Boeing riposte à EADS Airbus dans les avions de transport militaire

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Un haut dirigeant de Boeing a estimé devant l'association nationale aéronautique que les menaces sur le programme européen d'avion de transport militaire pourrait offrir des opportunités au concurrent américain.

Dominé en 2009 par Airbus dans les commandes et les livraisons d'avions civils, Boeing se frotte les mains en revanche dans les avions de transport militaire. Les problèmes du projet européen A400M d'Airbus, filiale d'EADS pourraient en effet permettre à Boeing de mieux vendre son C-17, estime lundi un haut dirigeant de Boeing. "Comme l'A400M semble s'éclipser, cela présente en effet quelques occasions, à l'international, pour le C-17. C'est un facteur important pour nous", a déclaré Dennis Muilenburg, patron de la branche Défense, Espace et Sécurité de Boeing, récemment réorganisée.

Le dirigeant, qui s'exprimait devant l'Association nationale aéronautique, n'a pas voulu discuter des problèmes de l'A400M en détail. Il a dit s'attendre à ce que la demande en provenance de l'étranger continue de croître pour le C-17. Les Emirats arabes unis, a-t-il souligné, ont récemment commandé six C-17 tandis que l'Inde a soumis la semaine dernière une lettre d'intention pour dix appareils.

Les représentants des pays ayant commandé l'A400M et des représentants d'Airbus doivent se réunir à Londres jeudi pour tenter de trouver un compromis sur le problème du surcoût de l'appareil.

Le responsable de Boeing a expliqué que le groupe américain avait étudié la façon de réagir au rythme de production en baisse du C-17, alors que le Pentagone ne prévoit pas de passer de nouvelles commandes. Il s'agit de maintenir une stabilité du prix du C-17, a-t-il dit. "Du point de vue de la productivité, nous passons beaucoup de temps actuellement à investir dans la technologie nécessaire pour une ligne (de production) souple, de façon qu'en fonction du rythme de production, nous puissions être capables de maintenir le coût unitaire", a-t-il dit.

Ce mardi, dans les Echos, le numéro deux d'Airbus, Fabrice Brégier, souligne que le groupe ne peut prendre en charge seul les surcoûts du programme, estimés à 5 milliards d?euros : "Il n'est pas question pour Airbus de supporter tous les malheurs de ce contrat, alors que le secteur traverse une crise sans précédent et qu'il nous faut encore mener à leur terme les programmes A380 et A350". EADS a déjà provisionné 2,4 milliards d?euros sur le programme de l'A400M et mène de difficiles négociations avec les Etats-clients pour qu'ils fassent des concessions de leur côté.

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