 27/03/2017 à 10:22 :
Votre problème c'est que vous cherchez toujours des gogos pour partager vos idées d'un autre âge.
Il me semble par ailleurs douteux qu'OXFAM, organisation britannique, empoche de l'argent de la formation pro française. Quand bien même il existe une branche française de cette organisation.
Jetez la calomnie et le discrédit, il en restera toujours qque chose, c'est votre crédo?
Seriez vous favorable à la fraude fiscale?
Réponse de le 27/03/2017 à 14:06 :
vous etes tres spirituel mon ami
le bon peuple de gauche, qui a des idees qui ne sont pas d'un autre age, et qui n'ont rien de liberal, manifeste tres peu contre la misere volontaire du venezuela, de l'argentine et du zimbabwe
remarquez, c'est tres progressiste et conforme aux souhaits de lenine ( conformement a ses ecrits) , alors vous n'allez pas plus manifester contre chavez que contre mugabe, kim jon un le progressiste, ou margot honecker, haute defenderesse de vos valeurs
les seuls gens contre lesquels vous manifestez votre mauvaise humeur du moment, c'est kravchenko, soljenytsine, tatcher et consors, vu que c'est pas votre mentalite
effectivement, on n'a pas les memes valeurs
au moins on est d'accord la dessus!
a écrit le 27/03/2017 à 8:38 :
"Elles posent en tous cas un risque d'ordre "réputationnel" pour ces établissements, auprès de leur clientèle mais aussi des investisseurs de plus en plus sensibles aux comportements des grands groupes en matière de responsabilité sociale. "

pour 1 client que ca choque ou que ca remet en cause son épargne dans la banque, il y a 99 autres clients qui s'en fichent, soit parce qu'ils ne sont pas au courant et ne veulent pas l'etre, soit parce que ca ne changera rien à leur habitudes, soit parce que c'est bon pour eux car ils auront des produits d'épargne avantageux à l'inverse d'une banque solidaire.
a écrit le 27/03/2017 à 8:26 :
Alors ça c'est un article intelligent, courageux, tout en étant parfaitement objectif, bravo et merci infiniment.
Réponse de le 27/03/2017 à 8:53 :
Le timing de ce rapport est bizarre. Il sort à deux jours de l officialisation du Brexit. Encore plus etrange est le fait que cette organisation a son siège financier à Londres ( un grand paradis fiscal ) . Du coup je crois qu il faut regarder le tableau avec un esprit très critique. Les banques mentionnées sont concurrentes des anglaises , les Pays aussi.
Réponse de le 27/03/2017 à 10:34 :
Ne possédant pas une façon de pensée binaire je sais que la lutte contre la défiscalisation est une priorité absolue bien avant les luttes partisanes des uns et des autres.

C'est comme l'affaire fillon, si des dossiers sortent contre lui c'est parce que une autre oligarchie que la sienne l'a décidé, cela ne m'empêche pas de trouver ce déballage médiatique particulièrement agréable.

Quand on a pas de dogmes on est libre et quand on est libre on est bien plus efficace dans son raisonnement car on peut prendre le recul nécessaire à l'analyse des phénomènes.

SI tous les serviteurs pouvaient enfin gouter un jour à la liberté je vous garantie que ce monde deviendrait un havre de paix.

"Tant que l'on a pas la liberté on cherche la puissance mais si on a la puissance alors on veut la suprématie.
a écrit le 27/03/2017 à 8:14 :
Si même La Tribune le dit, le dénonce....!!!

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