E-commerce : Flamingo Box exploite le filon des colis non réclamés
Nathalie Jourdan
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La société collecte entre une et trois tonnes de colis par semaine.
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La société collecte entre une et trois tonnes de colis par semaine.
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Adresse erronée ou mal libellée, emballage abîmé, déménagement ou accident de la vie. Chaque jour, des centaines d'objets commandés en ligne repartent vers l'envoyeur faute d'avoir trouvé leurs propriétaires. Mais que deviennent ces colis orphelins ? A l'exception notable de Vente Privée (Veepee), très rares sont les enseignes qui récupèrent la marchandise, préférant rembourser les acheteurs plutôt que de débourser le coût du transport et du retraitement. Quand ils ne sont pas vendus aux enchères, ces paquets non réclamés s'entassent dans les entrepôts des logisticiens qui les ont transportés avant de finir leur vie dans une décharge ou un incinérateur.
C'est à cette face cachée du e-commerce qu'a choisi de s'attaquer William Mourrière, fondateur de la jeune société Flamingo Box installée à L'Aigle, dans l'Orne. Gestionnaire de patrimoine de métier, lui a découvert ce gisement méconnu à la faveur d'une visite dans un entrepôt logistique.
Dès lors, notre homme n'a plus qu'une idée : remettre en circulation cette marchandise vouée à la destruction. Pour ce faire, William Mourrière conclut un accord avec ledit logisticien dont il s'est engagé à taire le nom. Tout juste saura-t-on que celui-ci opère à l'échelle européenne et qu'il détient un million de mètres carré de surfaces. Le mode de fonctionnement que les deux entreprises ont mis sur pied est simple.
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Chaque semaine, Flamingo Box collecte auprès de son partenaire entre une et trois tonnes de colis non réclamés, moyennant le versement d'une indemnité d'un montant non communiqué. La société revend ensuite la marchandise telle quelle à des particuliers ou à des professionnels (vendeurs itinérants, déstockeurs, auto-entrepreneurs...) à raison de 9 euros le kilo.
Nathalie Jourdan