BNP Paribas : "le G20 crée un environnement propice au remboursement"
Marion Senant
Marion Senant
Le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, estime que les "décisions historiques" du G20 en fin de semaine dernière ainsi que le redressement des marchés des capitaux ont créé une opportunité pour rembourser les fonds prêtés par l'Etat en début d'année pour soutenir la banque en pleine crise financière.
Le groupe a donc décidé d'une augmentation de capital de 4,3 milliards d'euros qui servira à rembourser les 5,3 milliards qu'il doit à l'Etat. Interrogé lors d'une conférence téléphonique à la suite de cette annonce, le directeur général de BNP Paribas a rappelé que le coût progressif de ces aides, notamment la majoration à 103% prévue après juin 2010, l'incitait a rembourser les pouvoirs publics le plus rapidement possible.
Il a cependant rappelé que ce remboursement ne désengageait pas sa banque de ses engagements moraux et juridiques vis-à-vis des pouvoirs publics. En premier lieu, l'établissement entend poursuivre le financement de l'économie, via la distribution de crédits aux ménages et aux entreprises, rappelant qu'il a augmenté de 5,5 milliards d'euros l'encours de ses crédits en France ces douze derniers mois.
A ceux qui craignent que cette augmentation de capital serve à financer une grosse acquisition, le directeur général de BNP Paribas a affirmé que ce "remboursement a pour but de donner au groupe les moyens d'une croissance organique soutenue". En revanche, il n'a pas souhaité commenter des informations de l'agence Reuters selon lesquelles le groupe serait en discussions avec les autorités néerlandaises pour racheter des actifs de Fortis au Pays-Bas, notamment Fortis Commercial Banking et Commercial Finance.
Pour le moment, la priorité de la banque est l'intégration des actifs belges et luxembourgeois de Fortis, qui mobilise 4.000 personnes, a précisé le directeur général.
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Baudouin Prot a également réaffirmé l'application des nouvelles règles concernant les opérateurs de marchés dans son établissement. Il s'est réjouit que le G20 ait quasiment repris à l'identique les règles définit par la France. Il y a quelques semaines, lorsque Nicolas Sarkozy, le Président de la république, a énoncé un certain nombre de décisions concernant les rémunérations dans les banques, la profession avait souhaité que ces règles soient appliquées mondialement, afin de ne pas créer une "exception française" qui marginaliserait la finance française.
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Marion Senant
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