Lydia, Payname et PayTop, les trois nouvelles stars du moyen de paiement

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Partant du constat que la plupart des consommateurs ont constamment leur smartphone à portée de main, Cyril Chiche et Antoine Porte ont créé Lydia, une application mobile qui emprunte son nom au royaume légendaire de Crésus et permet de tout payer, à tout moment, à tout le monde.
Partant du constat que la plupart des consommateurs ont constamment leur smartphone à portée de main, Cyril Chiche et Antoine Porte ont créé Lydia, une application mobile qui emprunte son nom au royaume légendaire de Crésus et permet de tout payer, à tout moment, à tout le monde. (Crédits : DR)
[ SÉRIE FINTECH 3/4 ] D’abord parties à la conquête des moyens de paiement, les startups spécialisées dans les technologies financières et les mastodontes de l’Internet se lancent à présent à l’assaut de l’épargne et du crédit. Aujourd'hui, les trois nouvelles stars du moyen de paiement.

Lydia vise le mode de paiement universel

Qui n'a jamais éprouvé une envie de tarte aux fraises, impossible à assouvir faute de monnaie, la boulangerie n'acceptant pas les paiements par carte en dessous de 10 euros et refusant les chèques ? Une situation susceptible de faire perdre une vente au commerçant.

Partant du constat que la plupart des consommateurs ont constamment leur smartphone à portée de main, Cyril Chiche et Antoine Porte ont créé Lydia, une application mobile qui emprunte son nom au royaume légendaire de Crésus et permet de tout payer, à tout moment, à tout le monde.

Concrètement, l'utilisateur télécharge Lydia, crée son compte, où il enregistre sa carte bancaire. Le voici à même de régler sa tarte aux fraises, en saisissant sur l'appli le montant à régler, puis le code secret choisi lors de la création de son compte. Lydia émet alors sur le mobile un QR code que le boulanger, lui aussi équipé de l'application Lydia, scanne, ce qui déclenche un transfert d'argent immédiat.

Opérationnelle depuis 2013, l'application compte près de 150.000 utilisateurs particuliers et revendique 4.000 points d'acceptation, chez des petits commerçants, des campus universitaires, des professions libérales, ou encore des chauffeurs de taxi. Gratuite pour les particuliers, l'application est en revanche payante pour les professionnels.

Payname facilite les paiements entre particuliers

Qu'il s'agisse de régler une baby-sitter ou un jardinier, tout détenteur d'un compte Payname peut rétribuer immédiatement son employé via la plateforme Internet, déclarer celui-ci à l'Urssaf dans la foulée et imprimer son reçu fiscal.

payman

La startup s'est également alliée à des sites d'e-commerce entre particuliers comme Le Bon Coin, afin de permettre à leurs utilisateurs de bénéficier d'avantages similaires à ceux des cybermarchands professionnels, tels que le paiement en trois fois sans frais. Enfin, depuis le début de l'année, Payname exerce également une activité de cagnotte en ligne. Ces services destinés au grand public, qui bénéficient déjà à 20.000 utilisateurs réguliers, sont gratuits.

À l'inverse, l'offre ciblant les associations, les auto-entrepreneurs et autres professionnels, qui revendique actuellement 200 comptes, est payante. Autre source de revenus, l'encaissement pour le compte de « marketplaces ». L'équilibre financier de Payname est prévu d'ici deux à trois ans.

PayTop, à la conquête des transferts d'argent internationaux

C'est pour lutter contre une offre trop peu compétitive sur le marché du transfert d'argent que la société de capital-risque Truffle et l'ancien ministre Éric Besson ont porté PayTop sur les fonts baptismaux, en 2012.

Trois ans plus tard, la jeune pousse, adoubée par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, le gendarme des banques), permet d'envoyer de l'argent en ligne dans 140 pays environ, pour un coût de 4 euros pour les transferts inférieurs à 150 euros et de 8 euros au-delà.

paytop

La fintech revendique 55.000 clients et affichait 14 millions d'euros de flux financiers à la fin 2014. Une somme que PayTop entend quintupler d'ici à trois ans. Il faut dire qu'avec l'internationalisation croissante des modes de vie, des carrières et de l'immigration, les transferts de fonds entre particuliers dans le monde devraient s'élever à 636 milliards de dollars en 2017, contre 583 milliards en 2014, d'après la Banque mondiale. Un marché où les transactions en ligne ne pèsent encore que 5%.

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[ SÉRIE FINTECH ] Retrouvez dès demain le prochain volet de cette série écrite par Christine Lejoux sur ces fintechs qui vont changer les banques.

  • Finexkap, Lendix, Finsquare bousculent le crédit aux entreprises (4/4)

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Commentaires
a écrit le 06/11/2015 à 11:09 :
j'ai utilisé paytop et j'ai utilisé d'autres moyen de transfert d'argent comme moneyglobe. pour moi moneyglobe apparait plus pratique et moins cher. ya pas photo
a écrit le 30/10/2015 à 17:01 :
Merci vous m'avez fait decouvrir des services que je ne connaissais pas.

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