Royaume-Uni : de l'huile de palme dans les billets de banque ?

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La banque d'Angleterre doit arrêter la consultation publique le 12 mai prochain et donner sa décision l'été prochain sur le matériau qu'elle va utiliser pour les futurs billets de banque.
La banque d'Angleterre doit arrêter la consultation publique le 12 mai prochain et donner sa décision l'été prochain sur le matériau qu'elle va utiliser pour les futurs billets de banque. (Crédits : Reuters)
La banque d'Angleterre envisage d'utiliser de l'huile de palme pour fabriquer les nouveaux billets qui devraient être mis en circulation à l'automne prochain. Si la décision n'est pas encore arrêtée, l'usage de ce matériau à l'origine de dégâts écologiques suscite déjà de nombreux débats outre-Manche.

Les difficultés s'accumulent pour la banque d'Angleterre. L'établissement étudie actuellement différents matériaux pour remplacer la graisse animale présente dans les billets de banque. Cette révélation avait suscité le mécontentement des vegans et des groupes religieux à l'automne dernier. Mais l'institution pourrait réveiller la colère des organisations non-gouvernementales engagées dans les causes environnementales. En effet, la seule matière alternative valable serait "des additifs issus de l'huile de palme".

>>Lire aussi : Royaume-Uni : les vegans s'attaquent aux billets de banque

Une consultation publique

A la suite de la polémique sur les graisses animales contenues dans les billets et du succès de la pétition qui avait recueilli plus de 135.000 signatures outre-Manche, la banque d'Angleterre a annoncé dans un communiqué en février dernier une consultation publique lancée la semaine dernière (disponible ici) sur les futurs matériaux à utiliser :

"La Banque d'Angleterre est en train de mener une consultation qui cherche à obtenir les points de vue de l'opinion publique sur les options concernant la composition des futurs billets. Cela permettra à la banque de mieux comprendre la position des citoyens."

La consultation proposait alors des matériaux comme l'huile de coco ou l'huile de palme sans réellement afficher de préférence. Mais les deux seules firmes, qui peuvent répondre à l'appel d'offres, à savoir Innovia Security et De La Rue, ont indiqué que "la seule alternative au suif (ndlr : substance utilisée notamment dans les savons) pour un matériau d'origine végétale était l'huile de palme" comme le rapporte le Financial Times.

Un début de polémique ?

A la suite de cette annonce, l'institution financière a affirmé que :

"la Banque devra réfléchir à toutes les considérations relatives à la diversité religieuse, éthique et environnementale soulevées par l'utilisation des graisses animales et de l'huile de palme comme alternative" ajoutant qu'elle "était consciente du coût environnemental potentiel de l'usage de l'huile de palme".

Malgré ces précautions, la future décision pourrait provoquer de nombreuses réactions et oppositions. En effet, le cabinet d'études et de conseils spécialisé dans l'agriculture et les forêts durables Efeca a rappelé dans les colonnes du Guardian et dans un rapport publié le 28 mars dernier que la production d'huile de palme avait un impact considérable sur la déforestation dans le monde.

>> Pour aller plus loin, lire l'opinion de Pierre Bois d'Enghien, consultant en agro-industrie et environnement, ingénieur agronome, auditeur principal RSPO : Peut-on se passer d'huile de palme pour nourrir l'humanité ?

La banque d'Angleterre a également entamé des discussions avec une coalition d'ONG environnementales et plus particulièrement World Wide Forest (WWF), spécialisée sur la question de la protection des forêts et du développement durable. Selon le point de vue de WWF consultable dans le rapport de la banque d'Angleterre :

"l'huile de palme serait la source la plus efficace parmi les huiles d'origine végétale, et pourrait être la source la moins dégradante pour l'environnement si elle est produite de manière durable. Cependant, une production non-durable d'huile de palme pourrait mener à la destruction de forêts, avec des impacts négatifs significatifs sur la vie naturelle et sur les populations indigènes".

En attendant la fin de la consultation publique le 12 mai prochain et la décision prévue à l'été prochain, Doug Maw, à l'origine de la pétition à succès précitée, encourage les citoyens à participer au débat et exprimer leur position sur l'usage de l'huile de palme pour le papier-monnaie.

>> Lire aussi : Huile de palme : la banque HSBC épinglée par Greenpeace

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Commentaires
a écrit le 02/04/2017 à 12:31 :
Y en a bien dans le Nutella ! On pourrait donc concevoir de payer ses impôts avec des pots de Nutella, non :-)
a écrit le 02/04/2017 à 9:51 :
On chercherait en vain une production agricole n'ayant pas d'impact environnemental, végétale bien sûr mais surtout animale. Ne reste-t-il qu'à revenir à l'économie de cueillettes pour satisfaire aux ultras? Chez nous, à part les lépiotes en octobre et les mures en juillet-août, cela va être sûr de survivre...
a écrit le 01/04/2017 à 13:11 :
Poisson d'avril...pas très malin...
a écrit le 01/04/2017 à 8:57 :
de la graisse animale dans les billets de banque ! j'espère qu'ils sont hallal.
Réponse de le 01/04/2017 à 9:22 :
@je1392: avec le revenu universel de Hamon, même ton couscous sera gratuit :-)
a écrit le 31/03/2017 à 21:33 :
"La Banque d'Angleterre est entrain de mener une"
en train de

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