Le F-35, grandeur et décadence du programme militaire vedette américain

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Le F-35 est aujourd'hui clairement en difficulté. Ce qui a réveillé et agacé les pays membres de ce programme piloté par l'américain Lockheed Martin. Une baisse des commandes pourrait mettre en danger le F-35.

Au début des années 2000, le F-35 de Lockheed Martin devait être l'Avion de combat du 21e siècle. Le F-35/JSF (Joint Strike Fighter), surnommé alors par des Américains arrogants Just a Single Fighter, devait inonder le marché mondial des avions de combat. Les Etats-Unis prévoyaient au total d'en fabriquer 6.000 exemplaires environ, dont une moitié destinée à des clients export pour un prix officiellement annoncé en 2002, compris entre 31 et 35 millions de dollars (en dollars 2002). En fait proche des 50 millions de dollars.

Cet appareil devait remiser tous ses rivaux dans les musées, Rafale compris. Et il avait également une mission officieuse : torpiller l?industrie aéronautique militaire européenne, notamment en France, seul pays à maîtriser l?ensemble des technologies pour développer et industrialiser un avion de combat, à l?exception de la Russie. "Pour mieux la vassaliser", rappelle un expert du ministère de la Défense. "Il faut bien savoir que les Américains souhaitent casser notre industrie de défense pour accroître leur domination mondiale, car nous sommes leur seul concurrent ", expliquait dans l?indifférence générale en mai 2002 Serge Dassault dans une interview accordée à "La Tribune".

Eliminer la concurrence européenne

A cette époque, le F-35 est d?ailleurs très près de réussir son objectif d?éliminer toute concurrence européenne... avec la complicité de plusieurs pays de la Vieille Europe. Fin 2002, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l?Italie, le Danemark, la Norvège et la Turquie choisissent de monter en tant que partenaires dans le programme JSF? au détriment d?un choix européen (Rafale, Eurofighter ou Gripen de Saab). Lockheed Martin s?offrait alors à bon compte le marché de renouvellement des flottes d?avions de combat de ces pays ainsi que leurs ressources budgétaires en R&D.

Ce que regrettait en juillet 2004 dans "La Tribune" le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne : "Alors que les budgets européens ne sont pas très riches, les Américains ont réussi quand même à tirer des Européens près de 5 milliards de dollars (dont 2 milliards investis par les Britanniques via BAE Systems, ndlr) au titre de leur participation au développement de cet avion ». En contrepartie, les Etats-Unis avaient promis à ces pays de nombreux retours technologiques et industriels. Certains de ces pays les attendent encore? Selon la ministre britannique de l'Industrie de l?époque, Patricia Hewitt, le choix de Lockheed Martin par le Pentagone allait "dynamiser l'économie britannique, qui pourrait gagner 27 milliards de livres (plus de 43 milliards d'euros)". A confirmer...

L?arrivée du F-35 sur le marché, combiné au retrait des très nombreux F16 de l?US Air Force et revendus d?occasion, devait parachever l?effort américain d?éliminer la concurrence européenne. A cette époque, le ciel de la Vieille Europe est très encombré par les avions américains, avec de très nombreuses flottes de F16 fabriqués par Lockheed Martin (Belgique, Danemark, Norvège, Grèce, Pays-Bas, Portugal et Turquie) et de F18 de Boeing (Espagne, Finlande et Suisse).

Un échec technique, commercial et financier

Dix ans plus tard, le retour de boomerang fait mal financièrement aux pays européens membres du programme, dont certains sont exsangues et qui doivent aujourd?hui affronter une crise économique sans précédent pesant sur leurs finances publiques. Car dix ans plus tard, le programme du F-35, considéré comme une machine de guerre contre l?aéronautique militaire européenne, glisse lentement vers un échec commercial et se révèle être un gouffre financier, y compris pour les Etats-Unis.

"Le programme F-35 est en difficulté", confirme un expert du ministère de la Défense. La mise en service opérationnel de l?avion de combat américain dans la flotte de l?US Air Force est aujourd'hui programmée vers 2018 alors qu?elle était initialement prévue au deuxième trimestre 2011. A la fin de l'année dernière, seulement 20 % du programme d?essais en vol avaient été réalisés. Ce qui pourrait laisser augurer de nouvelles difficultés entraînant de nouveaux retards et de nouveaux surcoûts? compensée par une baisse des commandes par les clients mais qui augmenterait le coût unitaire de l?appareil.

Au niveau financier, le coût par appareil a plus que doublé pour atteindre 103 millions de dollars à prix constants (sans tenir compte de l'inflation) ou 113 millions de dollars courants, selon le Pentagone. Le coût du programme s'établit dorénavant à 385 milliards de dollars. Une dérive financière, qui a fini par réveiller et agacer les pays partenaires du programme ces derniers mois. C?est le cas du Canada, de l?Australie, de l?Italie et des Pays-Bas. Ces deux derniers ont même réduit leur commande.

Grosse polémique au Canada

Au Canada, un haut responsable du parlement canadien, le Directeur parlementaire du budget Kevin Page, a même accusé jeudi le gouvernement conservateur d'avoir trompé l'opinion publique sur les coûts réels du programme d'achat des avions de chasse F-35. Ses propos interviennent après la sortie d?un rapport dévastateur du Vérificateur général du Canada (Cour des comptes), qui a reproché en avril au ministère de la Défense de ne pas avoir "établi les coûts complets sur l'ensemble du cycle de vie" de l'appareil.

Ottawa a annoncé en juillet 2010 son intention d'acheter 65 F-35 pour remplacer sa flotte vieillissante de F-18, à un coût de 8,5 milliards de dollars canadiens (autant en dollars américains), 16 milliards si l'on compte des contrats d'entretien. Tant Kevin Page que le Vérificateur général Michael Ferguson ont cependant estimé que le coût véritable d'acquisition allait dépasser les 25 milliards de dollars.

Seuls points positifs, le F-35 a remporté sa première véritable compétition internationale au Japon face au F-18 (Boeing) et au Typhoon (consortium Eurofighter) en décembre 2011 (42 appareils). Les quatre premiers ne devraient être achetés qu?en 2014, date à laquelle Israël pourrait se décider pour 19 appareils. Enfin, l?US Air Force, le principal client, a jusqu?ici maintenu sa cible de 1.760 appareils contrairement l?US Navy, qui a décidé d?augmenter sa flotte de F-18 au détriment du F-35 en raison des graves problèmes de la version à décollage court et atterrissage vertical (version STOVL), qui pourrait être abandonnée d?ici à 2013. L'US Navy pourrait être suivie par l?US Marine si cette version est arrêtée.

