Le constructeur ATR fait un carton au salon de Singapour

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La société de location d'avions des Émirats Arabes Unis, Dubai Aerospace Entreprise (DAE), s'est offert 40 ATR 72-600, dont 20 fermes et 20 options.
La société de location d'avions des Émirats Arabes Unis, Dubai Aerospace Entreprise (DAE), s'est offert 40 ATR 72-600, dont 20 fermes et 20 options. (Crédits : ATR)
Depuis l'ouverture du salon aéronautique de Singapour, le constructeur franco-italien d'avions régionaux turbopropulseurs a engrangé des commandes pour 54 appareils, dont 32 fermes. Des commandes estimées au total à 3,65 milliards d'euros.

Deux ans après son succès au salon aéronautique de Singapour en 2012, ATR fait à nouveau le buzz cette année dans l'Ile-Etat à l'occasion de l'Airshow de Changi. Depuis l'ouverture du salon mardi, le constructeur d'appareils régionaux turbopropulseurs franco-italien (50-50 Airbus Group et Finmeccanica) a déjà engrangé une belle série de commandes. Mardi, la compagnie aérienne espagnole Binter Canarias, qui assure les liaisons inter-îles aux Canaries, signait un contrat pour six ATR 72-600 (près de 150 millions de dollars).

Ce mercredi, c'est au tour d'un nouveau client pour ATR, la société de location d'avions des Émirats Arabes Unis Dubai Aerospace Entreprise (DAE), de s'offrir 40 ATR 72-600, dont 20 fermes et 20 options. Une commande estimée au total à 3,3 milliards de dollars. C'est un premier contrat important pour ATR dans cette région, où le constructeur franco-italien est aujourd'hui encore peu implanté. Ce que confirme implicitement le président exécutif d'ATR, Filippo Bagnato cité dans le communiqué : "notre nouveau partenariat avec DAE va permettre d'accroître la présence de notre marque et de nos produits au Moyen-Orient, région où nous comptons poursuivre notre développement au cours des prochaines années".

Le directeur général de DAE, Khalifa Al Daboos, veut quant à lui "diversifier sa flotte et d'étendre nos activités aux avions régionaux, qui font l'objet d'une demande croissante de la part de compagnies aériennes qui développent actuellement les liaisons régionales". La société génère aujourd'hui un chiffre d'affaires annuel de près de 2 milliards de dollars et détient une flotte d'appareils d'une valeur d'environ 3,3 milliards de dollars, parmi lesquels des B737, B777, A320 et A330. Les 20 ATR 72-600 fermes seront livrés entre 2015 et 2018.

Nouvelle commande de Bangkok Airways

ATR a également engrangé une commande ferme de la part de la compagnie Bangkok Airways, qui a commandé six ATR 72-600 et deux autres en option, pour un montant de 200 millions de dollars. Bangkok Airways est un vieux client d'ATR. La compagnie, qui exploite des appareils ATR depuis une vingtaine d'années, possède actuellement une flotte de huit ATR 72-500. Le premier ATR 72-600 de la série sera livré plus tard dans l'année et permettra à Bangkok Airways d'amorcer rapidement le renouvellement de sa flotte. "Les appareils ATR représentent la solution idéale pour relier les grandes villes thaïlandaises aux différentes destinations touristiques du pays et de la région", estime d'ailleurs ATR.

La région de l'ASEAN (Malaisie, Indonésie, Singapour, Thaïlande, Vietnam, Laos, Cambodge, Philippines, Myanmar, Bruneï) est une région où le constructeur dispose d'une part de marché hégémonique, qui s'élève à 70 %. Filippo Bagnato a rappelé que Bangkok Airways avait "joué un rôle pionnier dans l'implantation des ATR en Thaïlande et dans toute l'Asie du Sud-Est".

L'Asie-Pacifique, le nouveau berceau d'ATR

ATR est fortement implanté en Asie et au Pacifique, où plus de 270 appareils volent aux couleurs d'une cinquantaine d'opérateurs sur 24 pays. "Les ATR, et notamment les ATR '-600', derniers membres de la famille, sont les avions préférés des compagnies aériennes de l'Asie-Pacifique opérant sur des réseaux de courtes distances", explique le constructeur. Depuis 2005, ce sont plus de 330 avions ATR qui ont été vendus dans la zone représentant plus de deux tiers de toutes les commandes pour des avions régionaux de moins de 90 sièges dans le monde.

Fort de sa croissance sur la région, où le nombre d'ATR en opération a doublé lors des dernières années, l'avionneur a considérablement déployé son offre de support. A ce jour, ATR dispose d'un centre de support client, d'un centre de formation de pilotes et d'un centre de pièces de rechanges à Singapour. De plus, sur l'ensemble de la région Asie-Pacifique, ATR dispose de centres de pièces de rechanges à Kuala Lumpur et à Auckland, d'un centre de support client à Bangalore et d'un bureau de représentation à Brisbane.

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Commentaires
a écrit le 09/03/2014 à 17:20 :
qui fabrique les moteurs et où?
a écrit le 07/03/2014 à 22:47 :
Beaucoup savent que les avions aile haute sont très sûrs. Très solides, peu d'entretien et beaucoup de commandes doublées. idéal pour des PVD et les riches du Golf viennent de s'apercevoir qu'ils sont une excellente affaire.
a écrit le 24/02/2014 à 11:34 :
Cet avionneur franco-italien produit essentiellement des avions à moteurs à hélices. Pour être allé à Bastia en ATR, je l'ai trouvé très sûr, surtout qu'il ne subit pas vraiment les fortes turbulences du Cap Corse. Le bruit des moteurs est quand même assez présent à certaines places et il faut réserver ces avions aux transports régionaux mais ce sont de très bons aéronefs.
a écrit le 12/02/2014 à 23:20 :
On parle toujours des Airbus mais plus rarement des ATR qui sont eux aussi un vrai succès technologique et commerciale dans un marché ou la concurrence est également féroce.
a écrit le 12/02/2014 à 13:23 :
Est ce que quelqu'un sait où (France/Italie) sont fabriqués les ATR? Merci
Réponse de le 12/02/2014 à 13:32 :
Toulouse!
Réponse de le 12/02/2014 à 14:21 :
Le fuselage et des empennages sont produits par Alenia à Pomigliano d'Arco, près de Naples en Italie. Les ailes sont assemblées par EADS Sogerma à Mérignac, près de Bordeaux dans le sud-ouest de la France. L'assemblage final, les tests et la livraison sont effectués par ATR à Saint Martin du Touch, dans la banlieue de Toulouse
source: wikipedia
Réponse de le 12/02/2014 à 17:55 :
Petite rectification: Saint Martin du Touch n'est pas dans la banlieue de Toulouse, mais à Toulouse!
Réponse de le 12/02/2014 à 20:20 :
@Jagmotiv; ne vous sentez pas agressé ! Les limites "acceptées" (lorsqu'il existe) sont le boulevard périphérique. Saint Martin (et Blagnac) se situant à l'Ouest de cette voie, il n'est pas abusif de les qualifier de "banlieue.
Réponse de le 12/02/2014 à 22:01 :
THANK you guys!
Réponse de le 25/02/2014 à 16:23 :
Comme le dit avec raison Jagmotiv, Saint Martin du Touch n'est pas dans la banlieue de Tolosa, mais fait bien partie des quartiers de Tolosa !!!

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