Libor, le scandale de trop

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Après les subprimes, les produits financiers toxiques, l'affaire Kerviel, le rôle douteux joué par Goldman Sachs dans la crise grecque ou tout récemment, l'argent sale de HSBC, le "liborgate" apparaît comme l'affaire de trop. Pourquoi ? Sans doute parce qu'elle concentre tout ce qui dans le fonctionnement du système financier exaspère le plus.

Comment désamorcer la bombe « Libor » ? C'est à cette question que doivent maintenant répondre les régulateurs et les banquiers centraux. Ils se réuniront d'ailleurs en septembre pour réfléchir à la façon dont les taux du marché interbancaire peuvent être réformés. Les conséquences du « Liborgate » pourraient en effet être désastreuses pour le système financier. Les premières estimations de son coût financier potentiel si les banques concernées étaient attaquées en justice donnent le vertige. En termes d'image, le mal est fait. Après les subprimes, les produits financiers toxiques, l'affaire Kerviel, le rôle douteux joué par Goldman Sachs dans la crise grecque ou tout récemment, l'argent sale de HSBC, le "liborgate" apparaît comme l'affaire de trop. Pourquoi ? Sans doute parce qu'elle concentre tout ce qui dans le fonctionnement du système financier exaspère le plus.

L'arrogance d'un certain type de banquier, d'abord. Bob Diamond, l'ex-directeur général de Barclays, le « banquier aux 100 millions de livres » est devenu en Grande-Bretagne le symbole des excès de la finance. Il avait déjà défrayé la chronique avec ses bonus ou lorsqu'il avait déclaré début 2011, en pleine austérité : « le temps des remords et des excuses doit se terminer » pour les banquiers. Lorsque le scandale a éclaté, il n'a pas pris la mesure des événements. Ainsi, il pensait que la démission du président de Barclays, Marcus Agius, et l'abandon de son bonus suffiraient à calmer l'opinion publique...

La cupidité, érigée en valeur, dans une certaine banque d'investissement, ensuite. Ce qui choque le plus n'est pas tant la sous-estimation du Libor dans une période où les transactions étaient quasiment inexistantes sur le marché interbancaire et où il fallait rassurer les marchés, mais bien la manipulation à grande échelle qui a eu lieu avant la crise des subprimes. « Sous-estimer le libor de deux petits points de base a permis à certaines banques de gagner beaucoup d'argent sur les swaps de taux », explique Christophe Nijdam, analyste chez Alphavalue.

Les régulateurs des banques étendent leur champ d'investigation

Si, pour l'instant, une seule banque est condamnée, le soupçon pèse sur l'ensemble des établissements financiers. « Ce scandale éclabousse potentiellement toutes les banques qui ont participé à la fixation du Libor en dollars de 2005 à 2009 », estime Christophe Nijdam. Les dirigeants de Barclays eux aussi en semblent convaincus. "A mesure que d'autres banques trouveront des accords à l'amiable avec les autorités, et que les détails en seront rendus publics [...], notre situation sera finalement mise en perspective", écrivait le comité exécutif de Barclays dans une note aux salariés de la fin de la semaine dernière. Des enquêtes sur la détermination de l'Euribor ont également été lancées. Selon le Financial Times de ce jeudi, les régulateurs bancaires s'intéressent de très près aux liens entre les traders de Barclays et ceux de quatre autres banques européennes, HSBC, Deutsche Bank, Crédit Agricole et Société Générale. Mercredi, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France avait déclaré que les banques françaises avaient « été interrogées par les autorités compétentes et les réponses, apparemment, ont été satisfaisantes puisqu'à ce stade, il n'y a aucune suite". "Pour l'instant, personne n'a dit, n'a émis l'idée qu'elles avaient participé", a-t-il ajouté.

Que penser du rôle des autorités de régulation et des banques centrales ? Lorsqu'il a été interrogé, Bob Diamond a affirmé que les autorités de régulation de plusieurs pays étaient au courant des manipulations. Selon le New York Times, un employé de la Barclays aurait averti la Federal Reserve Bank of New York, de malversations en avril 2008. Reste la question du mystérieux coup de fil de Paul Tucker à Bob Diamond le 29 octobre 2008. Le numéro deux de la Banque d'Angleterre a nié avoir incité Barclays à sous-estimer le taux de refinancement qu'il déclarait juste après la faillite de Lehman Brothers. C'est pourtant ce que suggèrent des documents internes dévoilés récemment par Bob Diamond, et également ce qu'avait compris le bras droit de Bob Diamond, Jerry Del Missier, lui aussi obligé de démissionner.

