Accord entre Paris et Londres pour financer des drones de combat

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Le 34e Sommet franco-britannique de ce jeudi 3 mars était notamment consacré aux questions de défense. L'investissement commun devrait bénéficier à BAE System, Selex ES et Rolls Royce côté britannique, et à Dassault Aviation, Snecma (Safran) et Thales, côté français.
Le 34e Sommet franco-britannique de ce jeudi 3 mars était notamment consacré aux questions de défense. L'investissement commun devrait bénéficier à BAE System, Selex ES et Rolls Royce côté britannique, et à Dassault Aviation, Snecma (Safran) et Thales, côté français. (Crédits : Reuters)
La France et le Royaume-Uni investiront ensemble plus de 2 milliards d'euros pour développer des drones de combat aérien de nouvelle génération. Ils espèrent disposer d'appareils opérationnels d'ici à 2025.

Paris et Londres ont annoncé jeudi 3 mars un investissement commun de "plus de 2 milliards euros" dans le développement de drones de nouvelle génération à l'occasion du 34e Sommet franco-britannique, notamment consacré aux questions de défense.

En 2014, la France et le Royaume-Uni étaient convenus de travailler ensemble sur un système de combat aérien futur et, après une étude de faisabilité, les deux pays entendent passer à la phase de développement en vraie grandeur de démonstrateurs opérationnels de drones de combat aérien d'ici à 2025.

Les français Dassault Aviation, Snecma et Thales intégrés au projet

"Nous prévoyons d'investir plus de 2 milliards d'euros dans ce programme, avec un bilan technique vers 2020", peut-on lire dans un communiqué conjoint. "En outre, nous intensifierons notre coopération en procédant ensemble à l'analyse du futur environnement de combat aérien, notamment de l'interopérabilité future des systèmes pilotés par l'homme et des drones."

Les groupes britanniques BAE System, Selex ES et Rolls Royce devraient bénéficier de cet investissement, tout comme les français Dassault Aviation, Snecma (filiale du groupe Safran ) et Thales.

    Lire aussi >> Drone de combat : les fiançailles entre Paris et Londres vont-elles se prolonger?

(Avec Reuters)

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> Voir aussi: Le vol inaugural du Taranis*, un drone de combat développé par le britannique BAE Systems

 (*) Taranis, du nom du dieu du tonnerre dans la mythologie celte.

> Voir aussi le Neuron, le drone de combat conçu par le français Dassault.

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Commentaires
a écrit le 04/03/2016 à 20:17 :
BAE et Rolls Royce ne vont pas bien du tout.....grâce aux contribuables Français , cela permettra de maintenir des emplois outre Manche . Dassault et Thalès ne sont pas du tout dans la même situation . Essayons d' imaginer l' inverse ....
a écrit le 04/03/2016 à 9:29 :
C'est bien, mais avec 20 ans de retard sur les USA, comme cela nous aurons des drones volants de combats, quand eux auront des robots soldats, et toujours des fusils d'assaut, quand ils auront des lasers individuels...et pareil pour les Russes et les Chinois qui nous auront rattrapé, et dépassé d'ici-là. Mais nous aurons la Sécurité Sociale la plus généreuse du monde, donc tout ira pour le mieux dans le pire des mondes.
a écrit le 03/03/2016 à 21:33 :
Pourquoi on attend pas la clarification au niveau du Brexit ?
c'est quand même incroyable de voir certains dossier avancer très vite quand ils en ont envie !
a écrit le 03/03/2016 à 17:55 :
Je me demande quel pays sera le premier à mettre un grand coup de couteau dans le contrat ? Hollande ne sera plus là, mais il aura tout de même initié le non-respect de contrat (Mistral) qui rend possible le retrait unilatéral :-)
Réponse de le 03/03/2016 à 18:34 :
La Russie a engagé un guerre en Ukraine, en envahissant le Donbass et la Crimée et en bafouant ses accords internationaux, notamment comme membre du Conseil de Sécurité de l'ONU et les accords bilatéraux avec l'Ukraine.
Donc inutile de tenter un amalgame ridicule. N'êtes vous pas fatigué de toujours répéter la même rengaine?
Angleterre et France sont des alliés, avec des divergences, mais qui ne se combattent (concurrencent) plus que dans le domaine économique, en Europe et ailleurs, donc aucun rapport avec l'archaïque Russie nostalgique de son ancien empire.
Aucune comparaison possible.
a écrit le 03/03/2016 à 16:32 :
Quand on connaît les conditions d'un tel marché on ne peut qu'être dubitatif.

La city va pouvoir continuer à nous jouer Mike le poulet sans tête sans que notre déplorable europe aie quoi que ce soit à dire. Le court terme est en train de nous exploser.

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