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Commentaires
a écrit le 26/02/2014 à 5:44 :
Ça me fait marrer les déboires du F35, ça leur apprendra de se payer notre tête.
Au bout du compte le Rafale avait couter beaucoup moins cher que ses concurrents et surtout il répond à nos attentent techniques dans les temps.
a écrit le 01/10/2013 à 20:15 :
La vrais question n'est pas le cout de l'avion de 150 millions de $ mais le cout de fabrication d'un missile russe pour le degommer car c'est bien là la question .Le systele ST 300 russe semble voir les avions furtifs americains comme le nez au milieu de la figure !Le systeme ST400 est plus performant .En fait c'est là la grande victoire de la russie .Contre le nombre considerable d'avions trés chers qui pouvaient lui etre opposés ,ils opposent des missiles trés performants trés facile à ameliorer et 100 fois moins cher à produire .....Je suis sur que le cout final de l'appareil serra au dela de 200 millions l'unite !Plus cher qu'un fumeux bombardier strategique qui devait ne pas etre vu par les radars russes .........
a écrit le 27/02/2013 à 16:06 :
1. Les difficultés du F35 de Lockheed rappellent, toutes choses par ailleurs égales, celles de l?Euro-fighter Typhoon :
a- partage des frais de développement entre plusieurs les fondateurs du consortium (Allemagne, Grande Bretagne, Italie et Espagne)
b- répartition de la fabrication entre les industriels des pays fondateurs (EADS Casa, EADS GMbH, Finmeccanica et BAE)
c- mécano industriel complexe (ailes droites et gauches pas faites dans la même usine, ?)
d- explosion des coûts et délais de développement induisant une diminution du nombre d?exem-plaires fabriqués (les Britanniques ont ainsi « revendus » plusieurs dizaines d?exemplaires pas encore reçus à l?Arabie Saoudite)
e- nombreux retards (le Typhoon ne sera certifié pour les frappes au sol qu?en 2018)
2. Les problèmes de coûts du F-35 sont catastrophiques pour les Britanniques (seul partenaire de niveau 1 et qui devrait avoir une chaîne de montage) qui avaient prévu d?en commander 137 exemplaires : si le coût unitaire double, le Royaume Uni pourrait n?en commander que deux fois moins
3. les Britanniques ont de quoi être amers : ils espéraient que le moteur spécifiquement développé par Rolls-Royce, en partenariat avec General Electric, comme seconde source pour le F-35 serait utilisé. Le Pentagone n?a retenu que Pratt & Whitney USA comme seule et unique source
4. Les Russes (en collaboration avec les Indiens) et les Chinois travaillent, eux aussi, à développer un chasseur de 5ème génération
5. Ces déboires du F-35 rappellent étrangement ceux du Boeing 787 avec ces avancées technologi-ques trop importantes et un transfert des risques financiers et industriels sur les sous-traitants en-core jamais atteint
6. Le Canada, qui a commandé 65 appareils ne doit s?attendre ni à des transferts technologiques ni à des offsets industriels. Certains experts ont par ailleurs pointé du doigt que cet appareil de 5ème génération n?a pas d?intérêt pour le Canada car on voit mal ce pays engager un combat aérien, perdu d?avance, contre ses deux seuls voisins Russes et Américains.
7. Dans la mesure où Dassault Aviation propose un avion répondant aux besoins du Canada dans le cadre de son appartenance à l?OTAN, où le constructeur français accepte le principe du transfert de technologies (offre Inde et Brésil) / offset industriels et que la technologie française libère Das-sault des contraintes ITAR, le constructeur français pourrait être un sérieux concurrent du F-35 ?
a écrit le 08/02/2013 à 4:24 :
Dans nos arpents enneiges, nous n'en pouvons plus de l'amateurisme du gouvernement conservateur pro-Bush du canada, son aplatventrisme devant les amirequins, son retrait de Kyoto, son non-respect des regles de son parlement (parle ment), la pollution extreme par les sables bitumineux, son traite de libre-echange avec l'etat d'apartheid Israel, sa reforme de l'assurance-chomage (attaque en regle contre le Quebec). SVP mes amis europeens, boycotter le canada le plus que vous pouvez. Vous, les europeens. qui aimer tant nos grands espaces, vous ne pouvez pas imaginer dans quel etat de misere sont laisses les peuples autochtones. Tout ca est denonce par combien d'agence de l'ONU. le canada ne cesse de ridiculiser l'ONU. l'ONU, c'est nous tous, humains! Le canada n'en a rien a foutre. SVP ne signer pas de traite de libre-echange avec ce pays paria qu'est le canada. Vive le desarmement! Sinon, vive le Rafale!
Réponse de le 08/02/2013 à 10:14 :
Vive le Québec libre!
Réponse de le 05/09/2014 à 11:28 :
Vive le Québec libre !!! (1 français)
a écrit le 07/02/2013 à 14:29 :
Ras-le-cul des avions, faisons la guerre en calbutte et avec des gourdins, c'est quand meme bien plus marrant.
Réponse de le 25/02/2013 à 12:50 :
Et soyons saoul comme des Polonais!
a écrit le 05/02/2013 à 14:23 :
Le combat décisif du Rafale est avant tout commercial et diplomatique. Et ce combat a bien lieu en Europe.
a écrit le 01/02/2013 à 10:27 :
Pour canarder des moujahedins dans des Toyota Pick up que ca soit en Afganistan , Irak, Lybie ou Mali, pas besoin de super Rafale ou F-35 qui coûtent 50 millions et plus de 20.000 euro de l´heure de vol.
Ce sont des joujous de prestige qui n´ont plus de signication ni politique ni strategique
aujourd hui.
Les drônes ne pourront jamais remplacer les avions pilotés par des hommes. On a vu les dégats "collatéraux" ignobles au Pakistan sans compter les anecdotes de drônes americaines interceptées par les Iraniens et forcés à l´atterrissage sur leur propre sol.