Pour finir, la confiance aveugle des régulateurs dans la capacité des banques à s'auto-réguler laisse perplexe. Nul ne pouvait ignorer que les banques se trouvaient en plein conflit d'intérêt lorsqu'elles déclaraient à quel taux elles empruntaient sur le marché interbancaire, puisque ces taux en -or allaient ensuite servir de référence pour tous leurs swaps et autres dérivés de taux. Nul ne pouvait non plus ignorer que le monde des traders sur les marchés de taux est un tout petit monde...
 

Retrouvez ici notre dossier complet sur le Liborgate

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Commentaires
a écrit le 21/07/2012 à 17:23 :
Le calcul du libor doit être revu prochainement.
Le financial times a émis des doutes sur le trading du libor par deux banques francaises.
En revanche, ces dernieres affirment participer au trading du libor que depuis 2009 alors que le scandale a eu lui les années précédentes.
Tout est expliqué sur cet article: http://www.morning-meeting.com/le-scandale-du-libor/
a écrit le 20/07/2012 à 21:29 :
Moi je suis banquier et ce que je peux dire, c'est qu'il est vraiement pas difficile de trouver des emprunteurs.... plus dure ils sont lorsqu'il s'agit de rembourser.... et cela depuis que le monde est monde... que l'être humain est humain...
a écrit le 20/07/2012 à 11:12 :
Visiblement, personne ne tire de leçon des différentes affaires qui ont secoué le monde de la finance: Madoff, Kerviel... Pourquoi? Parce que l'on continue a faire comme si c'était des affaires individuelle. Le système financier refuse d'admettre la dimension systémique de la situation. Le système joue, comme au casino. Si il gagne, nous n'en entendons pas parler. Si il perd, c'est la faute "à un tel ou un tel". Flash bac sur "l'affaire Kerviel", à travers une question simple: si Jérôme Kerviel avait fait gagner de l'argent à sa banque, à travers ses engagements douteux, aurait elle licencié son employé et rendu les bénéfices? Bien entendu, la réponse est non. Donc c'est un système. Si tu gagnes, silence. Si tu perds, c'est "un employé qui a fauté. Plus clair encore, "l'affaire de l'Euribor". Une vingtaine de banques sont sous le coup d'une enquête. Quel est l'argument cette fois? "il s'agit d'une entente entre plusieurs traders copains, de plusieurs banques". Bigre, une vingtaine de personnes peuvent mettre en péril tout un système et manipuler des taux de change interbancaires au niveau européen, cette fois, sans que cela ne soit stopper tout de suite. Soit les banquiers sont très bêtes, soit ils nous prennent pour des idiots. A vous de voir. Il est, peut être, encore temps d?arrêter le massacre.
Réponse de le 20/07/2012 à 13:16 :
Pendant ce temps, le petit rentier couine car son ISF va augmenter de quelques pauvres milliers d'euros !
Les grands naïfs n'ont aucune idée de ce que les banksters vont leur coûter à eux et leurs descendants (dont ils se contrefoutent par ailleurs pour les soixanthuitards en goguette...)
a écrit le 20/07/2012 à 10:44 :
J'aimerais savoir combien de députés ont le niveau pour parler du Libor, Euribor et autres produits dérivés .
Réponse de le 20/07/2012 à 11:13 :
Si 1941 est votre année de naissance, comme je vous comprends
Réponse de le 20/07/2012 à 11:21 :
Très bonne question mais pas d'inquiétude, les CV parlent d'eux-mêmes, par exemple J. Cahuzac qui est généralement saisi sur les problématiques financières est un praticien spécialisé dans la réimplantation de cheveux donc nul doute qu'il saura donc les couper en 4 pour résoudre ces épineuses questions en fin connaisseur.
Réponse de le 20/07/2012 à 13:01 :
Peut etre que les ministres ont des collaborateurs, non ? Et que parmi ces collaborateurs se trouvent des personnes ayant quelques notions d'economie. Hollande est diplome d'HEC, de Science Po de l'ENA.d'accord il part avec des handicaps c'est un politique et socialiste de surcroit (parce que c'est une tarre bien sur) Et puis il faudrait pas oublier que gouverner un pays ce n'est pas seulement s'occuper de questions economiques.
Sinon il y a une autre solution : mettre à la tete de l'etat les banquiers à l'origine de ces scandales et jp1941 et Panasonic, des gens tellement plus intelligent plus competents....enfin tout ces surdoues qui ont des solutions à tout en pianotant sur leur clavier d'ordi.
Réponse de le 20/07/2012 à 13:59 :
@Boss: Vous avez naturellement raison en évoquant les collaborateurs qualifiés, cependant ils sont largement aussi déconnectés des réalités du terrain (des entrepreneurs, de la vie de l'entreprise, des salariés) que leur tuteurs, ça ne résoud pas le problème. Or, les confédérations patronnales sont indigentes et que dire de nos syndicats à la tradition révolutionnaire, les décisions prises actuellement le sont de façon dogmatique, symbolique et démagogiquement estampillées du sceau de la morale, pire que la réalité pécuniaire de l'alourdissement fiscal est le discours véhiculé en parallèle qui stigmatise la réussite (petite ou grande d'ailleurs) dans un pays ou elle est déjà naturellement suspecte. Qui est matraqué aujourd'hui? Les classes moyennes qui par le truchement conjugué des effets de seuil, de la non éligibilité aux niches fiscales les plus intéressantes sont de fait lourdement imposées, mais encore une fois plus que l'impôt c'est le discours et ses ressorts psychologiques qui fera le plus de mal à l'esprit d'entreprise.
a écrit le 20/07/2012 à 10:34 :
Où sont passés les anti-fonctionnaires, les anti-syndicalistes, les anti-états, pas une ligne de ces anti-civisme, de ces défenseurs de l'évasion fiscale,de ces égoïstes et individualistes décomplexés qui affichent leur mépris pour leurs compatriotes. Peut être sont ils aujourd'hui les victimes des règles économiques qu'ils ont défendus haineusement.
a écrit le 20/07/2012 à 10:08 :
J?ai effectué toute ma carrière au sein, puis en responsabilité, du back-office d?une excellente banque privée.
Ce qui se passe me désole. L?organigramme était étanche et le front office n?avait quasiment aucune possibilité d?esquiver les ??Watch dog ?? qu?étaient les membres du back office dans leurs responsabilités de contrôle.
Voilà le genre de structures qu?il faut imposer aux banques.
Je suis éc?uré par le laxisme administratif des banques depuis une vingtaine d?années.
Les rois du pétrole également coupables sont les inventeurs des dérivés en tout genre qui leur permettent de naviguer en eaux troubles.
Réponse de le 20/07/2012 à 10:36 :
En ce temps là un smicard pouvait vivre de son travail. !!!
a écrit le 20/07/2012 à 9:08 :
Que deviennent les dirigeants des états après les mandats et ministères ?
- Demandons à Tony Blair ou à Cameron.

