Qatar : l'aéroport de Doha va taxer les passagers

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Neuf millions de personnes sont passées par le Hamad International Airport au premier trimestre.
Neuf millions de personnes sont passées par le Hamad International Airport au premier trimestre. (Crédits : Reuters)
Le prélèvement, à hauteur de neuf euros, sera mis en place dès cette semaine, alors que le Qatar se retrouve dans une situation budgétaire délicate pour la première fois depuis 15 ans.

L'aéroport international de Doha au Qatar a annoncé lundi qu'il allait faire payer une taxe aux passagers, à un moment où l'émirat est confronté à des difficultés liées à la baisse des prix du pétrole. Le prélèvement d'une somme de 35 riyals (10 dollars ou 8,94 euros) sera mis en oeuvre cette semaine, a indiqué le Hamad International Airport (HIA), où sont passés neuf millions de passagers au cours du premier trimestre de cette année.

Cette taxe, qui sera ajoutée aux prix des billets d'avion, sera appliquée aux billets émis à partir de mardi et, dans tous les cas de figure, à tous les voyages intervenant à partir du 1er décembre.

La taxe "est conforme aux principes de l'Organisation internationale de l'aviation civile pour soutenir le développement de grands aéroports mondiaux comme le HIA", affirme la déclaration.

Dans les pas de Dubaï

Le petit émirat du Qatar, qui accueillera le Mondial de football en 2022, a annoncé pour 2016 un déficit budgétaire de plus de 12 milliards de dollars (10,73 milliards d'euros), le premier en 15 ans, lié à la baisse des prix du pétrole.

Déjà, en mars, l'émirat voisin des Emirats Arabes Unis avait imposé une taxe de 35 dirhams (9,5 dollars ou 8,50 euros) pour chaque personne empruntant ses aéroports, dont le principal, Dubaï, est considéré comme le premier du monde en termes de passagers internationaux. Officiellement, Dubaï avait lié cette taxe à la nécessité de financer l'extension des deux aéroports de la ville

(Avec AFP)

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a écrit le 30/08/2016 à 14:21 :
S'ils veulent que leur déficit continue, ils peuvent procéder à des coupes drastiques de leurs budget pour la promotion du djihadisme et de l'Islam rigoriste partout dans le monde. Leurs finances et la sécurité de toute la planète ne s'en porteraient que mieux.
Réponse de le 31/08/2016 à 12:24 :
Et cesser de verser des pots de vin pour obtenir l'organisation d'épreuves prestigieuses comme le championnat du monde de vélo ou la coupe du monde de football.
Cesser d'investir dans des clubs comme le PSG ou de financer à perte une chaine comme Bein Sport. Cette dernière commence à réduire ses frais, elle abandonne la retransmission des course vélo comme le tour d'Italie, le tour de Lombardie, Tirrano Adriatico, Milan San Remo. 4 épreuves phare du cyclisme mondial
a écrit le 30/08/2016 à 4:56 :
Les bedouins dans le besoin. Pas a dire, ils savent gerer.
De vrais socialistes, ils levent une taxe sur les passagers.
a écrit le 30/08/2016 à 1:17 :
Tiens donc il n'y avait pas de taxe d'aéroport . Quand on voit ce qu'on aie comme taxe sur un billet d'avion chaque fois qu'on passe par un aéroport on comprend mieux pourquoi les compagnies du golf se portent mieux.
a écrit le 29/08/2016 à 16:19 :
Les pays producteurs de pétrole sont assis sur des mines d'or qui ont fait leur richesse. Mais il semble que les responsables de ces pays soient de piètres gestionnaires, une baisse momentanée des cours les mets en grandes difficultés financières.. imaginons ce que serait le monde s'ils parvenaient à leurs fantasmes: le diriger ?
Réponse de le 29/08/2016 à 20:05 :
@madrake: c'est au contraire de la bonne gestion que de faire payer aux Occidentaux la construction de mosquées chez nous :-)
Réponse de le 29/08/2016 à 23:20 :
C'est en effet d'autant plus incompréhensible que les medias parlent de leurs investissements en pétro-dollars depuis 1974. Ils investissent partout dans le monde, sont propriétaires de nombreuses usines, commerces... et dès que le pétrole baisse, ils sont quasi ruinés ? Ils n'ont acheté comme par hasard que des entreprises peu rentables ou les ont achetés systématiquement au prix fort ? Bizarre, très bizarre.
Actuellement les Chinois investissent à tour de bras en Afrique donc dans trente ans, si l'économie chinoise faiblit, on apprendra aussi qu'ils sont au bord du gouffre malgré tous leurs placements africains...
Réponse de le 30/08/2016 à 9:24 :
Je pense qu'il convient de regarder les choses avec un peu de recul :
Ces économies basées sur les pétrodollars ont eu une politique n'ont servi qu'une poignée de personnes dont les fortunes sont hallucinantes... bien à l'abri des difficultés financières malgré la baisse des prix du pétrole.
Elles ont acheté la paix sociale avec une politique de distribution des excédents sans développement de son économie (la malédiction du pétrole qui touche tant de pays, dont seul la Norvège a réussi à se préserver).
De ce fait, la réduction de ces politiques entrainerait de facto une quasi guerre civile... les dirigeants en place, premier bénéficiaire de la politique de spoliation des richesses ne peuvent se le permettre ! Aussi, les finances publiques (qui feraient passer les nôtres pour des havres de sagesse) passent dans le rouge vif immédiatement à la première baisse de recette.

La majorité des investissements dont on parle ne sert que très petitement le pays (quand nos politiques crient au grand dam que le Qatar achète la France, il convient de lire qui est derrière ledit "Quatar")...

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