Réponse de le 05/09/2014 à 11:30 :
un bon vieux P47D Thunderbolt devrait suffire ! Relancer les chaines de montage du P47D !!!
a écrit le 10/05/2012 à 11:21 :
Les pays européens qui ont souscrit au F35 commencent à mesurer le prix de leur vassalité. Par surcroît les américains qui sont loin de tout maîtriser mesurent l'étendue de la difficulté de faire décoller un avion verticalement (le F35 est instable voire dangereux au décollage sauf en des mains très expertes). Enfin les revêtements "furtifs" se révèlent fragiles et très onéreux en termes de maintenance; ce qui pour un avion réputé robuste et "bon à tout faire" sinon "bon de vol" est vraiment un comble.
Réponse de le 01/10/2013 à 20:23 :
Revetement furtif ou pas ,la Russie qui n'a pas les moyens de suivre cette folle course à l'inutile a decidée de tout miser sur les missiles et tout ce qui va avec comme les radars et l'electronique.Ca coute tellement tellement moins cher que l'on peut en produire beaucoup plus !!!!!
a écrit le 08/05/2012 à 9:00 :
A chacun son tour de galérer : après le Rafale, le F-35. Les américains arrogants ? On le sait depuis longtemps. Qu'ils continuent de se casse les dents, ainsi que tous leurs fourbes courtisans européens, traitres de l'Union européenne !!!!
Réponse de le 29/06/2017 à 23:34 :
Paul Valéry en 1949 :"je verrais bien une union européenne dirigée par une commission américaine"
a écrit le 06/05/2012 à 21:26 :
Conclusion de l'article, il est cher, pas bon... les couts augmentent tout le temps...mais il se vend super bien...mieux que les avions europeens...notament le rafale qui est un super echec commercial...heu...j'ai pas compris...le F35 est il vraiment un echec?
Réponse de le 06/05/2012 à 22:12 :
Je ne crois pas, ca sera pas la 7eme merveille du monde, il sera l'équivalent du rafale, comme au temps du F16 et du M2000, ca sera à nouveau la bagarre entre le F35 et le Rafale F5.
Réponse de le 06/05/2012 à 22:31 :
il se vend parce que les européens ont une obligation d'alliance, les anglais, les italiens, les pays bas, les turques, les israéliens,le japon, le canada, les australien. Ils acheteront du F35. Les alliés des usa achete américains, les alliés des russes acheteront russe, les alliés de la chine acheteront chinnois.

Il ne reste que quelques pays dit "libre", suisse, gréce, bresil, inde, EAU/Quatar, la suisse c'est fini, les EAU en cours, le bresil en cours, l'inde jackpot, grece (pas de sous).
Réponse de le 07/05/2012 à 7:41 :
@ xXx je vous rejoins dans votre analyse des clients potentiels du F 35. Cependant, une carte reste à jouer, celle du Rafale marine. Et pourquoi pas le faire voler sous les cocardes anglaises? Une poussée d'européanisme accompagnée d'un élan d'indépendance vis-à-vis des USA pourraient éliminer le F35 (trop cher et pas au point) ainsi que le F18 (en fin de carrière mais financièrement abordable), ceci en faveur du Rafale marine. En échange la France pourrait acheter quelques navires anglais. Eh oui c'est ainsi que je conçois l'Europe de la défense, la véritable Europe!
Réponse de le 07/05/2012 à 7:55 :
il est cher, pas bon ... mais surtout il est pas au point et on se demande même si il va voler, donc commercialement ça va être très dur pour les américains.
a écrit le 06/05/2012 à 16:16 :
Et a quoi ca sert? Tout ce pognon depense dans des appareils qui ne servent a rien?! Meme pendant les conflits armes,les gouvernements hesitent a sortir leurs nouveaux joujous tout neuf,qui coutent egalement tres cher a l'utilisation...Etpendant ce temps toute cette energie mise pour fabriquer des choses qui reposent sur des conflits virtuels,ou que l'on cree de toute piece(irak et ses soi disante armes atomique),cette energie n'est pas depense pour ameliorer le sort de l'humanitee
Réponse de le 07/05/2012 à 13:56 :
Rien n'a plus amélioré la sort de l'humanité que les recherches militaires et les découvertes effectuées dans le cadre d'une guerre...

Hé ouais...

Tes vêtements (nylon), le papier alu, le plastique, les pneus, les moteurs, les avions civils, l'évolution de la médecine, le guidage radio, les antibiotiques, le stockage sous vide des aliments, les frigos, la stérilisation UHT, les méthodes d'usinage, le cyberknife, les ordinateurs, les soins dentaires, les produits anesthésiant, l'imagerie médicale, et j'en passe et j'en passe, et j'en passe...

Sans compter l'importance géo-politique, diplomatique, stratégique et dissuasif de l'armement...

L'évolution médicale,... avant la guerre de 14 et celle de 39, le savoir médical était surtout le fruit de laborieux tâtonnements que de réelles compétences...

Avant la guerre de 14... espérance de vie moyenne... 50 ans... au mieux... à l'heure actuelle 78 ans en moyenne... Et crois moi, l'évolution scientifique venant des deux grandes guerres y est pour beaucoup... voire "pour tout"....