a écrit le 20/07/2012 à 8:50 :
Mais que font nos Elites Politiques de notre planète  qu'attendent ils pour donner un coup de pied dans cette fourmilière sur cette spéculation financière mafieuse internationale sont ils les valets de la finance ou simplement leurs complices le fric ne s'est pas volatilise d'un seul coup il dort au chaud dans les paradis fiscaux et dans les pays émergents ces politicards font payer aux citoyens du Monde des plans d'austérité  a cause de leur incurie et laissent faire les banques qui continuent a jouer au casino avec l'argent de leurs clients ! Ce monde marche sur la tête et nous sommes passifs il ni que la France qui ne s'indigne pas ? la finance et les politiques de droite ou de gauche   peuvent tranquillement  continuer pendant encore de nombreuses années à   nous rouler dans la farine et faire nos poches   en inventant de nouveaux impôts sans que personne ne bouge !!! Et cela fait 35 ans que cela dure quelque soit l'alternance politique les Français sont t ils des veaux comme le disait un certain général très célèbre ? Les médias et politiques préfèrent nous endormir. depuis plusieurs jours  avec leur dieu footballeur  achète à pris d'or 14 millions d'euros par les rois du pétrole du Qatar  pour jouer avec un ballon il faut bien amuser les masses !
Réponse de le 20/07/2012 à 9:16 :
Ben, quand on voit le parcours professionnel de Draghi ou de Monti... Le dernier ministre des finances grec est aussi un ex-banquier...
Réponse de le 20/07/2012 à 10:47 :
...de chez Goldman Sachs non????
Réponse de le 20/07/2012 à 11:29 :
Oui comme Draghi qui a d'ailleurs audité les finances Grecques en son temps lors de l'adoption de l'Euro. Cependant la France & l'Allemagne se sont opposées de concert en 2007 à la constitution d'une comission d'enquête européenne chargée de vérifier la probité des chiffres fournis par la Grèce dont on soupçonnait alors fortement qu'ils étaient tronqués. Ce pour des raisons tenant essentiellement au dogme géopolitique....
Réponse de le 20/07/2012 à 15:22 :
Et en fouillant bien, je suis sûr qu'on doit en trouver une bonne pelletée supplémentaire...
Réponse de le 20/07/2012 à 17:08 :
Bonjour,

