L'assureur Ping An veut récupérer ses pertes dans Fortis

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(Crédits : BLOOMBERG NEWS)
L'ex-premier actionnaire du bancassureur Fortis a engagé une procédure contre le gouvernement belge. Il souhaite obtenir un dédommagement pour les pertes subies à cause du démantèlement de Fortis.

La crise de 2008 s'invite à nouveau dans l'actualité. C'est juste avant le déclenchement de la crise financière de 2008 que le deuxième assureur chinois Ping An avait investi 1,81 milliard d'euros pour prendre 4,18% du bancassureur belge Fortis en 2007. Il avait même ensuite porté sa part à 4,99%, devenant le premier actionnaire du groupe. Un an plus tard, cet investissement avait perdu 90% de sa valeur, faisant chuter le bénéfice de Ping An pour l'année 2008 de 99%.

Ping An a annoncé mardi 25 septembre qu'il avait demandé un arbitrage international pour obtenir un démdommagement que lui refuse le gouvernement belge.

Le démantèlement de Fortis a anéanti la valeur des actions

Au bord de la faillite à cause de la crise financière, Fortis a été démantelé dans l'urgence en octobre 2008. Ses activités néerlandaises ont alors été nationalisées tandis que les activités de banque et d'assurance en Belgique ainsi que  sa filiale luxembourgeoise ont cédées au géant français bancaire BNP Paribas. Les petits actionnaires s'étaient opposés, sans succès, à ces opérations. 

L'échec des négociations avec le gouvernment belge

"Nous avons fait tout notre possible pour négocier avec le gouvernement belge à travers différents canaux pour compenser nos pertes d'investissement dans Fortis", a déclaré le porte-parole de Ping An. Sans succès. "Malheureusement, ces négociations n'ont pas abouti. Le mauvais comportement du gouvernement belge vis-à-vis de Fortis en 2008 contrevenait aux droits légitimes des investisseurs de Fortis, sapant leurs intérêts", a-t-il ajouté. Si bien que l'assureur estime qu'il " ne nous restait pas pas d'autre issue que de défendre les droits de Ping An par une action en justice". L'assureur chinois a donc engagé cette procédure d'arbitrage international.

 

 


 


 

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Commentaires
a écrit le 26/09/2012 à 17:42 :
Je pense que Mr MA Ming Zhe, président de Ping An Insurance, ne connaît pas bien les règles capitalistiques occidentales.
« Un investissement dans une société n?est pas toujours gagnant ».
Demandez aux investisseurs de Natixis ce qu?ils en pensent.
A moins que Mr MA Ming-Zhe (???), dont le nom chinois signifie un cheval qui a une vue perspicace, puisse se rapprocher du proverbe chinois : ????, Ming Zhe Bao Shen :
« Quelqu?un qui sait se protéger », Se protéger bien entendu des instances chinoises de qui il dépend et qui vont lui demander des comptes.
a écrit le 26/09/2012 à 16:43 :
Ping- Pong , à toi , à moi , c'est trop tard , c'est aux belges , les petits actionnaires , on s' en fout , le milliardaire belge est passé par là .

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