Je suis pas un "soldier" et je préfère la paix à la guerre... Mais sur le plan purement scientifique, rien n'a été plus utile à l'évolution humaine que les investissements et les recherches militaires.
Réponse de le 01/02/2013 à 10:16 :
On peut meme ajouter avec cynisme que c´est dans les camps de concentration Nazi qu ont été fait les plus importants progrès en medecine´dans les années 40 !
On ne peut pas nier que les guerres ont acceleré la recherche mais si les états avaient investi les meme quantités d´argent dans les même projets sans les guerres on serait arrivé au même resultat. Von Braun et son équipe etaient des chercheurs avec des moyens illimités et certainement pas des bourreaux.
a écrit le 06/05/2012 à 14:34 :
Ils sont contents les bloggers spécialistes; l'ère du drone (pour clawez le drone a aussi une aire, mais l'ortho-graphe étant ce qu'elle est, ces deux substantifs ne qualifient pas le même concept) n'est pas arrivée ! Le baron rouge peut ne pas gesticuler dans sa tombe ! Lui qui saurait, sans nul doute, abattre un ennemi qu'il croiserait à 2000km/h ! Sans instruments cela va sans dire. Car s'il y avait des instruments, à quoi servirait le bonhomme ??? Ah ? sans bonhomme et avec des instruments c'est du drone ? Je n'ai rien compris, alors...
Bref, ces commentaires pro domo n'apportent vraiment pas grand chose; surtout lorsqu'ils disent que les drones ne seront pas opérationnels avant 30ans (pourquoi ? comment ?), et qu'ils promeuvent le Rafale... lequel aura mis à peu près ce temps pour démontrer une (éventuelle) utilité...
a écrit le 06/05/2012 à 9:54 :
Dassault doit s'associer avec Saab pour créer un successeur au rafale. Les français savent faire un avion efficace, sophistiqué et cher et les suédois un avion efficace simple et pas cher. Mais en Europe, les plus gros perdants de l?échec du F35B sont les pays qui voulaient un successeur au Harrier pour leur petit porte-avion sans catapulte. Autant dire que pour eux, posséder une composante aéronavale, c'est cuit !
Réponse de le 06/05/2012 à 10:27 :
Si un futur programme d'appareil piloté est lancé il sera effectivement multi-national. Cependant attention à la complexité que représentent la répartition des taches,équitable ou proportionnée. Cela a été le cas pour le Tornado et surtout pour l'Eurofighter. Actuellement, les cafouillages que connait le F 35 sont une opportunité pour proposer et placer un des trois appareils européens. Sans chauvinisme le Rafale est un excellent compromis. Mais reste-t-il assez de budgets chez les clients potentiels du F35 ?
a écrit le 05/05/2012 à 17:07 :
On ne parle pas beaucoup de ses problèmes, certes un cout quasi exponentiel (vers les 160M$ pie-e), des problèmes de conception, de surchauffe(ipp), électrique, fuite de carburant, bugs, il a été refait entièrement parce qu'il était trop lourd, le F35B coule les deux autre en siphonnant tout le budget, le F35B (vtol, remplacant du harrier a été visiblement de trop dans ce programme. L US Navy n'en veut pas parce qu'il est mono réacteur.
En l'état actuel il ne sera pas mature avant 10 ans et ca fait 10 ans qu'il a été commencé. De plus avec l'avancé des radars, plus sensible, plus intelligent, réseau, l'avantage de la furtivité de passive est en train de disparaitre, face à du vieux matos, pas de problème, avec les techno récente, ça sera terminé d'ici 2020, le f117 a démontré qu'il n'"tait pas invisible, explosé par un vieux sam serbe, l'avenir appartient à la furtivité active, gestion électromagnétique de l'environnement (choix pour le rafale), ou furtivité plasmique pour les russes et chinois.
Allez voir sur youtube, il vole comme un vieux godillot en faisant attention à ne pas se crasher.
Le seul que je trouve bien, c'est l'EOTS pour l'air sol, superbe système. Ils ont voulus faire mieux que le rafale et couler l'industrie européenne, c'est raté, ils ont essayé de proposer des F35 à 65M$ pièce, pris imbattable, mais les indiens n'en veulent pas. Les européens qui participent réduisent progressivement leur commande, a chaque augmentation du prix.

Réponse de le 05/05/2012 à 18:45 :
Bouffer du hamburger et boire du coca est incompatible avec une intelligence saine et créative.Je caricature mais les USA vont devenir rapidement une idiocracie !
Réponse de le 05/05/2012 à 18:55 :
@Fredo. Ne vous méprenez pas : autant la population des USA peut surprendre par son inculture et une oisiveté qui confine à la paresse intellectuelle, autant leurs élites sont brillantissimes et qui plus est, pragmatiques et patriotes.
a écrit le 05/05/2012 à 15:43 :
Finalement l'Europe ne sert plus à grand chose,il n'y a pas d'esprit de solidarité européenne.On mérite de disparaitre de la scène internationale c'est triste.
a écrit le 05/05/2012 à 13:49 :
Grandeur et décadence de la plupart des programmes militaire américains, le F-35 ne fait pas exception, le F35 qui d'ailleurs est surtout demandé par les Marines pour remplacer leurs avions à décollage vertical( l'armée de l'air peut très bien s'en passer).
On se rappelle le F22 et son coût pharaonique qui en avait réduit considérablement le nombre final, un avion sensé n'être utilisé que sur le sol des états-unis et maintenant les américains pensent à le vendre et le déplace même en Arabie( sans doute pour le voir en action en Iran et mieux le vendre ensuite).
Les nouveaux destroyers, pleins de problèmes, inflation hallucinante des coûts.
Les V-22, pleins de problèmes techniques, on ne sait même pas s'il est viable à long terme, ils restent des cercueils volants.
Les marines perdent leur programme de véhicule de débarquement, ils n'ont rien d'autres et doivent continuer avec des véhicules vieux de 40 ans.
Les véhicules de transport rapide sur roue de troupes de l'armée de terre super fragiles( en gros faut espérer qu'il n'y ai pas d'ennemi).
La nouvelle armée mécanisée( véhicules basés sur un système modulaire pour produire en série), pouvant être aérotransportable et déployable n'importe où dans le monde en quelques jours, carrément annulée( à part un canon automoteur déjà conçu mais il reste douteux), ce qui fait que toute la génération de matériels qui devait arriver vers 2020-2025 a disparue.
Les sous-marins et la plupart des types de navires de surface voient leur nombre diminuer à chaque nouvelle évaluation des programmes.
Par contre il reste encore de nombreux programmes conçus pour l'aide à l'infanterie, drones ou équipement, à cause des besoins lors de la guerre en Irak, le public aurait mal vu ces coupures budgétaires.

La faute à la concentration des industries militaires qui ont causé une inflation des coûts( forcément il y a moins de concurrence) ainsi que la baisse continuelle du dollar qui crée une inflation d'autant plus importante que le programme s'allonge en durée.