La raison pour laquelle les politiques sont pieds et mains liés c'est tout simplement parce-que les 2tats depuis les années 70 ne se financent plus à taux zéro auprès des banques centrales mais auprès des grandes banques mondiales. Il en résulte un conflit d?intérêt flagrant, un regard du créancier sur la politique du pays et des politiques aux ordres.

Les deux seuls pays en dehors des "Brics" qui ne se laissent pas embobiner dans ce système sont l'argentine et l'Islande. Mais leurs marchés sont trop petits pour faire réagir les financiers qui seraient sinon aller faire du lobbying auprès des USA ou de Bruxelles.

Maintenant que les choses sont claires ne vous attendez pas à des changements spectaculaires à court terme. Cela dit l'Espagne et la Grèce sont au bord de l'explosion sociale et la sécheresse aux USA alimente une hausse des prix de l'autre coté de l'atlantique qui va également semer du désordre.

Ce sont des étincelles qui risquent de provoquer de vrais incendies sociaux et on finira par nationaliser les banques, réguler et supprimer les produits dérivés à la noix pour se concentrer sur l'économie réelle. Bien entendu nombreux sont les actionnaires qui seront ruinés dans le processus. Mais bien mal acquis ne profite jamais ... .

Pour l'instant nous achetons la paix sociale à couts d'allocations et de subvention mais ça ne va pas durer surtout que les plans de liquidités (qui ne sont rien d'autre que des planches à billets) alimentent une inflation qui devient intenable ne serait-ce que d'un point de vue alimentaire pour les peuples européens.

Et lorsque le ventre crie famine les gens deviennent violent ... .A bon entendeur ... .
a écrit le 20/07/2012 à 7:23 :
Il a fallu que même Hoover s'allie à la Mafia pour limiter ses crimes (pas les empécher); je me demande quel organime et qui pourra abattre ces nouveaux malfaisants, surtout avec l'appui qu'ils trouvent y compris dans les opinions.
Réponse de le 20/07/2012 à 8:18 :
Oui enfin à part un troll sous ses multiples identités sur la Tribune, il n'y a pas grand monde pour les défendre ici, si tant est que les lecteurs du journal sont représentatifs de la société française ...
a écrit le 19/07/2012 à 23:01 :
Et certains, même beaucoup voulaient leur donner les clefs de la maison !!!! Parce que le privé, la finance, c'est mieux, cela génère de la "grosse" croissance !! contrairement au public ... enfin visiblement tout ce qui a généré de la "grosse" croissance s'avère n'être que bulles (net, immo, ...), escroquerie (subprimes, libor, ...) , spéculation cupide (matières premières, alimentaire, ...) .
Réponse de le 20/07/2012 à 0:40 :
Nationalisons les banques, c'est notre argent !
a écrit le 19/07/2012 à 22:32 :
L'aspect le plus intéressant - et la vraie bombe à venir - porte sur l'implication des banques centrales occidentales à couvrir et participer à ces manipulations. Les discours lénifiants d'un Noyer ne sont pas une barrière suffisante face à la déferlante à venir sur ce système financier hautement corrompu ...
a écrit le 19/07/2012 à 21:44 :
Et Madoff , et Korzine (ex-Goldman) avec l'argent des clients de MAN-Financial .....et , et , .etc !
Toujours les memes crapules..........Des Michel Barnier (et ses stress-tests bidons comme ceux de 2011) et des Christian Noyer et ses propos satisfaits sur la probité des banques questionnées n'ont pas assez de compétences ni de volonté pour faire respecter les regles de bonne conduite .
.......Ce sont les banquiers qui mènent par le bout du nez ces politiques-régulateurs toujours plus soucieux de garder leurs postes que de mettre les pieds dans le plat !
Réponse de le 21/07/2012 à 10:09 :
Mais les Madoff, Korzinz, Soros et consorts ne font-ils pas, au fond que profiter d'un système? L'homme est faible, cupide et arrogant, belle découverte! Inventons une voie que canalise ces gens, et nous d'ailleurs, aussi, car qui se plaint lorsuqe tout va plus ou moins bien? Quelle Cassandre se lève? Quelle Pythie annonce la ruine?????
a écrit le 19/07/2012 à 21:40 :
"En pleine période d?euphorie, une telle différence aurait pu s?expliquer par quelques opérations hasardeuses et particulièrement rentables, mais pas en période de récession. Toutes les banques s?étaient débarrassées de leurs produits à haut risque et deux scénarios seulement pouvaient expliquer une telle différence dans les résultats : soit la B&B avait déniché une nouvelle bulle financière, et dans ce cas il fallait rapidement lui emboîter le pas, ou la faire crever?; soit elle disposait d?informations confidentielles, et il fallait rapidement en trouver la provenance."

