Bien sur la route rachète Voitures noires et devient premier VTC de France

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Voitures Noires s'est retrouvé en redressement judiciaire après de lourds investissements dans sa flotte.
Voitures Noires s'est retrouvé en redressement judiciaire après de lourds investissements dans sa flotte. (Crédits : CC0 Public Domain)
Le groupe de VTC fondé par Pierre-Yves Chamla en 2015 se dote d'une importante flotte de voitures avec le rachat de Voitures Noires. Bien sur la route, qui exploite des licences VTC via la plateforme Uber, veut s'imposer pour profiter des nouvelles opportunités de marché comme l'arrivée de Taxify.

Bien sur la route (BSLR), premier capacitaire VTC de France ? Le tribunal de Paris a tranché et a autorisé la reprise de Voitures noires par la (jeune) société spécialisée dans les voitures de transport avec chauffeur.

"Nous allons devenir le premier groupe VTC de France. Notre modèle reposera sur trois activités : une flotte de VTC - actuellement composée de 100 voitures dans cinq villes de France -, Reditum - une société de formation des chauffeurs -, et désormais Voitures noires, qui dispose et entretient une flotte de 3.000 voitures louées aux chauffeurs VTC", explique à La Tribune Pierre-Yves Chamla, président de Bien sur la route.

Voitures noires était, selon lui, une société en hyper croissance mais qui a manqué de fonds propres, notamment pour couvrir les investissements nécessaires à la constitution sa flotte de voitures. Avec ce rachat, Bien sur la route veut continuer à franchir des seuils de taille. Il compte ainsi acheter près de 1.500 voitures l'année prochaine dont 200 pour Bien sur la route et s'implanter dans les neuf villes de France où est installé Uber. Le reste, soit 1.300 voitures, complétera la flotte déjà conséquente de Voitures Noires.

Une marque blanche

Bien sur la route est une société dite capacitaire fondée en 2015. Autrement dit, elle exploite des VTC en utilisant la plateforme de réservation Uber. "Nous sommes une marque blanche", assume Pierre-Yves Chamla, mettant l'avant sur un autre point :

"Nous sommes une société 100% française, toutes les charges sont payées en France", explique-t-il. BSLR veut ouvrir un nouveau front en constituant une flotte d'une trentaine de TPMR, des véhicules adaptés à des personnes à mobilité réduite, et qui seraient réservables via l'application Uber grâce à un onglet spécial.

| Lire aussi Où va l'argent d'Uber ?

Le dirigeant s'était illustré dans le passé par la création de Bien à la maison en 2006, une société de services à domicile à destination de personnes handicapées, société revendue en 2016 avec ses 60 agences et ses 4.000 salariés au groupe de maisons de retraite Colisée.

Un contexte mitigé

L'entreprise fonde de grands espoirs sur l'arrivée de Taxify qui promet de prélever une commission de 15%, contre 25% pour Uber. Elle craint néanmoins l'échéance du 1er janvier prochain qui interdira d'exploitation VTC tous les chauffeurs qui n'auront pas obtenu un certificat particulièrement difficile à obtenir - on parle d'un taux de réussite de moins de 50%.

| Lire aussi Taxify débarque en France, va-t-il tuer Uber ?

Pierre-Yves Chamla estime néanmoins que sa société est mieux armée que les autres grâce à son activité de formation de chauffeurs. Il espère cependant que le gouvernement consentira à reporter cette échéance...

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Commentaires
a écrit le 07/10/2017 à 7:34 :
un examen n’est difficile que pour ceux qui ne sont pas suffisamment capables; ce n’est pas la proportion d’échecs qui fait la difficulté d’un examen

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