Pour les états-unis, la Chine ne deviendra pas une menace crédible avant 2025-2030, alors en attendant, ils freinent sur les investissements, d'autant que le budget des pensions et celui des sociétés privées en contrat absorbent une part croissance du budget général.
Une chose symbolique tout de même, on ne touche pas aux Porte-avions( 1 porte-avion minimum par mer d'importance ou océan), il y a eu de nombreux programmes pour s'en passer ( comme des bases navales sur barges géantes dans les eaux internationales) mais rien n'avance.
La guerre virtuelle/électronique( contrôle de l'information des 4 dimensions et du cyberspace) semble l'axe prioritaire du pentagone, les drones et les satellites servent beaucoup pour cela.
L'armée américaine fonctionne aujourd'hui un peu sur le mode de la légion( unités multi-tâches), avec des légions de marines prépositionnées en zones de crise( sur des navires aussi multi-tâches) pour intervenir dans les 48h, ensuite seulement les porte-avions sur demande, et en dernier l'armée de terre( qui a été subdivisée dernièrement en brigades pour réduire le temps d'intervention de mois vers semaines) alliée à l'armée de l'air pour le soutien( qui a semble t-il réussi à imposer un programme de bombardier à long rayon d'action dernièrement).
a écrit le 05/05/2012 à 9:21 :
On se rassure comme on peut le rafale est lui aussi un echec mais paye par les seuls gogos francais lui....
Réponse de le 05/05/2012 à 10:42 :
la différence est que le F35 à déjà été vendu à la quasi totalité des pays interressés,et qu'il est malgré tout en difficulté.Le F35 se dirige (malheureusement) vers un échec d'ordre technique...
Réponse de le 05/05/2012 à 10:48 :
c'est différent. Le Rafale est un échec commercial , au moins pour le moment, alors que le F-35 est un échec technique, financier et commercial :-)) ce qui donne toutes ses chances au Rafale pour la suite après les plantages successifs du F-22 et du F-35. La stratégie des US pour tuer la concurrence est en train de se retourner contre eux et on va pas s'en plaindre. Il reste à deviner pourquoi autant de pays européens se sont laissés berner ( pots de vin ?? )
Réponse de le 05/05/2012 à 11:35 :
Pourquoi autant de pays Européens sesont laissés berné? Juste par suivisme moutonneux du plus puissant , avec un peu frétillement de queue devant de pseudo éventuels hypothétiques participation a de juteux contrats ... Les mêmes raisons qui ont poussé les mêmes pays a ouvrir les portes du marché Européen a toutes les fenêtres libérales ... Le Résultat : Une splendide réussite pour l'Allemagne (si elle fabriquait le Rafale , vous pouvez être sûr qu'il aurait déjà été vendu !!) , et déconfiture et austérité pour tous les autres ....
Réponse de le 05/05/2012 à 19:33 :
Non le rafale n'est pas échec, il a fait deux guerre, on lui demande de tuer et de détruire les cible, il le fait et il le fait bien, sur ce point, ca a été extrêmement remarqué, Les indiens ont été convaincus après 6 ans d'évaluation et de test intensif, politiquement nous étions les plus intéressant,
et ils étaient le premier client du M2000 export, normalement le contrat sera signé d'ici Mars 2013, les points restants sont les licences de production, les accords de transfert de technologie, l'intégration des armement indigenes.
Les chinois menacent l'inde aux frontières du Tibet, des violation du territoire sont régulière. Donc ca va finir en grosse baston, et ils s'aiment, la vente du rafale, ca les rends chauds, compte tenu de la menace, l'inde va devenir un acheteur potentiel dans le domaine militaire, on va vaire une guerre froide entre chine et inde. En clair, la seule option pour avoir un avion cle en main avec toute la techno, c'est le rafale. les USA sont alliés au pakistan, les russes ils sont déjà client. L'eurofighter est un bon intercepteur haute altitude mais pour le reste on peut l'oublier, vu la demo en libye. Je ne serais par surpris de voir une flotte de 400-500 rafale en inde, avec une partie dédié à l'attaque nucléaire.
Je ne vois pas 12 Milliards, mais un marché d'armement plusieurs centaine de milliards.
Réponse de le 05/05/2012 à 20:11 :
@xXx, vous oubliez que l'Inde a certes d'énormes besoins en avions de chasse pour faire face à la menace chinoise, mais qu'ils sont engagés sur le programme T-50 PAK FA de Sukkhoï. Je pense que les Indiens pourraient bel et bien accroître leurs commandes de Rafale (qui a montré qu'il décollait bien à partir de hautes altitudes, comme au Tibet), mais pas dans les proportions que vous indiquez.
Réponse de le 05/05/2012 à 20:59 :
Les chinois ont double le nombre d'avion de combat en 3 ans, de 500, ils sont passés à 1200 avion de combat et ils continuent, ils ont de avions relativement moderne (J10,J15,J11,JF17), ils sont l'intention d'acher des SU35 aux russes, sans compter le J20 et d'autres à venir.
Les indiens ont à peine 600 avions de combat dont une grande partie est obsoléte, et ils doivent diversifier leur source d'approvisionnement, les russes vendent aussi bien aux indiens qu'aux chinois.
Ce n'est plus la paix tranquille, mais la course aux armements et un jeu, le mien est plus grand que le tient.
La démonstration du missile balistique AGNI V est un signal envoyé aux chinois par les indiens, qui ont répondus même pas peur.
Le nombre de rafale va passé très rapidement de 126 à 200,
mais il est clair que ca ne sufira pas, il en faudra beaucoup plus, pour dissuader les chinois. a moins qu'ils achètent aussi du F35, une fois qu'il sera au point, pas avant 10 ans, il faut du temps pour qu'un avion soit mature.
En clair, si tu veux la paix, prépare la guerre, c'est que font les indiens. Mais il y aura soit une guerre froide, soit la guerre tout cours, ca en prend le chemin.
Réponse de le 05/05/2012 à 21:25 :
@xXx: Les russes ont refusé de vendre le Su-35 aux chinois. Ces derniers augmentent drastiquement leurs moyens et leurs commandes, mais une armée de l'air performante n'est pas forcément une armée de l'air prolifique. Les occidentaux (entendre par là Etats Unis, France, + pays de l?OTAN, et je cite les deux premiers individuellement car ce sont les deux seuls qui ont une capacité industrielle et opérationnelle complète) gardent une maîtrise technique incomparable par rapport aux chinois. Matériel de qualité supérieure (attention, les chinois montrent des photos d?avions prétendument high-tech, il s?agit en réalité de technologies Russes copiées ou rétro-ingénieurés (souvent très mal)). Enfin, le savoir faire des pilotes et l?effet d?expérience reste l?élément numéro un. C?est difficile à croire pour le têtard qui débarque en aéronautique, pourtant c?est la vérité. Sur ce point, les chinois sont à la ramasse, tous comme leurs alliés régionaux comme le Pakistan (cf guerre Indo-Pakistanaise de 1999). Et je ne parle pas des doctrines d?emploi du matériel militaire...
Réponse de le 05/05/2012 à 23:24 :
c'est une autre histoire, la vente des su35 est suspendue a cause du refus chinois, comme les russes ont marre de passer pour les jambons de service, de voir systématiquement un avion russe avoir un clone chinois quelques années plus tard, les russes veulent une grosse commande avec l'engagement des chinois de ne pas cloner l'avion, les chinois veulent acheter un nombre limité d'avion, on comprend pourquoi.
Mais ca va revenir, ils sont trop intéressés, ca ne se fait pas en un jour.
Je ne suis pas d'accord, pour ma part, les chinois copie tout ce qu'ils peuvent pour apprendre, mais ils vont vite, ils vont très vite, idem pour l'espace, nous on est toujours à la traine, ils commencent à faire leur propre design, exemple le J20. Mais je pense que dans 10 ans ils seront la, et on va sourire jaune, sous estimer le problème n'amène rien de bon. leur budget militaire et R&D augmente de façon conséquente, normal on leur donne l'argent grâce aux exports. On commencera a avoir des problème quand ils commenceront à construire des PA en série, quand ils voudront sécuriser leur ligne commerciale. Pour l'instant c'est une armée defensive, mais c'est pas pour rien que les américains se redéploient dans le pacifique. Quand à l'otan c'est un organisme qui n'a plus de raison d'être, financé à 75% par les USA, les budgets européens se réduisant comme peau de chagrin. je suis aussi un petit amateur, mais je m'intéresse à ces sujets pour avoir ma propre perception.
a écrit le 05/05/2012 à 8:19 :
lntéressant historique.

