Bruxelles finance ses premiers programmes de défense
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Défense : les premiers projets de financement de la Commission européenne ont été lancé par le commissaire européen Thierry Breton
STEPHANE MAHE
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Défense : les premiers projets de financement de la Commission européenne ont été lancé par le commissaire européen Thierry Breton
STEPHANE MAHE
C'est un début timide ou prometteur (c'est selon). La Commission européenne a lancé lundi 16 projets industriels de défense pan-européens et trois projets technologiques de rupture. Ils vont bénéficier de 205 millions d'euros de financements à travers un Fonds pilote pour la défense EDIDP (programme européen de développement industriel de la défense) doté de 525 millions d'euros au total sur la période 2019/2020 : technologies portant sur les drones, sur le spatial (réseau de communications et technologie militaires pour satellites), sur les missiles anti-chars, sur les véhicules terrestre sans pilote et sur la cyber.
Des financements certes modestes, mais qui vont servir d'"accélérateur tout à fait important" à tous ces projets, a estimé le commissaire européen chargé du programme intérieur (Industrie, Défense, Espace...), Thierry Breton au cours d'un briefing. Ces crédits vont servir à financer des "démonstrateurs pour permettre de passer à la phase industrielle", a-t-il précisé. Cette opération pourrait être un premier pas important dans la mesure où cela peut amener les États membres de l'UE à s'approprier enfin et de façon très progressive le concept d'une Europe de la défense autonome sur le plan industriel et capacitaire.
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Sur les 19 projets, dont neuf sont des projets PESCO (Coopération structurée permanente), 24 États membres sont représentés à travers leurs entreprises (223 concernées, dont 83 PME). De nouveaux projets européens devraient être signés en fin d'année, dont le drone MALE européen Eurodrone (100 millions d'euros) et le projet de communications militaires interopérables ESSOR (37 millions d'euros). Seul bémol, le financement de ces projets a été ouvert à quatre filiales d'entreprises étrangères basées au Canada, aux États-Unis et au Japon. Cette décision semble être contradictoire par rapport à cette volonté d'autonomie de la Commission. "Ce sont quatre entreprises sur 223", qui nous ont donné toutes les garanties, a précisé Thierry Breton.