Coronavirus : le bénéfice de BNP Paribas fond de 33% au premier trimestre

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(Crédits : Benoit Tessier)
Le bénéfice de la première banque de la zone euro par les actifs est pénalisé par une hausse importante du coût du risque, en prévision de pertes liées aux effets du coronavirus. BNP Paribas anticipe sur l'ensemble de l'année un repli de 15 à 20% de son bénéfice net par rapport à l'année 2019. Sur le plan commercial, en revanche, la banque résiste bien à la crise sanitaire avec un léger recul de 2,4%.

La crise du coronavirus ne laisse pas indemnes les banques tricolores. Après que Société Générale ait basculé dans le rouge, avec une perte nette de 326 millions d'euros au cours des trois premiers mois de l'année (une première depuis 2012), c'est au tour de BNP Paribas de partager des résultats trimestriels chahutés par la crise sanitaire.

La première banque de la zone euro par les actifs reste dans le vert mais voit fondre son bénéfice net de 33% au premier trimestre pour s'établir à 1,3 milliard d'euros. Corrigé des trois impacts de la crise sanitaire, celui-ci dépasserait les 2 milliards d'euros en hausse de 6,7%, affirme la banque de la rue d'Antin dans un communiqué de presse.

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Dans ce contexte, BNP Paribas anticipe sur l'ensemble de l'année un repli de 15 à 20% de son bénéfice net par rapport à l'année 2019, "sauf nouvelle crise ou nouveaux développements".

Envolée du coût du risque

Comme ses homologues européens ou encore Société Générale, le résultat de BNP Paribas est lourdement impacté par une envolée du coût du risque, ces provisions passées pour faire face à de possibles accidents de remboursement de crédits accordés par la banque, en raison de la récession, présentée comme la plus grave depuis la seconde guerre mondiale.

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Ces provisions ne sont pas étonnantes et sont le résultat de deux facteurs. "Premièrement, ces provisions sont effectuées dans une logique d'anticipation car ces pertes n'ont pas encore eu lieu. Aujourd'hui, il est impossible d'avoir une boussole qui indique précisément avec quelle sévérité les différents secteurs seront touchés par la récession économique", expliquait à La Tribune Gwenhaël Le Boulay, directeur associé senior au Boston consulting group (BCG), lors d'une précédente interview. "Ensuite, l'autre grand facteur c'est le rythme auquel les différents établissements vont souhaiter passer ces provisions", développait Gwenhaël Le Boulay. Selon lui, les banques les plus solides, celles affichant des ratios de solvabilité les plus élevés, auront tendance à provisionner davantage dès à présent.

Au cours du premier trimestre, le coût du risque a presque doublé chez BNP Paribas pour s'établir à 1,4 milliard d'euros, contre 769 millions à la même période...

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a écrit le 05/05/2020 à 16:25 :
Il suffit pourtant simplement d'instaurer une taxe de redressement des profits de 2 euros par mois et par compte pour rétablir l'équilibre
chaque francais possédant plusieurs comptes (courant, joint, mutibanque, )
une idée à creuser
Réponse de le 05/05/2020 à 16:47 :
Vous y allez fort quand même ! 2 euros par mois ! 0,25 suffirait largement.
a écrit le 05/05/2020 à 13:56 :
Pas grave, elle va se rattraper avec la banque d'affaires et le trading, puisque la Bourse se porte bien et que les chinois, allemands et américains vont racheter plein de boîtes françaises.
a écrit le 05/05/2020 à 11:14 :
On attend toujours un impact salvateur sur la spéculation immobilière qui ferait chuter d'au moins 50% la valeur des logements permettant d'alimenter une véritable croissance pérenne.

Parce que si les gilets jaunes ont permis de souligner l'aberration du coût de la mobilité, aussi bien financier que temporel, et de son impact majeur sur le pouvoir d'achat desm éngaes donc sur la croissance économique tout le monde, et je vous avoue qu'il est difficile de comprendre ce phénomène, a oublié de parler du coût monumental du logement.

600000 euros pour vivre dans une cage à poule à Paris, des milliers de travailleurs qui dorment dans leurs bagnoles depuis que les médias de masse en ont parlé c'est bon c'est validé alors que hautement scandaleux, une véritable honte qui non seulement perdure mais augmente, des maisons neuves moches et pourries qui se construisent à côté de maisons de caractère qui se détériorent chaque jour un peu plus, des villages dans des départements voisins du mien dont plus de la moitié des maisons sont à vendre mais sans que les prix baissent générant des villages fantômes et-c...

On ne sauvera pas l'économie réelle sans s'attaquer à cette aberration majeur qui devient un véritable drame économique, humain, sociétal et environnemental.

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