113 millions de dollars le F-35... et combien pour le Rafale ou Eurofighter?

Et sur 10ans, le coût global frais d'entretien et de fonctionnement inclus pour ces appareils?

Ne peuvent-ils mieux se partager le marché en fonction de points forts distincts?

La logique 1 pays = 1 fournisseur d'avion de combat est-elle implacable (il semblerait)?

À t'on vraiment envie d'être vendeurs d'armes? Et si les budgets collossaux de R&D étaient utilisés à des fins plus humaines (même s'il est vrai qu'une domination absolue des US sur un tel sujet fait un peu peur ... Mais on n'a qu'à pas les acheter leurs fichus avions :-))

Article qui me fait réfléchir au sujet et rendre compte qu'il me dépasse vraiment, tout en le demandant si nos dirigeants ont gardé LA fibre humaine, sont tournés vers le futur plus que leur nombril et des systèmes dépassés (notion de "puissance": le simple fait d'y penser montre son impuissane, syndrome connu des acheteurs de grosses cylindrées pour prendre un exemple plus terre à terre vérifiable suotidiennement dans la rue) et nuisibles au long terme.
Réponse de le 05/05/2012 à 11:37 :
Si nous n'avons pas d'avion de chasse , a terme un pays avec des avions de chasse viendrait nous expliquer ce que nous devons faire ... donc de toute manière nous "aurons" des avions de chasse ....
Réponse de le 05/05/2012 à 14:09 :
Malheureusement nous ne sommes pas encore dans un monde de bisounours...
a écrit le 05/05/2012 à 7:26 :
Un de plus, pourquoi de tels avions ? LA PAGE EST TOURNEE, nous entrons dans l'aire du DRONE, c'est terminé Top Gun, une fois de plus l'homme invente de nouvelles choses et reste incapable de s'y adapater (c'est normal), C'est comme l'arrivé du train face au cheval ... Si on peu guérir le cancer pour le prix de 2 ou 3 avions ce serait aussi pas trop mal !
Réponse de le 05/05/2012 à 10:39 :
l'aire du drone ? ils ne savent encore rien faire de compliqué,et ils coutent aussi cher qu'un avion (je m'appuie sur un article de DSI,qui prend en compte les frais de fonctionnement et la station au sol)
Réponse de le 05/05/2012 à 14:23 :
L'ère du drone ? Elle est inéluctable, mais pour dans trente ans au bas mot. D'ici-là, avoir des avions de chasse restera plus qu'incontournable étant donné la nature des menaces pouvant frapper les pays occidentaux et leurs alliés. Bref, parler de drone, c'est parler d'un futur très lointain. Les menaces sont aujourd'hui. Ne recommençons par pitié, les erreurs des années 30 quand les dirigeants britanniques et français parlaient de désarmer à tout prix tandis que les orages grondaient...
Réponse de le 07/05/2012 à 20:22 :
@ Opinion : l'aire du drone ? Piloter un drone depuis ta station distante de 500 km. suppose une liaison satelite permanente avec le drone. Impossible de prendre 6 ou 9 G avec un drone : si physiquement le drone supporterait sans problème la manoeuvre la communication elle serait interrompue... Et le drone perdu...
a écrit le 05/05/2012 à 0:50 :

Allez pour se faire plaisir, un petit coup de dedefensa, sur le f22
un gros machin qui ne marche payé a coup de milliards produit seulement à 187 exemplaire au lieu des 700 initialement prévus. 350 million $ piece, un programme de 300 milliards$


ca complete bien l'article de la tribune, :-)

http://www.dedefensa.org/article-le_f-22_menace_l_iran_selon_l_humeur_des_pilotes_02_05_2012.html

