Deutsche Bank se serre la ceinture et supprime 1900 postes
Caroline Pilczer (avec agences)
Caroline Pilczer (avec agences)
Deutsche Bank coupe les coûts. La première banque allemande a annoncé un vaste plan d'économies à hauteur de 3 milliards d'euros. Pour cela, 1900 postes doivent disparaître, ce qui permettra de dégager 350 millions d'euros.
1500 postes supprimés au sein de la banque d'investissement
Sur ces 1900 postes condamnés, 1500 le seront dans les activités de BFI (Banque de Financement et d'Investissement), la principale division du groupe pilotée depuis Londres.
« Un changement de culture dans la banque d'investissement est impératif », a déclaré Anshu Jain, coprésident du directoire de la banque lors d'une conférence téléphonique avec l'AFP. Il a notamment évoqué la nécessité de rendre les rémunérations des salariés et des actionnaires « soutenables sur le long terme ».
Néanmoins, il ne tarissait pas d'éloges sur la plateforme de la BFI : l'une des meilleures au monde à ses yeux, un statut qu'il souhaite maintenir. L'Anglo-Indien précise toutefois : « nous devons calibrer la taille de notre banque d'investissement en fonction de l'évolution de la situation des marchés ».
Le bénéfice net chute de moitié
Or, l'environnement de marché est de plus en plus difficile. Sur fond de crise européenne, l'institution de Francfort a affiché de piètres performances ce mardi 31 juillet. Son bénéfice net s'élève à 661 millions d'euros, soit moitié moins que l'année précédente (1,2 milliard d'euros). Et la BFI, très sensible au retournement de conjoncture, affiche à elle seule une chute de 63% de son bénéfice avant impôt, passant en un an de 969 à 357 millions d'euros.
« La crise européenne de la dette continue de saper la confiance des investisseurs et les activités des clients dans toutes les divisions » ont déclaré conjointement les deux directeurs Anshu Jain et Jürgen Fitschen dans un communiqué. La base de coûts de la banque, étant en dollars et en livres sterling, a aussi augmenté simplement face au repli de l'euro.
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En outre, Deutsche Bank brise enfin le silence sur le scandale du Libor : quelques employés auraient manipulé ce taux d'emprunt interbancaire, en agissant de leur propre gré.
Caroline Pilczer (avec agences)
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