Les certitudes du PDG de Société Générale

Frédéric Oudéa, PDG de Société Générale, avait le verbe agile lors de la présentation des résultats annuels de la banque ce jeudi. Passage en revue de ses meilleures répliques.

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 Nous savons faire la part des choses entre la rhétorique associée à toute campagne électorale et le fond des choses , a lancé Frédéric Oudéa.  Photo : Reuters
" Nous savons faire la part des choses entre la rhétorique associée à toute campagne électorale et le fond des choses ", a lancé Frédéric Oudéa. Photo : Reuters (Crédits : Reuters)

-Faisant étrangement écho aux déclarations du candidat Sarkozy la veille, Frédéric Oudéa a affirmé : "Les banques françaises et Société Générale ont financé l?économie, et nous avons plus que jamais besoin de banques fortes pour une économie forte".

-"Avec 2011, on tourne une première page. On ouvre aujourd?hui un chapitre de deux ans pour atteindre l?objectif de Bâle III".

-Sur les deux opérations de refinancement à plus long terme de la BCE (LTRO) : "Les prêts de la BCE sont une sorte de filet de sécurité qui assure, quelle que soit l?année 2012, qu?il n?y aura pas de baisse brutale de la production de crédits".  "La caractéristique d?une banque, c?est qu?elle ne peut pas avoir de découvert sur son compte courant. Et son compte courant, c?est la BCE".

-"S?il y a bien une leçon à tirer de la crise, c?est de regarder long, à 5 ou 10 ans. Il faut que l?on change de cerveau sur les perspectives de croissance et les règles de fonctionnement des banques".

-"Quelle sera la rentabilité d?une banque en 2014 en Europe ? Cela dépend de l?inventivité qui existe en matière de taxes, de la réglementation et de la capacité à dégager de la croissance".

-"Je ne suis pas littéraire de formation, donc je ne suis pas sûr de trouver les mots justes pour qualifier l?année à venir. Nous entrons dans un monde qui a deux années critiques devant lui. Ce sont donc les mots agilité, transformation, rupture, "deleveraging", et surtout pas immobilisme qui la qualifie".

-Sur les taxes annoncées par le gouvernement : "Nous savons faire la part des choses entre la rhétorique associée à toute campagne électorale et le fond des choses. Le système bancaire a fait son travail de financement de l?économie depuis la crise de 2008 et n?a rien coûté au contribuable".

-Sur la séparation des activités de banque de détail et de banque d?investissement : "Il faut sortir de la logique de séparation des activités, car nous sommes face à un défi collectif, grave, sérieux, de compétitivité".


 

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Commentaires 8
à écrit le 18/02/2012 à 6:57
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Suite à la crises des subprimes dont les banques américaines ont été les acteurs relayés par les autres banques de la planète qui ont acheté sans reagarder les titres croyant faire beaucoup de profits; deuxième crise dont les banques de l'UE sont fau...

le 21/02/2012 à 14:30
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n'importe quoi; t'as pas du tout les idées arretees! va falloir améliorer le raisonnement

à écrit le 16/02/2012 à 21:40
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Est il aveugle ou malhonnète d'affirmer que les banques n'ont rien couté aux états tout en affirmant en même temps que les banques sont sous perfusion permanente de la BCE, donc du public ? Le public et la BCE en particulier n'ont pas vocation à sout...

le 17/02/2012 à 7:49
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Vous parlez sans savoir c'est affligeant....combien de fois va t il falloir le répéter ? Non seulement les banques n'ont rien coûté à l'état, mais en plus les prêts que l'état a pu faire sur quelques mois ont rapporté des centaines de millions à l'ét...

le 17/02/2012 à 8:52
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ican : vous avez raison, les banques n'ont rien couté a l'etat , mais au contribuable .... bien entendu que aveugle a raison ... etes vous le fils de oudea ou quoi ? ... les premier versements aux banques , ont tout simplement ....disparu ... et oui ...

le 17/02/2012 à 12:45
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Monsieur burns : Aveugle parlait de l'état et pas des contribuables. De deux vous m'expliquez comment les banques pourraient rapporter à l'état et coûter au contribuable? Vous aussi, réfléchissez deux secondes avant de déclamer des bêtises; Quand com...

le 17/02/2012 à 15:32
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je travaille en banque privée , et je vous dis simplement que la premiere injection de fonds, a tout simplement disparue...et donc cela a couté a l'etat et donc au contribuable

le 17/02/2012 à 18:53
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Aveugle n'a certainement pas accès à l'information de par son statut, sinon il aurait pu vérifier que les prêts de la BCE aux Banques européennes (près de 800 mds en décembre 2011) étaient des prêts sur des maturités de durées variables à un taux de ...

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