Réponse de le 05/05/2012 à 8:59 :
Je suis allé sur le blog, c'est très plaisant à lire. Mais aussi très révélateur, à condition de conserver un peu de recul. Michel Cabirol a parfaitement titré son article. Espérons que l'Europe ne se laissera pas entrainer dans cette spirale. Ou alors qu'elle en sorte le plus rapidement possible. Utopie ou pas, il était temps que les clients potentiels de ce programme retombent sur terre, avec quelques milliards en moins dans l'escarcelle des contribuables.
a écrit le 04/05/2012 à 22:33 :
Excellent article qui, en faisant le point sur le désastre du programme JSF, dévoile crûment la réalité des relations entre les Etats-Unis et leurs vassaux, notamment européens.
a écrit le 04/05/2012 à 22:22 :
Les soucis de ce programme sont une bonne nouvelle pour l'industrie européenne de défense, mais cela vient un peu tard, car le mal est fait : le F-35 a siphonné bien des budgets, et va rendre réticents bien des gouvernements. Qui donc en Europe - continent déjà bien timoré quand il s'agit de prendre ses responsabilités sans que les Etats-Unis n'initient le mouvement - va donc oser lancer un programme de chasseurs de Veme génération ? Eurofighter GmbH est mort. BAe est au service des US. Finmeccanica ne fait que ce qu'on lui dit de faire à Londres ou Washington. Saab est moribond. Restent les Russes, notamment Sukkhoi et MiG, et Dassault. Pas Serge, dont l'utilité reste à prouver, mais le constructeur d'avions qu'il a hérité.
Réponse de le 05/05/2012 à 22:34 :
Bravo Truk pour votre commentaire avisé. Sauf vos propos sur "l'utilité" de Serge Dassault ! Son "utilité" a été (et reste) d'avoir combattu non seulement pour rester à la tête de cette entreprise familiale mais aussi d'avoir laissé son propre argent dans les développements risqués et cela pour perpétuer ce savoir-faire français et avec lui les emplois directs et indirects...Auriez-vous souhaité que cet "inutile" Serge vende et capitalise pour se retirer et investir dans le luxe ou autres domaines....Dans ce cas, votre argument ne tiendrait plus car Dassault Aviation n'existerait plus, ou bien serait américain....!
Réponse de le 07/05/2012 à 20:59 :
@ CHS, je pondèrerais vos propos si vous le voulez bien. Les Falcons sont le très haut de gamme (et donc le "luxe") des avions d'affaires. Sinon je partage entièrement vos propos.
Réponse de le 17/02/2013 à 11:22 :
Dans quelques années, la suprématie aérienne sera détenue par 2 pays : La Russie et la France ! Les 2 seuls pays possédant la technologie de quatrième génération ++ et de cinquième génération !
Pour le moment, il y a au moins un pays qui a tout compris : l'Inde qui a acheté (ou en passe d'acheter), les 2 seuls avions de 4 G++ et 5G existants : Le Rafale F3 et le SU50 avec un transfert vers le Rafale F4 de 5G !
Pour les autres qui voleront sur F18 ou F15 recyclés ou au mieux sur un Eurofighter de 4G sans potentiel de développement supplémentaire ....???!!!...on peut se poser des questions !
Réponse de le 18/02/2013 à 7:24 :
@chs, d'accord avec vous, un autre exemple Arnaud L., fils d'un grand papa feu Jean Luc, qui a choisi un autre chemin.
@Ricko, les Falcon et les avions d'affaires en général et comme leur nom indique, ils servent essentiellement aux dirigeants et décideurs d'entreprise, ils appartiennent pour une petite partie aux particuliers et aux gouvernements.
@Serretete, les USA ont un immense savoir-faire aéronautique, ajouté à cela un budget de recherche conséquent, on se focalise sur leurs échecs, ce qui est rare jusqu'à présent, mais ils ont réussi d'autres programmes qu'aucun autre pays ne peut le faire, faute de budget ou faute de compétences.
Réponse de le 18/02/2013 à 8:23 :
La technologie US en matière aéronautique (et pas seulement aéronautique, d'ailleurs), s'est arrêtée dans les années 90.
Tous les avions encore en production ou en vol aujourd'hui, qu'ils soient civils ou militaires sont de cette génération.
Aujourd'hui, les USA ont besoin des européens et des asiatiques pour les technologies de dernières générations. On le voit autant dans l'aéronautique que l'automobile et autres ... C'est une évidence avec les programmes comme le F35 dont plus de 70% des composants sont fabriqués et/ou conçus en Europe ou Asie. C'est une évidence aussi pour les avions civils de dernière génération comme le 787.
Malgré tout, ces programmes ne parviennent pas à être concrétisés, ne parviennent pas à respecter les coûts ni le cahier des charges, ne parviennent pas à être mis au point ..
C'est la même chose dans l'automobile, le spatial (les USA n'ont même plus un lanceur digne de ce nom et doivent compter sur Ariane ou Soyouz pour leurs satellites, y compris militaires ... ) !!
Qu'on le veuille ou non, les faits sont là.
Quant à la puissance économique ... ??!! (sic) !!
Réponse de le 18/02/2013 à 12:53 :
Le besoin de coopérer avec d'autres pays est dicté par l'économie mais pas par manque capacité technique. Pour le F-35, le ticket d'entrée au programme est une manière de "coincer" le client pour qu'il n'achète pas ailleurs, miroité par un accès aux technos sensibles dont la furtivité. Pour le 787, c'est un partage des dépenses et des risques. Comme exemple de projets US qui avancent bien, on peut citer leurs drones de manière générale et le projet UCAV naval XC-47B en particulier.
Réponse de le 18/02/2013 à 14:23 :
Sûrement pas ...Non !
Si, à la limite, on pourrait concevoir une telle "stratégie" et/ou pour des notions de rentabilité, en matière civile (quoi que, on voit le résultat avec le 787 et le (ex)futur 777X) ...c'est tout à fait inconcevable en ce qui concerne le militaire !
Un appareil (ou deux puisque le F22 était dans le même cas de figure), sensé être un vecteur ou un élément de la défense aérienne, de la suprématie aérienne d'un pays...dont l'opérationnabilité dépend de N sous traitants ETRANGERS ...et donc, du bon vouloir de ces étrangers à fournir les pièces, les savoirs-faire... !!!???
C'est au contraire, tout l'inverse que cherche un pays : détenir la complète "main mise" sur les éléments de défense pour éliminer tout facteur de dépendance !
Aucun pays au monde, quand il peut l'éviter, cherche à dépendre d'autres SURTOUT en matière militaire !
Non...si aujourd'hui, les USA "acceptent" de dépendre d'autres pays pour essayer d'acquérir et/ou maintenir une certaine crédibilité en matière aérienne (et pas seulement), c'est parce qu'ils ne peuvent pas, techniquement et technologiquement, faire autrement !