Extrait de "On les croise parfois" de Cedric Citharel, aux éditions Kirographaires.

Parce qu'il est temps de savoir ce qui se passe dans les succursales des banques qui gèrent vos économies.
a écrit le 19/07/2012 à 20:55 :
C'est étrange : on ne les lit pas beaucoup les afficinionados de Thatcher et Reagan, les Alzheimer and co...
Réponse de le 19/07/2012 à 22:28 :
Ils rient sous cape, car jusqu'à maintenant les indemnités n'ont jamais dépassé le quart d'un Kerviel (unité de base des magouilles bancaires).
a écrit le 19/07/2012 à 20:44 :
Les directeur de banques doivent à la France 1200 Milliards d'euros sur leur fortune personnel. Qu'il paient! Et immédiatemment
Réponse de le 20/07/2012 à 2:47 :
Ah bon et pourquoi donc ? Développez votre raisonnement et argumentez s'il vous plaît, ça m'intéresse ... Par ailleurs on écrit fortune personelLE, corrigez, et immédiatement crévindiou!
a écrit le 19/07/2012 à 20:36 :
beurc... j'ai vomi !
a écrit le 19/07/2012 à 20:09 :
Profitons en au passage pour préciser que ce que la presse a encore l'habitude d'appeler "affaire Kerviel" devra bientôt être rebaptisé "affaire Société Général vs Kerviel".

En effet la responsabilité totale de la banque finira par être établie, ainsi que les mensonges de ses dirigeants devant la Justice.

Le mensonge est trop gros, d'autant qu'aucune opération fictive n'a jamais affecté la comptabilité de la banque contrairement à ses prétentions. Et pour cause, celle-ci n'est pas alimentée par l'outil front-office.
Réponse de le 20/07/2012 à 2:49 :
Ben vous en savez des choses que personne d'autre ne sait. Etes-vous témoin au procès ?
Réponse de le 20/07/2012 à 11:35 :
Je ne sais pas si PH sait des choses que personne d'autre ne sait, cependant lorsqu'on connait comment marche une banque, le front et le back office, j'ai aussi des doutes... J'aimerais bien avoir accès aux rapprochement et réconciliations des positions de Mr Kerviel sur la période qui pose pb. ;-) L'histoire des mails de Kerviel pour expliquer les différences me semble bien léger. Les auditeurs interne stars de la SOCGEN n'ont rien vu venir ?? MDR
Réponse de le 21/07/2012 à 1:42 :
tout à fait, traders à l'époque ou une espèce disparue, l'agent de change prospérait. Impossible d'utiliser l'agent X à des fins personnelles sans très vite être débusqué par d'autres collègues dont c'était le boulot.
Kerviel a profité d'un système, mais qu'il ait pu agir en électron libre? Dans le milieu de la banque?

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