C'est au contraire, lorsque l'on a la main sur toute la chaîne de fabrication, de la conception à la fabrication, que l'on "coince" l'acquéreur et que l'on a un certain pouvoir de pression, de décision ...sur cet acquéreur !
C'est d'ailleurs bien ce qu'on fait les USA depuis toujours ...jusque dans les années 90 ...et qu'ils ne peuvent plus faire aujourd'hui !
Réponse de le 19/02/2013 à 7:29 :
@Serratete: Pensez-vous pas qu'il y ait un lien entre le marché européen du F-16 et celui du F-35? Ils veulent refaire le même coup, en avançant cette fois ci 2 principaux arguments: Furtivité et avion pas cher! Il est vrai qu'à l'époque ils avaient une longueur d'avance sur nous avec le F-16, il aurait fallu avoir le M2000 à ce moment là. Une hypothèse simple: Si tous les pays clients potentiels du F-35 se retirent du programme, les USA se sentiront mal mais seulement ÉCONOMIQUEMENT, ils sauront fabriquer tous les F-35, les problèmes rencontrés (sur le F-35C notamment) étaient de leur ressort.
Réponse de le 19/02/2013 à 8:38 :
Jusque dans les années 90, la plupart des pays avaient besoin des USA pour s'équiper en matériels militaires (aéronautique en particulier) car peu de pays proposaient des matériels de dernière génération (pour l'époque). Ajouté au fait que jusqu'alors, les USA avaient un leadership incontesté en matière politique et géopolitique, ces pays n'avaient pas d'autres choix autant politiquement que technologiquement, de "choisir" des matériels US. Aujourd'hui la situation est inversée : Les USA ont perdu une grande partie de leurs influences, leur avenir géopolitique et économique est plutôt "sombre" et ils ne disposent pas des technologies nécessaires à la réalisation d'un avion de 4G+, 4G++ et à fortiori 5G, notamment en matière de conception et réalisation de certaines parties de voilure (d'où leur conception en premier niveau au RU et leur réalisation en Italie, par exemple) mais surtout, ils ne disposent pas des technologies de furtivité active comme l'annulation active ou la furtivité plasmatique. Or, ces 2 technologies (la encore, ce sont des exemples, ils y a d'autres points techniques du même genre comme les radars a balayage actifs ...) ne sont pas à vendre. Ils sont donc dépendants de pays européens pour la réalisation de bon nombres de parties techniques (autant pour les avions militaires que civils), des pays asiatiques comme le Japon pour la réalisation de composants notamment pour l'électronique de bord (écrans, par exemple ...) mais surtout, au travers de ces collaborations, ils espèrent, à terme, pouvoir bénéficier d'un retour de transferts de technologies pour pouvoir s'équiper des techniques nécessaires à un véritable avion de 4G++ ou 5G ! Pour le moment, ces technologies ne sont détenues que par la Russie et la France (d'où d'ailleurs les difficultés pour vendre le Rafale car la France ne veut pas céder ces technologies et/ou leur accès aux programmes source...ce qui, de facto, rend le Rafale moins intéressant) En ce qui concerne le F35, il y a très peu de chance qu'il voit une mise en service opérationnel un jour. D'ores et déjà et dans l'état actuel des choses, cet avion ne pourra jamais dépasser un potentiel de 4G+ (c'est à dire de la génération du Typhoon) en supposant qu'il puisse être mise au point et en supposant que cette mise au point ne nécessite pas encore d'autres concessions sur le cahier des charges (ce qui est peu probable) Or, qui voudra acquérir un avion de 4G+ (au mieux) à un prix trois celui d'un Typhoon ou même d'un F15SE qui a fait ses preuves, qui est de niveau 4G et qui vaut 5 fois moins cher ??
Réponse de le 19/02/2013 à 13:15 :
Sérieusement, vous piochez où ces informations? "Jusque dans les années 90, la plupart des pays avaient besoin des USA pour s'équiper en matériels militaires (aéronautique en particulier) car peu de pays proposaient des matériels de dernière génération (pour l'époque).": C'était encore la période guerre froide et parmi les constructeurs de l'Ouest non américains d'avions d'armes, il y avait (liste non exhaustive): France, Suède, (UK, Italie) pour le Tornado. "...Pour le moment, ces technologies ne sont détenues que par la Russie et la France (d'où d'ailleurs les difficultés pour vendre le Rafale car la France ne veut pas céder ces technologies et/ou leur accès aux programmes source...ce qui, de facto, rend le Rafale moins intéressant)..." justement c'est le contraire, la France veut bien vendre avec un transfert de techno (Brésil, Inde) contrairement aux USA où le Président doit avoir l'accord du Congrès. Tous mes dires sont basés sur des articles sérieux (Secret Défense de Marianne, le Mamouth et bien d'autres) et diffusés depuis des années.
Réponse de le 19/02/2013 à 14:30 :
dans les années 90...c'était la guerre froide ??? Ah bon ! Je pensais que l'URSS avait cessé d'exister en 1991 (officiellement) et en pratique, en 1989 après la chute du mur de Berlin !
Quant au Tornado... Cet avion n'a été exporté qu'en Arabie-Saoudite et pour une bonne raison : les 3 pays qui l'ont conçu et exploité (Italie, Allemagne et RU) était seuls responsables de l'assemblage de l'avion (c'était contractuel). On ne va pas revenir sur le pourquoi et comment les saoudiens ont acheté (ou plutôt échangé) des Tornado ! Ca n'a rien à voir avec l'avion lui même !
De plus, cet avion comme le SAAB 37, était un G2 (il préfigurait les G3 à venir au même titre que le Mirage F1....). Ces avions ne sont pas de la même génération que les F14, 15, 16 et 18 qui eux sont des G3 à G3++ !
Quant au plan politique : Aucun pays n'avait à cet époque, le leadership des USA et donc ne pouvait rivaliser avec les "pressions" de ce pays. Là encore, le choix de la Belgique par exemple ou la Suisse pour des avions USA étaient au moins autant dictés par le plan politique que technique !
Je pense que rien que pour ce genre de lacune, ça ne vaut même pas le coup de continuer cette discussion !
Réponse de le 19/02/2013 à 19:08 :
Relisez vos écrits, je ne fais que les recopier "..."Jusque dans les années 90..." ce n'est pas parce que l'URSS n'existe plus le jour J que le jour J+1, il n'y a plus de guerre froide, il a fallu quelques années pour que l'Ouest se relâchent complètement de ce point de vue. D'autre part, de ce temps là, le chasseur français le plus moderne et exportable n'est pas le F1 mais le M2000, qui est équivalent voire supérieur dans certains domaines au F-16. La situation n'était pas si différente que l'actuelle si le F-35 n'a pas tous ses problèmes (heureusement pour nous, Français): Des pays européens achetaient et utilisaient des F-16, la GB avait encore ses F-4 donc s'en passait et en face la France avec le M2000.

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